Grappillages Asie21 n° 149/2021-04

Chine  Subtilités Chine – Brésil Covid-19 oblige Chine – États-Unis La voiture électrique, champ de guerre Chine – Guinée Bissau Opportunisme actif Chine – Portugal  Macao bâillonné Chine – Suisse  Durcissement Chine – Tanzanie  Insistance Corée du Sud – Indonésie  Avion de combat Inde – Russie – États-Unis  Vers un revirement ? Japon – Australie … Lire la suite

Japon – Union européenne : Les conséquences pour l’Europe du rejet des eaux contaminées de la centrale de Fukushima

Le rejet imminent par le Japon d’un million de tonnes d’eaux radioactives ayant servi à refroidir les réacteurs endommagés de la centrale de Fukushima ne sera pas sans conséquences pour les consommateurs européens en raison de l’accord de libre-échange UE*-Japon signé en juillet 2018. 

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Coronavirus : vers un acte 1 de la démondialisation de l’économie ?

La crise du coronavirus révèle un "risque Chine" qui pourrait convaincre les entreprises de réorganiser leurs chaînes de production. (Source : National Interest)

La crise du coronavirus révèle un « risque Chine » qui pourrait convaincre les entreprises de réorganiser leurs chaînes de production. (Source : National Interest).
Par Jean-Raphaël Chaponnière, Asie21
La « mondialisation » de la crise du nouveau coronavirus menace celle de l’économie. Dans l’industrie, les secteurs high-tech sont les plus vulnérables à court terme, devant la pharmacie et l’automobile. Si la crise persiste, elle pourrait conduire les entreprises à repenser leurs stratégies de production, et notamment leur dépendance à l’égard de la Chine.
En mars 2011, l’industrie mondiale était secouée par l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima. Cet épisode avait révélé la situation de quasi-monopole de petites entreprises japonaises dans la fabrication de composants essentiels à plusieurs secteurs. La catastrophe de Fukushima avait entraîné la désorganisation de plusieurs filières de production dans toute l’Asie et au-delà. Les indices de production industrielle avaient chuté à Singapour, en Malaisie et en Thaïlande. Cette « synchronisation » avait déjà été une spécificité de la crise mondiale de 2009. Elle est la conséquence de la fragmentation des processus de production, de la gestion en flux adoptée par les Japonais dans la construction automobile (le Kanban) qui s’est généralisée, et du « modèle Dell » qui s’est diffusé dans l’industrie électronique. Quelques mois plus tard, les inondations de Bangkok avaient aussi eu des répercussions sur l’industrie informatique du monde entier : 40 % de l’assemblage de disques durs se réalisaient dans des usines situées à Bangkok.

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