
Test PISA : les étranges variations de la note de la Chine


Européens et Américains considèrent habituellement comme étrange le comportement qui consiste à nouer des relations durables et confiantes avec des partenaires entre lesquels règne une rivalité manifeste (« qui n’est pas avec moi est contre moi »). Aussi sont-ils étonnés d’apprendre qu’il n’en va pas toujours de même dans la sphère asiatique. Une brève revue de l’ambivalence – mot ici dépourvu de sa valeur fréquemment péjorative – a été publiée récemment1. Ici, deux exemples, Singapour et Thaïlande, illustrent le souci d’équilibre que les pays d’Asie du Sud-Est tiennent à conserver dans leur coopération de défense entre les deux grandes puissances.
歐美國家總認為,要保持長期結盟而又相互信賴,對於相互競爭的國家 而言,是不可思議的事,但是,在亞洲卻並非如此。東南亞國家的國防軍備,同時和中美兩個大國合作,以達到其維持平衡的目的。新加坡與泰國即為兩個實例。
Europeans and Americans regard as strange the behavior of building long-lasting and trusting relationships with partners between whom there is a clear rivalry (« who is not with me is against me »). So they are surprised to learn that it is not always the same in the Asian sphere. A brief review of ambivalence – a word here devoid of its frequently pejorative value – has been published recently *. Here, two examples, Singapore and Thailand, illustrate the balance that the Southeast Asian countries want to maintain in their defense cooperation between the two great powers.
Une série d’événements, sans coordinations vraiment apparentes les uns avec les autres, amènent à penser que, dans la crise de la mer de Chine méridionale, la Russie pourrait être l’agent susceptible de favoriser en arrière scène la cristallisation d’une situation potentiellement détonante.
A series of events, appearing without obvious bounds with each other, may lead to think that, in the present crisis of the South China Sea, Russia may indirectly become the agent who behind the scene could help to partly freeze a potentially explosive situation.
DOSSIER SPÉCIAL INDO-PACIFIQUE acheter le numéro Préambule Catherine Bouchet-Orphelin, Asie21 Indo-Pacifique Entre deux puissances, Rémi Perelman, Asie21 Portrait d’un monde tiraillé entre Washington et Pékin L’Inde Sri Lanka L’ASEAN L’Indonésie La Malaisie Le Vietnam Les Philippines La Birmanie La péninsule coréenne Le Japon Le Golfe Dans l’océan Indien L’Australie Les petits États insulaires du … Lire la suite
Kuo Tai-ming, le patron de Foxconn, a quitté le Kuomintang, ce qui lui permettait de rester dans la course aux élections présidentielles de manière indépendante. Il avait été battu lors des primaires du Parti par Han Kuo-yu.
2019年9月13日,郭台銘宣布退出國民黨,如此一來他就可以用獨立參選人的身份,角逐中華民國總統大位。當大家都認為他會以第三勢力出現時,2019年9月16日深夜,他又宣佈不再角逐2020年一月的總統大選,此舉令全台灣震驚!
L’affaire prend des proportions qui n’apparaissaient pas à ses débuts.
The clash takes on proportions that did not appear initially.
El asunto adquiere proporciones que no aparecieron en sus principios.
O caso toma dimensões que no apareciam no começo.
FAITS
C’est pour écarter des risques de cybersécurité avérés, et potentiellement désastreux, que le Congrès des États-Unis a adopté, en 2018, une loi écartant les entreprises chinoises du marché informatique fédéral, le premier au monde. Plutôt que de rechercher un compromis, la société Huawei, à tout le moins encouragée par le gouvernement chinois, a engagé le fer avec le gouvernement américain. Ce combat absurde a été perdu aussitôt qu’engagé. Il ne reste plus aux matériels informatiques chinois que des marchés de second rang.
With a view to address effective and potentially lethal cyber-security risks, the US Congress passed a law meant to ban Chinese companies from the federal market, the first in the world. Rather than compromise, Huawei, supported at least by the Chinese Government, started a duel with the US Government. The fight was a nonsense, lost as soon as engaged. The Chinese computing is left with second class markets.
Si la base aéronavale de Diego Garcia devait, à terme, être fermée comme conséquence du retour de l’archipel des Chagos à la souveraineté de la république de Maurice, les États-Unis devraient rechercher une position leur permettant de rester présents dans l’océan Indien face aux visées chinoises. Différentes raisons s’opposent a priori à une installation de repli dans l’une des îles australiennes des Cocos (Keeling).
If the Naval Air Station of Diego Garcia were eventually to be closed as a result of the return of the Chagos Archipelago to the sovereignty of the Republic of Mauritius, the United States should seek a position to remain in the ocean Indian face Chinese targets. There are a number of reasons to oppose a fallback installation in one of the Australian islands of Cocos (Keeling).
Au cours de mars 2019 et début avril 2018, en mers de Chine de l’Est et du Sud, autour de Taiwan aussi, un certain nombre d’activités militaires, américaines, chinoises, japonaises, taiwanaises, inquiètent en raison des caractères de vigoureux défis que les uns et les autres se lancent. Cependant, aussi préoccupantes que paraissent être les tensions générées, elles n’ont pas pour autant entraîné d’incidents armés. Même si chacun continue à se toiser, l’heure reste encore à la retenue.
During March and the beginning of April 2019, in the East and South China seas, around Taiwan, a certain number of American, Chinese, Japanese, Taiwanese military activities are raising concern because of the aspects of the vigorous challenges that the different parties are holding up towards each other. Yet, however preoccupying the tensions generated from such activities, they did not derive into any armed clashes. Even if each one continues to show defying attitudes, for the time being everyone seems to opt for restraint.
Asie Règne du conteneur
Pendant les premières années qui ont suivi leur lancement, les Singapouriens sont restés discrets sur les Routes de la soie. Jusqu’en 2017, le Premier ministre Lee Hsien Loong qui n’a pas participé au premier grand sommet réuni en son nom (Pékin, mai 2017), ne s’est pas prononcé à son sujet sans que l’on sache s’il s’agissait d’inquiétude (d’être contournés), d’analyse (des opportunités) ou de calcul des risques. Ce qui est sûr est que ses équipes travaillaient activement à définir une position. 2018 marque une claire rupture : après avoir rencontré à plusieurs reprises le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Keqiang, Lee Hsien Loong dévoile ses cartes et intentions. Singapour prétend au rang de hub financier régional pour la BRI en Asie du Sud-Est. Il apporte au projet de Xi Jinping une caution nécessaire – et appréciée – après les déboires dénoncés par le Premier ministre de Malaisie, Mahathir.
新加坡對中國發起的絲綢之路,最初似乎興趣不大,甚至一直到2017年5月,"一帶一路"首屆高峯會在北京舉行時,李顯龍總理都沒有參加,他對這個主題,噤口不言,是因為心存顧忌,還是在分析機遇,或是在計算風險,沒有人知道他究竟怎麼想。但是可以確定的,乃是他的團隊已積極的在筹劃,新加坡未未究竟要採取什麽立場?2018年,新加坡的態度已與過去截然不同,在與習近平主席及李克強總理多次會談後,李顕龍終於亮出底牌,展示企圖,此即新加坡打算成為"一帶一路"在東南亞地區的金融中心 。當習近平對馬來西亞縂理馬哈蒂的表現,頗為失望時,李顯龍的適時表態,及提供必要的擔保,當然獲得激賞。
par le général [2s] Daniel Schaeffer, Asie21
Note préalable : À la lumière des événements relatifs aux négociations en cours sur un code de conduite des parties en mer de Chine du Sud, cet article est la version profondément remaniée et mise à jour de plusieurs autres de l’auteur, sur le même sujet, déjà parus sur divers supports, dont avant tout les publications d’Asie21 (www.asie21.com), mais aussi diploweb.com et Asie Pacifique News[1].
Depuis l’incident naval survenu le 30 septembre 2018 entre une frégate américaine, l’USS Decatur et un navire lance-missile chinois, le Lanzhou, dans le secteur des rochers South Johnson et Gaven, occupés, aménagés et militarisés par les Chinois dans les Spratleys, la période écoulée depuis la date de l’incident se caractérise par des invectives, des menaces réciproques d’amplification d’actes agressifs. Mais en même temps s’affichent des velléités de dialogue afin de tenter de circonscrire les risques d’escalades armées.
L’influence, réelle ou supposée, de la Chine dans les pays où ses sociétés investissent ou s’implantent est devenu un sujet électoral majeur dans de nombreux pays. Australie, Malaisie, Kirghizistan, Burkina Faso etc., les exemples se multiplient. Si certains s’emparent de façon opportuniste du sujet, il n’en demeure pas moins que les conséquences sont loin d’être négligeables pour Pékin.
Pékin considère que le navire britannique de transport de chalands de débarquement (TCD) HMS Albion, en provenance du Japon et en route vers Ho Chi Minh Ville, au Vietnam, a violé la mer territoriale chinoise en transitant à proximité des îles Paracels le 31 août 2018. En lançant la polémique sur une réalité non avérée, les Chinois procèdent à un chantage qui vise à inciter les Britanniques à abandonner leur soutien aux opérations internationales de défense de la liberté de la navigation en mer de Chine du Sud.
Peking considers that the British amphibious transport dock HMS Albion, coming from Japan and on her way to Ho Chi Minh City, in Vietnam, violated the Chinese territorial sea when transiting in the vicinity of the Paracels islands on the 31rst of August 2018. By launching a controversy about an unproved reality the Chinese are resorting to a kind of blackmail the purpose of which being to entice the British to give up their support to the international operations of defense of freedom of navigation in the South China Sea.
Depuis son élection en mai 2018, Mahathir, le nouveau premier ministre malaisien, a multiplié les attaques contre les projets chinois. Alors qu’il avait déjà remis en cause et gelé un certain nombre de grands projets chinois en Malaisie, notamment ferroviaires, signés par son prédécesseur, et s’était rendu au Japon pour sa première visite officielle, ses dernières déclarations sur le projet Forest City viennent enfoncer le clou.
Since his election in May 2018, Mahathir, the new Malaysian prime minister, has regularly criticized and targeted Chinese projects. While he had already questioned and frozen a number of major Chinese projects in Malaysia, including railways, signed by his predecessor, and had traveled to Japan for his first official visit, his latest statements on the Forest City project increase even more the pressure on Chinese projects.
Le 2 août 2018, lors de la déclaration d’ouverture de la 51e réunion des ministres des Affaires étrangères des dix pays de l’ASEAN (MAE ASEAN) et de la Chine, à Singapour, a été annoncée l’adoption d’une ébauche commune unique de code de conduite des parties (COC) en mer de Chine du Sud. Cet événement a été salué comme un débouché majeur vers les négociations à venir. Mais tant que la Chine maintiendra le tracé en neuf traits pour délimiter ses prétentions en mer de Chine du Sud, les dix pays de l’ASEAN vont finalement négocier avec Pékin le système des sanctions qui s’appliqueront contre eux dès lors que, bien qu’opérant dans leurs propres zones économiques exclusives (ZEE), ils exerceront leurs activités dans la « langue de buffle ». Parce qu’ils seront ainsi considérés par la Chine comme contrevenant au COC.