Relocalisation ou délocalisation ? Quand les entreprises étrangères quittent la Chine

Des ouvriers chinois dans une usine de fabrication de masques à Shanghai, le 31 janvier 2020. (Source : Echos)
Des ouvriers chinois dans une usine de fabrication de masques à Shanghai, le 31 janvier 2020. (Source : Echos)
Les délocalisations des entreprises américaines et japonaises s’expliquent en deux mouvements. Le premier naît de la hausse de droits de douane des États-Unis sur un certains nombre de produits made in China. Le second a été déclenché par les annonces de l’administration Trump appelant à découpler les économies chinoises et américaines. Il a été renforcé par la pandémie qui a révélé la forte dépendance de nombreuses filières aux fournitures chinoises. L’objectif de ces délocalisations est très rarement une relocalisation aux États-Unis ou au Japon de productions réalisées en Chine, mais la réorganisation des chaînes globales de production en Asie du Sud-Est, notamment en Indonésie.

Lire la suiteRelocalisation ou délocalisation ? Quand les entreprises étrangères quittent la Chine

L’Asie attend les touristes chinois

La Thaïlande, elle, avait attiré près de 40 millions de touristes en 2019. Ils seront 8 millions en 2020, soit une dégringolade de 80 %. (Source : Reuters)
La Thaïlande, elle, avait attiré près de 40 millions de touristes en 2019. Ils seront 8 millions en 2020, soit une dégringolade de 80 %. (Source : Reuters)
Le contraste interroge. D’un côté, les pays européens ouvrent leurs portes aux touristes européens. De l’autre, l’Asie, première région touchée par la pandémie avec un nombre de cas bien moins élevé qu’en Europe ou aux États-Unis, tarde à s’ouvrir aux voyageurs internationaux, y compris aux Asiatiques. Faute d’un accord régional, les pays multiplient les initiatives pour négocier des corridors de transport, des « bulles » à l’intérieur desquelles les voyageurs ne seront pas soumis aux exigences de quarantaine.

Lire la suiteL’Asie attend les touristes chinois

Comment le coronavirus détricote le « Made in Bangladesh »

La crise du coronavirus a provoqué le chômage d'un million de salariés du textile au Bangladesh. (Source : Quartz)
La crise du coronavirus a provoqué le chômage d’un million de salariés du textile au Bangladesh. (Source : Quartz).
Le Covid-19 a provoqué une crise sanitaire et un triple choc économique au Bangladesh. Le confinement a arrêté l’économie, les exportations d’habillement ont chuté, les remises des émigrés diminuent. Des millions de personnes retombent en dessous du seuil de pauvreté.

Lire la suiteComment le coronavirus détricote le « Made in Bangladesh »

« Candide » aux pays des Covid : pourquoi le coronavirus est-il plus meurtrier en Occident qu’en Asie ?

Candide spécule : "Supposons que les autorités chinoises aient caché 90 % des décès. Dans cette hypothèse improbable, le nombre de morts serait de 43 000, soit dix fois moins qu'en France, rapporté au million d'habitants. (Source : Lowy Institute)
Candide spécule : « Supposons que les autorités chinoises aient caché 90 % des décès. Dans cette hypothèse improbable, le nombre de morts serait de 43 000, soit dix fois moins qu’en France, rapporté au million d’habitants. (Source : Lowy Institute)
Politique sanitaire, climat, âge ou virulence du virus ? Pourquoi l’épidemie de Covid-19 est-elle plus meurtrière dans les pays occidentaux qu’en Asie ? La gestion de la lutte contre le coronavirus dans chaque pays peut-elle tout expliquer ? Imaginez le Candide de Voltaire revenu au XXIème siècle pour mener une enquête impartiale. Les réponses ne sont pas légions.

Lire la suite« Candide » aux pays des Covid : pourquoi le coronavirus est-il plus meurtrier en Occident qu’en Asie ?

Coronavirus : la Malaisie à la relance

Des milliers de Malaisiens de retour au travail alors que la plupart des magasins ont rouvert le 4 mai 2020. (Source : Camdencourrier)
Des milliers de Malaisiens de retour au travail alors que la plupart des magasins ont rouvert le 4 mai 2020. (Source : Camdencourrier)
La Malaisie est l’une des économies les plus ouvertes aux échanges. De fait, elle est moins affectée par les effets directs de la crise du coronavirus que par les conséquences de la pandémie sur l’économie mondiale.

Lire la suiteCoronavirus : la Malaisie à la relance

Le coronavirus rebat les cartes entre les États-Unis et la Chine

Deux effigies de Donald Trump et de Xi Jinping, masquées, dans une rue de Moscou en mars 2020. Crédit : REUTERS / Evgenia Novozhenina via RFI.
Deux effigies de Donald Trump et de Xi Jinping, masquées, dans une rue de Moscou en mars 2020. (Source : RFI)
Que se passerait-il si la Terre était envahie par des extraterrestres ? Ronald Reagan, qui avait posé la question dans un discours prononcé aux Nations Unies en 1987, avait répondu que les humains s’uniraient pour faire front. Il faisait preuve d’un grand optimisme. Aujourd’hui menacés par un ennemi commun aux origines bien terrestres, le coronavirus, les États-Unis et la Chine sont encore loin de se réconcilier. Pire : le conflit sino-américain s’aggrave. Débuté sur le front commercial, il s’est prolongé sur le front technologique et se joue désormais sur le terrain de l’idéologie.

Lire la suiteLe coronavirus rebat les cartes entre les États-Unis et la Chine

Coronavirus en Inde : un confinement total entre nationalisme, déni et manque de moyens

(Source : Institut Montaigne) L’Inde se confine pour lutter contre le coronavirus.
Pour lutter contre la pandémie de coronavirus, Le Premier ministre indien Narendra Modi a ordonné ce mardi 24 mars un confinement total de son pays, géant d’1,3 milliards d’habitants, pendant trois semaines. Une décision qui intervient alors que de nombreux États avaient déjà pris cette mesure.
Selon les sources officielles, l’Inde recense 665 cas déclarés ce 26 mars, plus qu’à Singapour. Les régions les plus touchées sont le Kerala (100 cas), le Maharashtra (101 cas) et le Karnataka (41 cas). Au total, 13 personnes sont mortes du coronavirus. Ces chiffres sous-estiment néanmoins sans doute la réalité de l’épidémie.
(Source : Covindia) Evolution du nombre de cas de coronavirus en Inde jusqu’à 25 mars
Le coronavirus n’est pas la seule épidémie à sévir en Inde. En 2019, plus de mille personnes sont mortes du virus H1N1. Le pays est parmi les plus affectés sur la planète : à son apparition en 2009, 981 personnes avaient été atteintes du H1N1 contre 27 326 dans le monde. Ce nombre a grimpé à 1 763 en 2010 avant de diminuer à 75 en 2011. Il est ensuite remonté dès 2012. Les États du Gujarat et du Rajasthan sont les plus afectés. Les maladies du cœur, les maladies pulmonaires et les diarrhées restent les principales causes de mortalité en Inde avec 9,2 millions de décès par an.

Lire la suiteCoronavirus en Inde : un confinement total entre nationalisme, déni et manque de moyens

Chine : 1346  la peste noire en route pour l’Europe

Quand Djanibeg, khan de la Horde d’Or descendant direct de Genghis khan, décide de corriger un marchand vénitien qui a insulté un prince mongol en 1342 à Tana, petit port sur le Don, personne ne peut imaginer alors que, 4 ans plus tard, cet incident changera la face du monde, entrainant la diffusion de la peste qui tuera 4 Européens sur 10 en 1 000 jours.

Lire la suiteChine : 1346  la peste noire en route pour l’Europe

Léopard de Kubilaï Khan (Le). Une histoire mondiale de la Chine (XIIIe-XXIe siècle), Timothy Brook, 2019

1346: la peste noire en route pour l’Europe

selon Le léopard de Kubilaï Khan de Timothy Brook.

Quand Djanibeg, khan de la Horde d’Or descendant direct de Genghis khan, décide de corriger un marchand vénitien qui a insulté un prince mongol en 1342 à Tana, petit port sur le Don, personne ne peut imaginer alors que, 4 ans plus tard, cet incident changera la face du monde, entrainant la diffusion de la peste qui tuera 4 Européens sur 10 en 1.000 jours.  Quand environ 7 siècles plus tard, la Chine, l’atelier du monde tousse et se met en arrêt, à cause du coronavirus inconnu il y a encore 2 mois, la santé de l’économie mondiale est atteinte d’une fièvre aux conséquences imprévisibles. La finance déteste les incertitudes et les affaires du monde sont fragiles: célérité rime avec dangerosité.

Lire la suiteLéopard de Kubilaï Khan (Le). Une histoire mondiale de la Chine (XIIIe-XXIe siècle), Timothy Brook, 2019

Coronavirus : vers un acte 1 de la démondialisation de l’économie ?

La crise du coronavirus révèle un "risque Chine" qui pourrait convaincre les entreprises de réorganiser leurs chaînes de production. (Source : National Interest)

La crise du coronavirus révèle un « risque Chine » qui pourrait convaincre les entreprises de réorganiser leurs chaînes de production. (Source : National Interest).
Par Jean-Raphaël Chaponnière, Asie21
La « mondialisation » de la crise du nouveau coronavirus menace celle de l’économie. Dans l’industrie, les secteurs high-tech sont les plus vulnérables à court terme, devant la pharmacie et l’automobile. Si la crise persiste, elle pourrait conduire les entreprises à repenser leurs stratégies de production, et notamment leur dépendance à l’égard de la Chine.
En mars 2011, l’industrie mondiale était secouée par l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima. Cet épisode avait révélé la situation de quasi-monopole de petites entreprises japonaises dans la fabrication de composants essentiels à plusieurs secteurs. La catastrophe de Fukushima avait entraîné la désorganisation de plusieurs filières de production dans toute l’Asie et au-delà. Les indices de production industrielle avaient chuté à Singapour, en Malaisie et en Thaïlande. Cette « synchronisation » avait déjà été une spécificité de la crise mondiale de 2009. Elle est la conséquence de la fragmentation des processus de production, de la gestion en flux adoptée par les Japonais dans la construction automobile (le Kanban) qui s’est généralisée, et du « modèle Dell » qui s’est diffusé dans l’industrie électronique. Quelques mois plus tard, les inondations de Bangkok avaient aussi eu des répercussions sur l’industrie informatique du monde entier : 40 % de l’assemblage de disques durs se réalisaient dans des usines situées à Bangkok.

Lire la suiteCoronavirus : vers un acte 1 de la démondialisation de l’économie ?