Chine : 1346  la peste noire en route pour l’Europe

Quand Djanibeg, khan de la Horde d’Or descendant direct de Genghis khan, décide de corriger un marchand vénitien qui a insulté un prince mongol en 1342 à Tana, petit port sur le Don, personne ne peut imaginer alors que, 4 ans plus tard, cet incident changera la face du monde, entrainant la diffusion de la peste qui tuera 4 Européens sur 10 en 1 000 jours.

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Léopard de Kubilaï Khan (Le). Une histoire mondiale de la Chine (XIIIe-XXIe siècle), Timothy Brook, 2019

1346: la peste noire en route pour l’Europe

selon Le léopard de Kubilaï Khan de Timothy Brook.

Quand Djanibeg, khan de la Horde d’Or descendant direct de Genghis khan, décide de corriger un marchand vénitien qui a insulté un prince mongol en 1342 à Tana, petit port sur le Don, personne ne peut imaginer alors que, 4 ans plus tard, cet incident changera la face du monde, entrainant la diffusion de la peste qui tuera 4 Européens sur 10 en 1.000 jours.  Quand environ 7 siècles plus tard, la Chine, l’atelier du monde tousse et se met en arrêt, à cause du coronavirus inconnu il y a encore 2 mois, la santé de l’économie mondiale est atteinte d’une fièvre aux conséquences imprévisibles. La finance déteste les incertitudes et les affaires du monde sont fragiles: célérité rime avec dangerosité.

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Coronavirus : vers un acte 1 de la démondialisation de l’économie ?

La crise du coronavirus révèle un "risque Chine" qui pourrait convaincre les entreprises de réorganiser leurs chaînes de production. (Source : National Interest)

La crise du coronavirus révèle un « risque Chine » qui pourrait convaincre les entreprises de réorganiser leurs chaînes de production. (Source : National Interest).
Par Jean-Raphaël Chaponnière, Asie21
La « mondialisation » de la crise du nouveau coronavirus menace celle de l’économie. Dans l’industrie, les secteurs high-tech sont les plus vulnérables à court terme, devant la pharmacie et l’automobile. Si la crise persiste, elle pourrait conduire les entreprises à repenser leurs stratégies de production, et notamment leur dépendance à l’égard de la Chine.
En mars 2011, l’industrie mondiale était secouée par l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima. Cet épisode avait révélé la situation de quasi-monopole de petites entreprises japonaises dans la fabrication de composants essentiels à plusieurs secteurs. La catastrophe de Fukushima avait entraîné la désorganisation de plusieurs filières de production dans toute l’Asie et au-delà. Les indices de production industrielle avaient chuté à Singapour, en Malaisie et en Thaïlande. Cette « synchronisation » avait déjà été une spécificité de la crise mondiale de 2009. Elle est la conséquence de la fragmentation des processus de production, de la gestion en flux adoptée par les Japonais dans la construction automobile (le Kanban) qui s’est généralisée, et du « modèle Dell » qui s’est diffusé dans l’industrie électronique. Quelques mois plus tard, les inondations de Bangkok avaient aussi eu des répercussions sur l’industrie informatique du monde entier : 40 % de l’assemblage de disques durs se réalisaient dans des usines situées à Bangkok.

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