🐁. 1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN 🐃
EXTRÊME-ORIENT
Chine Le pari de la civilisation écologique de Xi Jinping, Maurice Rossin, Asie21
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Chine Le pari de la civilisation écologique de Xi Jinping, Maurice Rossin, Asie21
Chine Mise à profit de Macao pour le Davos chinois Chine – Angola L’aéroport de Luanda, enfin ! Chine – Cap Vert Fierté Chine – Golfe de Guinée Toujours le piratage Chine – Brésil Un jeu dangereux Chine – France BYD en flèche Chine – Macao – Cap-Vert Tribulations d’un Chinois de Macao Cambodge – … Lire la suite
Dimanche 15 novembre dernier, 15 pays d’Asie et d’Océanie ont signé l’accord de Partenariat régional économique global (Regional Comprehensive Economic Partnership – RCEP, agreement), lors de la clôture du sommet virtuel de l’ANASE (Association des nations d’Asie du Sud-Est, en anglais ASEAN-Association of Southeast Asian Nations).
On Sunday November 15, fifteen countries in Asia and Oceania signed the Regional Comprehensive Economic Partnership (RECP) agreement, during the closing of the virtual summit of ASEAN (Association of Southeast Asian Nations).
Chine – Afrique Angola : renouveau La Chine vient d’annoncer officiellement qu’elle acceptait de restructurer la dette angolaise à son égard. Pékin se prépare […] Angola : dette Guinée équatoriale : satellite Guinée équatoriale – Corée du Nord : stagiaires Mozambique – Russie : chasseurs russes et non chinois Chine – … Lire la suite
L’Union européenne (UE) a sanctionné le Cambodge pour non respect des droits de l’homme. Elle a suspendu l’accord d’accès préférentiel au marché européen dont bénéficiait le Cambodge. On peut douter que cette sanction améliorera le respect des doits de l’homme par Hun Sen qui dirige le pays en dictateur depuis 2018 mais elle incitera l’Union européenne à être plus vigilante sur le régime politique de ses partenaires commerciaux.
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Chine Comment nourrir la Chine demain ? Maurice Rossin, Asie21
Encadré 1 Données de base en volume sur les agricultures de Chine, États-Unis, Brésil et Russie
La crise du Coronavirus a bien atteint le Cambodge mais pas de la façon dont les observateurs l’attendaient : s’il y a bien eu quelques cas, le Cambodge a remarquablement bien résisté à l’épidémie sanitaire. Les dégâts sont à compter ailleurs : dans la dégradation de l’économie qui incite les autorités à compter encore plus sur une dynamique chinoise qui les maintient hors flot. La lente transformation du royaume en province chinoise se poursuit.

L’épidémie et la crise économique provoquent une contraction du commerce mondiale et ralentiront la dynamique des échanges de biens et services pendant plusieurs années.
Activités navales :
Saisissant la fenêtre d’opportunité qu’offre la sidération provoquée par la crise du coronavirus dans le monde, la Chine profite de cet avantage pour accentuer ses activités destinées à renforcer sa domination en mers de Chine de l’Est, du Sud et dans toute la périphérie maritime de Taïwan. Mais c’est sans compter la capacité de résilience américaine.
Taking advantage of the opportunity of the amazement caused by the coronavirus crisis in the World, China increases its activities in order to reinforce its domination in the East and South China seas and all around Taïwan. But that was without taking into account the US capacity of resilience.
La Commission du Mékong a 25 ans. Elle est la lointaine héritière du Comité international pour l’aménagement du bassin inférieur du Mékong, conçu en 1957 comme un élément de la stratégie américaine dans la péninsule indochinoise. Se consacrant à la surveillance environnementale du bassin, elle coexiste aujourd’hui avec un second mécanisme, à visée économique, ainsi que trois programmes de coopération menés respectivement par la Chine, le Japon et les États-Unis.
Au nord-ouest des États de Sarawak et de Sabah, la Malaisie exploite deux sites pétroliers et procède à des explorations sismiques sur trois autres, dont deux situés au-delà de sa zone économique exclusive (ZEE). De ce fait, elle outrepasse dans ce secteur ses droits légitimes en même temps qu’elle y néglige l’accord passé en 2009 avec le Vietnam sur cette partie de haute mer. La Chine, de son côté, toujours dans son concept de refus aux autres États riverains de la mer de Chine du Sud d’exploiter pleinement leurs ZEE, se livre à des actions de harcèlement paranaval sur ces cinq sites contre les compagnies pétrolières.
L’Union européenne, au nom de ses principes, annule les préférences tarifaires qu’elle consentait au Cambodge parce que ce pays est une dictature depuis 35 ans. Elle s’en aperçoit un peu tard ! La Chine a saisi cette opportunité pour renforcer à son grand profit sa collaboration avec le Cambodge. L’Europe semble un peu naïve, voire hypocrite. Elle se contente de sanctionner.
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EXTRÊME-ORIENT
Chine – Monde L’internationalisation du Covid-19, impact sur la Chine et le monde, Jean Raphaël Chaponnière, Asie21
Taïwan – États-Unis – Chine Les États-Unis tissent leur toile pour un découplage total, Catherine Bouchet-Orphelin, Asie21
L’Indo-Pacifique (IP), un nouveau monde tiraillé entre Washington et Pékin
Cinq grands acteurs dans un théâtre pour trois stratégies
Rémi Perelman, Asie21
NB : Ce qui suit développe le sujet d’un court exposé présenté par Rémi Perelman lors du colloque organisé le 25 février 2020 par la Fondation Gabriel Péri et l’INALCO sur le thème « Mer de Chine méridionale et Indo-Pacifique : comment garantir une sécurité commune ?«
L’Indo-Pacifique est désormais le centre de la compétition géopolitique sino-américaine. On pourrait imaginer, et cela a été dit, être revenu à l’affrontement bipolaire qui a marqué la Guerre Froide avec, pour Washington, un simple changement de sparring partner. Mais l’effacement – tout relatif – des États-Unis trumpiens donnent de l’espace à des puissances moyennes. Trois d’entre elles, chacune à sa manière, pourrait trouver l’instant favorable pour affirmer ses ambitions régionales, l’Inde, l’Indonésie et l’Australie, une situation susceptible de conduire à la multipolarité.
La nouvelle maladie à Coronavirus appelée désormais COVID-19 (après avoir été appelée « Pneumonie de Wuhan » et SARS-CoV-2 a touché plus de 150 000 personnes dans plus de 100 pays dans le monde et entraîné la mort de plus de 5 000 personnes. Dépassé au départ par les critiques internes des habitants du pays, le Parti communiste chinois a décidé de contre-attaquer en ciblant son meilleur ennemi et son bouc-émissaire multi-fonction : l’Occident à la fois accusé d’avoir créé le virus et moqué pour son incapacité à y faire face.
L’Asia Reassurance Initiative Act (ARIA, où reassurance se traduit ici par « engagement ») est une loi votée par le Congrès américain et mise récemment en application. Avec un souci méritoire de précision, elle manifeste l’adoption par le législateur du concept récent d’Indo-Pacifique. Son application par l’exécutif dépendra des différentes administrations qui se succèderont à la Maison-Blanche. Celle de Donald Trump, pourtant signataire ne donne cependant pas le bon exemple.
Peu de pays de la région ont une attitude tranchée à l’égard des deux grandes puissances. Les raisons sont nombreuses et ne sont pas toujours explicitées, par prudence d’une part, par difficulté de démêler intérêts et risques dans les deux domaines qui comptent aujourd’hui, l’économie et la politique. La succession des gouvernements dans les pays à régime démocratique font varier les sympathies. Certains, comme l’Indonésie, font ouvertement appel à l’aide des deux camps, la proximité géographique de la Chine dans la région conduit d’autres soit à se méfier du voisin, comme l’Inde, soit à s’y livrer, comme le Cambodge… Chaque pays a son histoire et ses projets. Ce qui suit n’est qu’une esquisse très sommaire de la diversité des situations.
La Chine fait l’apprentissage de son rôle de banquier du Sud.
China advances in its learning curve as a creditor.