C’est peu dire que l’opération américaine au Venezuela a pris l’Asie du Sud-Est par surprise. Le 3 janvier 2026 au soir, les capitales sud-est asiatiques étaient sous le choc, réalisant rapidement et la régression de politique internationale qu’elle incarnait, et les risques qu’elle débloquait dans une zone où les désaccords frontaliers, les ambitions de puissance et les légitimités électorales douteuses se télescopent ouvertement. Pour les État sud-est asiatiques confrontés à des points de tensions tels que la mer de Chine méridionale, le détroit de Taïwan, voire la péninsule coréenne, le problème réside moins dans le cas du Venezuela lui-même que dans le précédent créé par l’intervention militaire américaine. Au-delà de l’affaiblissement d’un ordre international basé sur des règles de droit, au-delà des inquiétudes « profondes et sérieuses » sur le respect de la souveraineté, l’ombre d’un mode opératoire prédateur désinhibé se profile. Un mode qui va mettre les relations entre la Chine et l’Asie du Sud-Est sous pression. À terme toutefois, il semble que cette opération aura un coût pour une puissance américaine qui convainc moins dans la région.
Grappillages Asie21 n° 208/2026-09
BRICS+ – Iran Approche Chine – États-Unis Arme de guerre Chine – Madagascar Nouvel enjeu militaire Chine – Monde Inquiétant confinement Chine – Occident De corridor en corridor Japon – Corée du Sud – Brésil À qui vendre sa viande Japon – États-Unis Défense du yen Extrait Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 208/2026-09 Abonnement en ligne … Lire la suite