Fin mars 2026, la société australienne Lynas Rare Earths et son homologue sud-coréenne LS Eco Energy ont signé un accord-cadre dans le but de construire une usine de métallisation de terres rares au Vietnam. La production sera destinée à alimenter la fabrication d’aimants aux États-Unis. L’usine devrait démarrer ses activités par étapes à partir du quatrième trimestre 2026.
Corée du Sud
Grappillages Asie21 n° 204/2026-04
Australie – Mozambique – États-Unis Graphite Chine – Angola Bourse Chine – Mozambique Implantation Corée du Sud – Mozambique Nouvel intérêt Inde Meta aux ordres Indonésie Sortie du Board of Peace ? Indonésie Défense côtière Japon Choix du GCAP ? Japon – Mozambique Réhabilitation Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 204/2026-04 abonnement : https://www.asie21.com/je-mabonne/
Corée du Sud : Or noir et Ormuz. Ses dépendances énergétiques
Le conflit actuel autour du détroit d’Ormuz a mis en évidence une fragilité, jusque-là sous-estimée, de la Corée du Sud, son extrême dépendance au pétrole. Si on compare les mix énergétiques coréens et français, on constater que la Corée du Sud importe 2,5 M barils/jour (1,2 pour la France pour un PIB presque 2 fois supérieur). Plus inquiétant, 70 % du pétrole passe par le détroit d’Ormuz (10 % pour la France). La dépendance à cette voie maritime est la conséquence du choix du pays de concentrer ses achats pétroliers en Irak, au Koweït et au Qatar, là et où il n’y a pas d’autres voies d’accès aux marchés internationaux qu’Ormuz. À titre de comparaison, les principaux fournisseurs de pétrole de la France sont les États-Unis, l’Arabie saoudite (par le port de Yanbu), le Kazakhstan et la Norvège. Au-delà du pétrole – léger ou lourd, naphta (critique pour son industrie pétrochimique) – la Corée importe du Qatar de l’hélium, indispensable pour la fabrication de semi-conducteurs dont elle est un des leaders mondiaux. Là encore, une dépendance qui fragilise l’industrie du pays.
Chine – Mer de Chine de l’Est : Un vaste espace interdit de vol au nord-ouest de la mer
Du 27 mars au 6 mai 2026, la Chine a établi, en travers du passage entre la mer de Chine de l’Est et la mer du Japon, un vaste espace global d’interdiction de vols, en suivant la réglementation liée à la sécurité de l’aviation commerciale internationale mais en ne donnant aucune justification sur les raisons de cette restriction, contrairement aux usages antérieurs. Ce qui laisse perplexe tous les observateurs de l’Asie et amène à émettre de nombreuses hypothèses sur l’établissement d’un tel espace.
Corée du Sud – Japon – Philippines – Chine – États-Unis – Iran : L’Asie face au retour du Moyen-Orient dans la hiérarchie stratégique américaine
L’intervention militaire américaine en Iran ne produit pas seulement un choc moyen-oriental. Elle recompose déjà, à distance, plusieurs équilibres asiatiques. Le premier effet est économique : tension sur les routes maritimes, hausse brutale de l’énergie, perturbations logistiques et renchérissement de certains intrants critiques. Le second est stratégique : pour rassurer ses positions et ses partenaires au Moyen-Orient, Les États-Unis ont redéployé des moyens jusque-là mobilisés en Indo-Pacifique, ce qui nourrit en Asie une interrogation familière mais redevenue urgente sur la disponibilité réelle de la puissance américaine. La crise éclaire également la position chinoise. La Chine appelle à l’apaisement et tente une médiation mais son influence réelle reste limitée. Les événements produisent deux lectures opposées en Asie : un affaiblissement de la capacité américaine à couvrir plusieurs théâtres simultanément et une difficulté persistante de la Chine à structurer un ordre régional.
Corée du Sud – Japon : Comment une poussière d’îles devient un gros grain de sable
Alors que les relations Japon – Corée du Sud semblaient s’apaiser, un vieux conflit surgi du passé refait surface. Deux îlots de 0,2 km2 situés à équidistance entre la préfecture de Shimane au Japon et la côte est de la Corée du Sud sont l’objet d’un contentieux territorial. Les deux îlots en question appelés « Dokdo » en Corée du Sud, « Takeshima » au Japon et « rochers Liancourt » dans les chancelleries – du nom du bateau français qui les a découverts – font l’objet d’un contentieux ancien. Il vient de ressurgir à l’occasion de l’organisation de manœuvres militaires conjointes États-Unis, Japon, Corée du Sud initialement planifiées pendant le Takeshima Day.
Grappillages Asie21 n° 202/2026-02
Asie – Brésil Choix significatifs Le président brésilien « Lula » da Silva a particulièrement privilégié […] Chine : Quel usage ? Chine – Japon Désinformation Chine – Japon Mobilisation La Première ministre japonaise Takaichi Sanae est en passe de réussir la gageure de créer une agence de renseignement qui (…) Chine – Mali Explosifs Chine – … Lire la suite
Corée du Sud – États-Unis : Comment l’affaire Coupang a – ou aurait – soudainement détérioré les relations entre la Corée du Sud et les États-Unis
Les relations entre les États-Unis et la Corée du Sud ont été fortement chahutées dans les derniers mois. De mauvaises, fin septembre lorsque les États-Unis ont annoncé qu’ils exigeaient entre autres 200 Mds US$ en cash pour limiter les droits de douane sur les produits coréens, elles sont devenues meilleures fin octobre lors de la rencontre Trump – Lee. La perspective offerte par les américains d’aider la Corée du Sud à se doter d’un sous-marin à propulsion nucléaire a rapproché les deux pays. Enfin, l’engagement sud-coréen à investir plus dans sa défense et la reconnaissance par les États Unis de sa position stratégique1 ont fait passer le pays au rang de meilleur allié dans la région. Mais un sujet apparemment mineur, l’affaire Coupang, semble avoir brutalement assombri ces relations.
Corée du Sud : Le KF-21 « Boramae » vitrine d’une autonomie accélérée mais contrainte par ses dépendances
La DAPA a officialisé, mi-janvier 2025, l’achèvement de la campagne d’essais en vol du KF-21, totalisant plus de 1 600 sorties « sans incident », un jalon industriel et politique majeur pour Séoul. Au-delà du succès technique, l’enjeu central reste celui d’une autonomie stratégique « réelle » : la Corée du Sud maîtrise désormais la cellule, une partie croissante des capteurs (radar AESA, optronique) et l’architecture système, mais demeure dépendante de moteurs et d’autorisations d’exportation liées à des composants étrangers. Dans un contexte où les marchés s’ouvrent (Europe centrale, Asie du Sud-Est) et où l’Indonésie tente de renégocier son retour, le KF-21 devient un objet géopolitique : instrument de souveraineté, produit d’export, et marqueur de la montée en gamme de l’industrie sud-coréenne.
Corée du Sud : L’industrie spatiale en Corée du Sud, une longue quête vers l’autonomie stratégique
En un demi-siècle, la Corée du Sud a bâti patiemment une industrie spatiale complète, au prix de fortes contraintes politiques, technologiques et géostratégiques. Longtemps freinée par les accords de limitation imposés par Washington et par une dépendance à l’expertise étrangère, Séoul est aujourd’hui entrée dans le cercle restreint des nations capables d’accéder de manière autonome à l’espace. Le succès du lanceur Nuri et la montée en puissance d’acteurs industriels comme Hanwha ou KAI illustrent cette quête d’indépendance, désormais structurée par une agence spatiale dédiée et une feuille de route ambitieuse. Pour le gouvernement de la Corée du Sud, l’espace n’est pas un marché, mais un instrument clé de souveraineté et de sécurité nationale.
Corée du Sud – États-Unis : De la ligne Acheson à la chaîne des premières îles : les conséquences pour la Corée du Sud
La Maison Blanche a publié sa nouvelle version de la stratégie de sécurité nationale américaine.
Corée du Sud – États-Unis : Une évolution stratégique ? Comment une carte inversée est en train de changer le regard des États-Unis sur la Corée du Sud
Depuis la rencontre à Gyeongju entre les présidents Trump et Lee, les choses évoluent et la Corée du Sud apparaît de plus en plus comme un allié majeur des États Unis face à la menace chinoise.
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 200/2025-12 sommaire
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
ASIE DE L’EST
Corée du Sud Poursuite du procès de la présidence Yoon, Jean-Yves Colin, Asie21
Corée du Sud – Chine Une tentative de rééquilibrage mis sous tension par la crise Pékin-Tokyo, Arnaud Leveau, Asie21
Corée du Sud – États-Unis : Une négociation sur les tarifs douaniers un peu particulière
Dans l’accord entre les États-Unis et la Corée du Sud sur les tarifs douaniers, cette dernière a fait apparemment l’objet d’un traitement spécial. C’est le seul pays qui doit verser sa contribution aux États-Unis en numéraire.
Corée du Sud – Chine : Pression rouge en mer Jaune
Entre 2018 et 2024, la Chine a installé en mer Jaune, dans la zone contestée de la PMZ*, trois plateformes réputées à vocation piscicole, et treize bouées solaires d’observation. Ces installations, déployées sans notification préalable dans une zone maritime partagée entre Pékin et Séoul, suscite l’inquiétude coréenne quant aux intentions chinoises et à leur possible double usage. La tension est montée d’un cran en février 2025, lorsque que les bâtiments coréens envoyés pour les observer ont été repoussés par des garde-côtes chinois. Elle s’est encore accrue en mai dernier, quand la Chine a déclaré unilatéralement trois zones d’interdiction de navigation dans la PMZ*, en raison d’un exercice militaire. La pression chinoise s’applique ici par la tactique éprouvée du fait accompli, avec pour objectif probable de renforcer sa souveraineté sur la zone contestée.
Corée du Sud : Signaux ambigus d’un rééquilibrage stratégique
Depuis l’élection de Lee Jae-myung en juin 2025, plusieurs occasions manquées sur la scène internationale interrogent les partenaires occidentaux de la Corée du Sud.
Corée du Sud – États-Unis – Taïwan : Sourde oreille coréenne à l’appel américain ?
L’Atlantic Council * recommande à la Corée du Sud d’augmenter son implication dans les questions de sécurité du détroit de Taïwan et donc de ne plus se limiter à la mission de dissuasion des troupes américaines stationnées en Corée du Sud face à la Corée du Nord.
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 196/2025-07&08 sommaire
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
ASIE DE L’EST
Corée du Sud – Taïwan – États-Unis Sourde oreille coréenne à l’appel américain ? Catherine Bouchet-Orphelin, Asie21
Encadré 1 : Réserves de la Corée du Sud concernant son implication dans un conflit régional
Encadré 2 : La Chine invite le président Lee Jae-myung à la grande cérémonie de septembre
Japon – Royaume-Uni – Taïwan Au nom du droit de la mer, ils ont franchi le détroit, Daniel Schaeffer
Encadré 1 Les précédents japonais
Encadré 2 Les précédents britanniques
Encadré 3 Extraits pertinents de l’article 7 de la CNUDM : lignes de base droites
Mongolie – Asie centrale Ouverture régionale au Dialogue d’Oulan-Bator 2025, Arnaud Leveau, Asie21
Taïwan Exercice Han Kuang 2025 : montée en gamme face à la pression chinoise, Philippe Deponcelle, Asie21
Corée du Sud : Discrétion remarquée au Dialogue de Shangri-La 2025
L’absence du ministre sud-coréen de la Défense au Dialogue de Shangri-La 2025 (30 mai – 1er juin) marque une rupture discrète mais notable dans la participation traditionnelle du pays à ce forum sur la sécurité en Asie. Depuis 2004, la Corée du Sud y participait au plus haut niveau. La Corée du Sud a été également absente des plans du secrétaire américain à la Défense concernant les entretiens bilatéraux, trilatéraux et multilatéraux en marge du forum annuel, Séoul ayant dépêché le vice-ministre à la politique de défense, Cho Chang-rae, au lieu du ministre de la Défense par intérim, Kim Sun-ho.
Nouvelle-Zélande : Virage stratégique
La Nouvelle-Zélande amorce un virage stratégique dans sa politique étrangère, adoptant une posture plus affirmée face à la Chine, et marquée par un renforcement de ses alliances sécuritaires. Ce réalignement s’illustre notamment par une participation croissante aux exercices de liberté de navigation, des accords bilatéraux militaires et des discussions ouvertes sur une éventuelle participation au pilier 2 de l’Aukus (axé sur les technologies avancées non nucléaires). Cette évolution marque une rupture avec la tradition néo-zélandaise de neutralité relative, suscitant des interrogations au niveau régional.