Le 15 octobre 2020, les Philippines ont pris la décision, annoncée comme ayant été prise unilatéralement, de lever les moratoires que les gouvernements successifs Aquino III et Duterte ont imposé, au motif de « force majeure », sur les activités d’exploration – exploitation des hydrocarbures sur cinq lots (blocks) en leur zone économique exclusive (ZEE). Apparemment, si d’un côté la décision a été prise parce que les besoins philippins en énergie deviennent cruciaux, de l’autre côté il s’agit d’abord de favoriser une possibilité de coopération avec la Chine sur les lots que conteste Pékin à Manille en raison de ses prétentions territoriales maritimes en mer de Chine du Sud.
Philippines
Asie : Signature du plus gros accord de libre-échange du monde
Dimanche 15 novembre dernier, 15 pays d’Asie et d’Océanie ont signé l’accord de Partenariat régional économique global (Regional Comprehensive Economic Partnership – RCEP, agreement), lors de la clôture du sommet virtuel de l’ANASE (Association des nations d’Asie du Sud-Est, en anglais ASEAN-Association of Southeast Asian Nations).
On Sunday November 15, fifteen countries in Asia and Oceania signed the Regional Comprehensive Economic Partnership (RECP) agreement, during the closing of the virtual summit of ASEAN (Association of Southeast Asian Nations).
Grappillages Asie21 n° 143/2020-10
Chine – Afrique Angola : renouveau La Chine vient d’annoncer officiellement qu’elle acceptait de restructurer la dette angolaise à son égard. Pékin se prépare […] Angola : dette Guinée équatoriale : satellite Guinée équatoriale – Corée du Nord : stagiaires Mozambique – Russie : chasseurs russes et non chinois Chine – … Lire la suite
Mer de Chine du Sud – Allemagne – France – Royaume uni : Une position responsable, mais très mesurée, des « 3 Big » européens face à la Chine
La note verbale commune adressée à l’ONU le 16 septembre 2020 par l’Allemagne, la France et le Royaume uni, pour défendre l’intégrité du droit de la mer en mer de Chine du Sud, a été saluée par la presse du monde libre comme un acte de courage des trois grands européens face au refus insistant de Pékin de se conformer au dit droit dans l’espace marin concerné. Cet élan d’enthousiasme a malheureusement conduit à une interprétation partiellement erronée de l’initiative européenne.
The verbal note conveyed to the United Nations on September 2020 the 16th by Germany, France, and the United Kingdom, in order to defend the integrity of the law of the Sea in the South China Sea, has been hailed by the free world’s press as an act of courage from the part of the three European bigs in front of Peking insistent refusal to abide by that law over the concerned area. That burst of enthusiasm has unfortunately lead to a partially distorted interpretation of the European initiative.
Japon : Première exportation de matériel militaire
Après plusieurs essais infructueux, le Japon a réussi à obtenir son premier contrat d’exportation de matériel de défense le 28 août 2020 avec les Philippines.
Chine – États-Unis : Tensions autour d’un câble sous-marin
Le 17 juin 2020, l’administration américaine a demandé à la commission fédérale des communications1, d’arrêter la construction du 1er câble Internet sous-marin reliant directement les États-Unis à Hong-Kong.
On June 17th, the American administration asked the Federal Communications Commission1 to stop the construction of the first submarine internet cable connecting the United States directly to Hong Kong.
Philippines : Une relation toujours compliquée avec les États-Unis
Après avoir annoncé, début février 2020, l’abrogation de l’Accord sur les forces hôtes (VFA*), accord qui organise depuis 1998 la coopération militaire entre les Philippines et les États-Unis, le président Duterte a surpris ses interlocuteurs par une volte-face inattendue le 2 juin 2020. Cet accord est central dans le déploiement de puissance américaine dans la région.
Coronavirus aux Philippines : ce qui paralyse la lutte contre la pandémie

Dommages de guerre : la Chine doit réparation
Par le général (2s) Daniel Schaeffer, membre du groupe de réflexion Asie21
24 avril 2020
(Reproduction intégrale par tout média intéressé,
autorisée avec prière de mentionner la source)
Autant il apparaît inconcevable d’accuser la Chine d’avoir sciemment déclenché la guerre biologique toujours en cours, autant est-il, au contraire, tout à fait concevable qu’elle l’ait provoquée accidentellement, en laissant échapper le virus du laboratoire P4 de Wuhan. Ce que nie farouchement le professeur Yuan Zhiming, directeur des lieux. Mais, aussi respectable que soit ce scientifique, aussi sincères que puissent paraître ses déclarations, la propagande chinoise a tant de fois depuis le début de la crise essayé de faire porter le chapeau à d’autres Etats, dont les Etats-Unis, voire l’Italie, tant de fois menti sur le nombre de victimes du pays, tout comme ses autorités scientifiques ont caché le fond de leurs recherches in situ, que l’on ne peut pas empêcher le doute de s’installer.
Mer de Chine du Sud – Malaisie – Chine – Vietnam : Quand la Malaisie outrepasse ses droits
Au nord-ouest des États de Sarawak et de Sabah, la Malaisie exploite deux sites pétroliers et procède à des explorations sismiques sur trois autres, dont deux situés au-delà de sa zone économique exclusive (ZEE). De ce fait, elle outrepasse dans ce secteur ses droits légitimes en même temps qu’elle y néglige l’accord passé en 2009 avec le Vietnam sur cette partie de haute mer. La Chine, de son côté, toujours dans son concept de refus aux autres États riverains de la mer de Chine du Sud d’exploiter pleinement leurs ZEE, se livre à des actions de harcèlement paranaval sur ces cinq sites contre les compagnies pétrolières.
Mer de Chine du Sud et futur code de conduite : champ libre à la prédation chinoise
(Reproduction intégrale par tout média intéressé, autorisée avec prière de mentionner la source)
Sécurité en Asie du Sud-Est : la trahison Duterte
Sur fond d’immixtion américaine dans les affaires intérieures des Philippines le président Rodrigo Duterte a réagi violemment en décidant, le 11 février 2020, de mettre fin à l’« accord sur les forces hôtes » (VFA*), signé le 10 février 1998 entre les États-Unis et le gouvernement philippin, de Fidel Ramos à l’époque. A la suite d’une intention annoncée dès la fin du mois de janvier, cette décision, s’il n’y est pas revenu dessus avant le 8 juillet 2020, provoquera un véritable déficit sécuritaire régional en faveur de la Chine.
Chine – Asie du Sud-Est : Enjeux géopolitiques de la crise du coronavirus
La nouvelle maladie à Coronavirus appelée désormais COVID-19 (après avoir été appelée « Pneumonie de Wuhan » et SARS-CoV-2 a touché plus de 150 000 personnes dans plus de 100 pays dans le monde et entraîné la mort de plus de 5 000 personnes. Dépassé au départ par les critiques internes des habitants du pays, le Parti communiste chinois a décidé de contre-attaquer en ciblant son meilleur ennemi et son bouc-émissaire multi-fonction : l’Occident à la fois accusé d’avoir créé le virus et moqué pour son incapacité à y faire face.
Mer de Chine du Sud – Malaisie – Chine : Crise sur prétention malaisienne à plateau continental étendu
Le 12 décembre 2019, la Malaisie surprend tout le monde en présentant devant la Commission des limites du Plateau continental (CLCS*) de l’ONU, une prétention (présentée comme une « information ») à extension de plateau continental mesuré à partir des lignes de base droites de l’État de Sabah. Ce qui vaut, comme attendu, une vive réaction chinoise. Mais derrière ce qui apparaît être une provocation plutôt qu’une réelle prétention peut se présumer un plan judicieux.
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On the 12th of December 2019 Malaysia took everybody by surprise by submitting to the Commission on the Limits of the Continental Shelf (CLCS), of the UN, its claim (entitled “an information”) for an extended continental shelf measured from the baselines of the State of Sabah. That, as expected, caused a strong reaction from China. But behind what appears to be a kind of provocation from Malaysia towards Chine may be guessed as a smart scheme.
South China Sea: When the ASEAN nations are continuing weaving the Chinese rope that will hang them 當東盟國家繼續編織將吊掛它們的中國繩索
Map : Overlap of the South-East Asian nations’ EEZs by the « buffalo tongue »
By General (ret.) Daniel Schaeffer
Former French defense attaché in Thailand, Vietnam and China
Member of the French think tank Asie21[1]
Notice: This issue may be reproduced at will provided Asie21.com (www.asie21.com) is clearly quoted as the original source.
By continuing to negotiate a future code of conduct (COC) of the parties in the South China Sea, the South East Asian nations are preparing a situation worse than today in their relations with Beijing, at least as long as the nine-dashed line that borders the “buffalo tongue” over that sea has not been deleted. Explanation.
通過繼續就南中國海各方的未來行為準則(COC)進行談判,東南亞國家與北京的關係正在準備比今天更糟的局勢,至少只要舌形九段缐尚未刪除。
Chine – Vietnam – Philippines – Russie : La Russie agent potentiel de cristallisation de la situation en mer de Chine du Sud
Une série d’événements, sans coordinations vraiment apparentes les uns avec les autres, amènent à penser que, dans la crise de la mer de Chine méridionale, la Russie pourrait être l’agent susceptible de favoriser en arrière scène la cristallisation d’une situation potentiellement détonante.
A series of events, appearing without obvious bounds with each other, may lead to think that, in the present crisis of the South China Sea, Russia may indirectly become the agent who behind the scene could help to partly freeze a potentially explosive situation.
Technologie 5G Huawei 華為* : en Asie, un accueil très différent selon les pays
Savoir si Huawei pose un risque pour la sécurité et, dans l’affirmative, si la faiblesse ses coûts l’emportent sur ces préoccupations est un débat aux conclusions différentes selon les pays.
* 華為 : « bel ouvrage »
Routes numériques de la soie, perspectives pour la technologie 5G
Depuis 1994, la Chine communique avec le trafic Internet mondial par le filtre des points d’accès officiels au réseau de Pékin, Shanghai et Guangzhou. Ce confinement a été perçu comme un obstacle à l’intégration des industries technologiques chinoises au reste du monde.
En ajoutant en 2015 le numérique à son Initiative des Routes de la soie, la Chine a ouvert les portes du monde à ses entreprises spécialisées, leur permettant de développer à l’étranger les dernières technologies du domaine de l’Internet et l’exportation de leurs services à des prix très compétitifs – à la limite du dumping.
Indo-Pacifique, portrait d’un monde tiraillé entre Washington et Pékin
Peu de pays de la région ont une attitude tranchée à l’égard des deux grandes puissances. Les raisons sont nombreuses et ne sont pas toujours explicitées, par prudence d’une part, par difficulté de démêler intérêts et risques dans les deux domaines qui comptent aujourd’hui, l’économie et la politique. La succession des gouvernements dans les pays à régime démocratique font varier les sympathies. Certains, comme l’Indonésie, font ouvertement appel à l’aide des deux camps, la proximité géographique de la Chine dans la région conduit d’autres soit à se méfier du voisin, comme l’Inde, soit à s’y livrer, comme le Cambodge… Chaque pays a son histoire et ses projets. Ce qui suit n’est qu’une esquisse très sommaire de la diversité des situations.