Paradoxalement, alors que le marché chinois fait rêver les investisseurs du monde entier, la consommation des ménages n’a représenté qu’un moteur auxiliaire de l’économie. À l’avenir, la croissance chinoise reposera plus sur ce moteur.
Paradoxalement, alors que le marché chinois fait rêver les investisseurs du monde entier, la consommation des ménages n’a représenté qu’un moteur auxiliaire de l’économie. À l’avenir, la croissance chinoise reposera plus sur ce moteur.
Divers incidents récents prouvent que les Chinois n’hésitent pas à utiliser des armes à rayons lasers contre les aéronefs américains et australiens, dans n’importe quel secteur du monde où ceux-là considèrent faire l’objet de recherche agressive de renseignement militaire à leur encontre.
Some recent incidents demonstrate that the Chinese do not waver to use laser beam weapons against American and Australian aircrafts, anywhere in the World when they consider being targeted by offensive military intelligence activities from others.
2019台北法案(台灣友邦國際保䕶及加強倡議法案)-一項涉及台灣的美國法
Adoptée à l’unanimité par le Congrès des États-Unis, la loi « TAIPEI Act 2019 »* est entrée en vigueur le 26 mars 2020. Elle confirme l’appui américain à Taïwan. Mais quel intérêt pour Taïwan ?
L’Organisation mondiale du commerce a souffert depuis 2018 de la défiance de Donald Trump, au point qu’on la crut menacée de disparition. L’Union européenne a pris l’initiative de restaurer sa vitalité en mars 2020. Ce type de multilatéralisme est préférable aux seuls rapports de force. Mais faut-il poursuivre dans cette voie du multilatéralisme ?
Maintenant que Mme Tsai a été réélue à la présidence de Taïwan, l’AIT, quasi ambassade américaine sur place, s’emploie à y ranimer la peur de l’ogre chinois. Les États-Unis de Trump n’ont pas oublié qu’ils sont des marchands d’armes : « Équipez-vous immédiatement pour éviter le pire ! »
Le Project 2049 Institute, fondé en janvier 2008, est un groupe de réflexion américain spécialisé sur les questions de sécurité et les politiques publiques en Asie-Pacifique. Il a pour objectif « officiel » de guider les décideurs « vers une Asie plus sûre d’ici 2049 », en publiant des «études pour des sponsors intéressés par la prévision stratégique à long terme ».
Les États-Unis espèrent enfin l’ouverture du marché taïwanais à leur viande porcine et bovine. Le 12 janvier 2020, parallèlement à la visite de Brent Christensen* à la présidente Tsai Ing-wen le lendemain de sa réélection, le président de l’AIT, James Moriarty, a organisé un Forum à Washington sur les résultats de l’élection présidentielle à Taïwan avec, entre autres, les diplomates taïwanais.
美國與台灣的利害關係
L’intérêt des États-Unis pour Taïwan n’est pas nouveau. Dès le début du XVIIIe siècle, des Européens et Américains mentionnent Taïwan, dans leurs carnets de voyage, comme riche en ressources naturelles. En 1853, un commandant de l’escadron américain des Indes orientales, Matthew Perry, avait suggéré à Washington de transformer Taïwan en territoire américain. En 1854, le premier ambassadeur américain au Japon suggère que les États-Unis rachètent1 Taïwan à la cour des Qing pour consolider leurs intérêts commerciaux en Asie. Mais Franklin Pierce, 14e président des États-Unis, considère alors que cela pourrait froisser l’empereur Qing. Aujourd’hui, Taïwan est un lieu hautement stratégique de par sa position géographique.
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN 🐁
EURASIE
Russie – Asie centrale Effets de la pandémie du coronavirus sur le flux des travailleurs migrants en Russie et sur l’économie des États d’Asie centrale, Jean Perrin, Asie21
EXTRÊME-ORIENT
Chine L’enjeu du marché intérieur, Jean Raphaël Chaponnière, Asie21
Le 6 mars 2020, l’Assemblée nationale sud-coréenne a adopté en séance plénière une loi sur la promotion de l’innovation dans les sciences et technologies de défense.
Chine : Covid-19 et démons Chine Afrique Du modèle angolais au modèle ghanéen Sao Tomé-et-Principe : l’aéroport sera agrandi Sénégal : les risques de l’export Chine Union européenne Afrique : réaction Chine – Monde : le cuivre face au Covid-19 Inde – CPLP : intérêt bien compris et partagé Japon Toilettes pour tous Timor oriental … Lire la suite
La crise du Covid-19 est devenue globale. Si la contagion marque le pas en Chine, sa propagation dans le reste du monde freinera la reprise de l’économie chinoise.
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
EXTRÊME-ORIENT
Chine – Monde L’internationalisation du Covid-19, impact sur la Chine et le monde, Jean Raphaël Chaponnière, Asie21
Taïwan – États-Unis – Chine Les États-Unis tissent leur toile pour un découplage total, Catherine Bouchet-Orphelin, Asie21
L’Indo-Pacifique (IP), un nouveau monde tiraillé entre Washington et Pékin
Cinq grands acteurs dans un théâtre pour trois stratégies
Rémi Perelman, Asie21
NB : Ce qui suit développe le sujet d’un court exposé présenté par Rémi Perelman lors du colloque organisé le 25 février 2020 par la Fondation Gabriel Péri et l’INALCO sur le thème « Mer de Chine méridionale et Indo-Pacifique : comment garantir une sécurité commune ?«
L’Indo-Pacifique est désormais le centre de la compétition géopolitique sino-américaine. On pourrait imaginer, et cela a été dit, être revenu à l’affrontement bipolaire qui a marqué la Guerre Froide avec, pour Washington, un simple changement de sparring partner. Mais l’effacement – tout relatif – des États-Unis trumpiens donnent de l’espace à des puissances moyennes. Trois d’entre elles, chacune à sa manière, pourrait trouver l’instant favorable pour affirmer ses ambitions régionales, l’Inde, l’Indonésie et l’Australie, une situation susceptible de conduire à la multipolarité.
Depuis la victoire de Tsai Ing-wen aux élections présidentielles le 11 janvier 2020, une nouvelle page s’écrit dans l’histoire de Taïwan dont le rôle sera crucial dans la prochaine phase de la guerre technologique américano-chinoise : Taïwan s’est spécialisé dans les semi-conducteurs depuis plus de 30 ans, créant ainsi une puissance industrielle dans ce domaine. Aujourd’hui, avec cette guerre de la 5G et de l’intelligence artificielle entre les deux grands, Taïwan va être obligé de choisir son camp.
Le président de la république des Kiribati, Taneti Maamau, a effectué une visite d’État en république populaire de Chine, du 4 au 11 janvier 2020, visite au cours de laquelle il a pu s’entretenir avec le Premier ministre chinois Li Kegiang et le président Xi Jiping. Si de nombreux sujets de coopération ont été abordés, étonnamment celui de l’ancienne station sol de suivi spatial chinoise n’a pas été évoqué, du moins officiellement.
Chine – Afrique Angola : du Covid-19 Djibouti : avancée Égypte – Éthiopie : médiation Golfe de Guinée : rançon Chine – Portugal – Afrique Investissement Chine – Taïwan – Sao Tomé-et-Principe Politique et paludisme Chine – Union européenne – Mauritanie Aides militaires Inde – Gabon Manganèse Timor oriental Par douzièmes Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°136/2020-02 … Lire la suite
« Reviens-t-en, soldat britannique ; reviens-t-en à Mandalay ! » (R. Kipling)
Sur fond d’immixtion américaine dans les affaires intérieures des Philippines le président Rodrigo Duterte a réagi violemment en décidant, le 11 février 2020, de mettre fin à l’« accord sur les forces hôtes » (VFA*), signé le 10 février 1998 entre les États-Unis et le gouvernement philippin, de Fidel Ramos à l’époque. A la suite d’une intention annoncée dès la fin du mois de janvier, cette décision, s’il n’y est pas revenu dessus avant le 8 juillet 2020, provoquera un véritable déficit sécuritaire régional en faveur de la Chine.