1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS DU MOIS ET ENJEUX DE DEMAIN 🐷
ASIE MÉDIANE
Kazakhstan Chamboule-tout en trompe l’œil, Patrick Dombrowsky, Asie21
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS DU MOIS ET ENJEUX DE DEMAIN 🐷
ASIE MÉDIANE
Kazakhstan Chamboule-tout en trompe l’œil, Patrick Dombrowsky, Asie21
Brunei avait annoncé, en 2013, l’introduction progressive de la loi islamique. Ce qui a été fait par étapes. La dernière est entrée en vigueur le mercredi 3 avril avec la mise en application de l’intégralité du code pénal islamique. Brunei est désormais le premier pays d’Asie du Sud-Est à l’avoir fait, autorisant ainsi les châtiments corporels (le hudûd) pour les peines pénales. Dès l’annonce de 2013, la communauté internationale avait dénoncé ce que l’ONU qualifie de « pas en arrière ». Depuis, des personnalités en vue appellent au boycott des biens du sultan, notamment des neuf hôtels de luxe qu’il possède en raison du caractère rétrograde et inéquitable de la loi selon eux. Deux questions de fond se posent à ce stade : la capacité d’entraînement du petit sultanat sur les autres pays à majorité musulmane d’Asie du Sud-Est et celle de son avenir, riche en hydrocarbures mais qui n’a pas réussi à transformer son économie.
Brunei announced in 2013 the gradual introduction of Islamic law. That has been done in stages. The last came into effect on Wednesday, April 3 with the implementation of the integrity of the Islamic Penal Code. Brunei is now the first country in Southeast Asia to have done so, allowing corporal punishment (hudûd) for criminal offences. Since the announcement in 2013, the international community has denounced what the United Nations describes as a « step backwards ». Since then, leading figures have been calling for a boycott of the Sultan’s property, including the nine luxury hotels he owns because of the retrograde and unfair nature of the law. Two fundamental questions arise at this stage: the leading capacity of the small Sultanate over the other Muslim-majority countries of South-East Asia and that of its future, rich in hydrocarbons, but which has failed to transform its economy.
Le prochain gouvernement saisira-t-il les opportunités créées par la guerre commerciale sino-américaine ?
Will Indonesia benefit by the US-China trade war ?
par le général [2s] Daniel Schaeffer, Asie21
Note préalable : À la lumière des événements relatifs aux négociations en cours sur un code de conduite des parties en mer de Chine du Sud, cet article est la version profondément remaniée et mise à jour de plusieurs autres de l’auteur, sur le même sujet, déjà parus sur divers supports, dont avant tout les publications d’Asie21 (www.asie21.com), mais aussi diploweb.com et Asie Pacifique News[1].
Plusieurs manifestations organisées en Indonésie ont appelé à la défense des Ouighours. Les appels à une condamnation officielle des camps de rééducation au Xinjiang n’ont pas suscité beaucoup de réaction de Jakarta. Mais le poids croissant des islamistes en Indonésie, et les accusations régulières de liens étroits entre le pouvoir indonésien actuel et la Chine pourraient avoir un impact sur les élections générales d’avril 2019 en Indonésie.
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS DU MOIS ET ENJEUX DE DEMAIN
EXTRÊME-ORIENT
Chine Trop peu d’enfants, Philippe Delalande, Asie21
Chine – Canada – États-Unis Tout un symbole, Jorge Lusaf, Asie21
L’Indo-Pacifique est le nouveau concept à la mode, un concept étrangement élastique et déclinable. Lancé une première fois par Shinzo Abe en 2007, il reprend forme en 2013 quand le Livre blanc australien le cite comme « un espace de prospérité et de stabilité ». Shinzo Abe le réhabilite en 2016 et articule une stratégie pour un Indo-Pacifique « libre et ouvert », en même temps que le Premier ministre indien qui y voit un prolongement de la Look East Policy lancée par son pays en 1991. En 2017, l’Administration Trump l’intègre dans sa Stratégie de sécurité nationale, puis dans sa Stratégie de défense nationale en 2018. De manière étonnante, l’ASEAN, située à la charnière des océans Indien et Pacifique, n’a pas encore adopté une politique appropriée. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’Association et ses dix membres se désintéressent du sujet.
Chine – Afrique
L’influence, réelle ou supposée, de la Chine dans les pays où ses sociétés investissent ou s’implantent est devenu un sujet électoral majeur dans de nombreux pays. Australie, Malaisie, Kirghizistan, Burkina Faso etc., les exemples se multiplient. Si certains s’emparent de façon opportuniste du sujet, il n’en demeure pas moins que les conséquences sont loin d’être négligeables pour Pékin.
Après les zones littorales de la grande région indo-pacifique (baie du Bengale, mers d’Arabie et de Chine méridionale), avec l’Indonésie comme appui, la réflexion stratégique maritime de l’Inde commence à se porter sur le Pacifique Sud, avec la douzaine d’États-insulaires dont les Fidji et, en outre, le Chili. On observera avec une attention égale l’expansion maritime de l’Inde et de la Chine dans le Pacifique Sud en général et dans les îles du Pacifique en particulier. L’alignement de l’Inde avec l’Australie dans l’Indo-Pacifique traduit un engagement politique fort pour soutenir un cadre de sécurité coopératif dans son voisinage maritime proche et au-delà.
After the coastal areas of the greater Indo-Pacific region (Bay of Bengal, Seas of Arabia and South China), with Indonesia as support, the strategic maritime thinking of India begins to be focused on the South Pacific, with dozens of island states including Fiji and, in addition, Chile. The maritime expansion of India and China in the South Pacific in general and in the Pacific Islands in particular will receive equal attention. India’s alignment with Australia in the Indo-Pacific reflects a strong political commitment to support a cooperative security framework in its near maritime neighborhood and beyond.
Le mois d’avril 2018 aura été le mois où la Chine et l’Inde, au fil de nombreuses rencontres, ont voulu fermer la parenthèse ouverte par 73 jours de face à face hostile entre leurs armées sur le plateau de Doklam. S’expliquer « entre amis » est une phase classique des relations entre ces deux puissances inégales, certes, mais qui s’entendent pour négocier quelques avantages de part et d’autre. Est-ce à dire que l’Inde souhaite s’en tenir au confinement avec la Chine et la Russie ?
April was the month when China and India, through many meetings, wanted to close the parenthesis opened by 73 days of hostile confrontation between their armies on the Doklam plateau. Explaining oneself « among friends » is a classic phase of relations between these two unequal powers, of course, but who agree to negotiate some advantages on both sides. Does this mean that India wants to stick to confinement with China and Russia ?
SAUVEGARDE DES INTÉRÊTS DE L’AUSTRALIE EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ GRÂCE À DES LIENS AVEC LES PAYS DU PACIFIQUE Avertissement This is a translation of a Lowy Institute Analysis paper, Safeguarding Australia’s security interests through closer Pacific ties, originally published on 4 April 2018, reproduced with permission. The translation is that of Asie21.com and is not attributable to … Lire la suite
Le sommet spécial ASEAN – Australie, qui a eu lieu à Sidney du 16 au 18 mars 2018, s’est achevé sur une note très consensuelle traduite dans une déclaration dite de Sidney. Si une multitude de sujets d’intérêt commun ont été discutés pendant les trois jours de rencontre, ce sont avant tout les problèmes de sécurité régionale sur lesquels l’accent a été mis.
Un nouveau dispositif sous régional de coopération baptisée Our Eyes’ Intelligence Initiative, OEI, suscité par l’Indonésie pour améliorer la lutte contre le terrorisme a été lancé par six États membres (Brunei, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Philippines) à Bali le 25 janvier 2018.
Tableau militaire de la région indo-pacifique Éléments documentaires Rémi Perelman, Asie21, mars 2018 Le déploiement militaire en Indo-Pacifique, notamment maritime Une région lourdement armée. Les acteurs présents dans cet espace composite qui se recompose sont engagés dans des relations complexes qui en font un foyer d’instabilité mondiale. On y trouve en effet – à … Lire la suite
L’appel au secteur privé ne suffira pas.
Le président Jokowi se trouve, à un peu plus de la moitié de son mandat, dans une position délicate : les courants musulmans fondamentalistes jouent de plus en plus habilement des ouvertures démocratiques pour se faire entendre dans l’espace public et critiquer les politiques engagées par son Administration. Pour ralentir leur progression, le président doit avancer des résultats tangibles ; ce qu’il ne peut pas faire sans les investissements chinois, dont l’ampleur est dénoncée par les mêmes radicaux. Comment résoudre ce dilemme ?
Lors de son intervention à l’ONU fin octobre 2017, la représentante de Timor oriental a rappelé que la priorité de son pays en matière de politique étrangère était son adhésion à l’ASEAN puis le renforcement des liens avec les voisins de la région, Indonésie et Australie au premier chef.
Angola • Une frégate encombrante […] • La menace nucléaire s’étend […] • États-Unis : donnant donnant […] Angola – Mozambique : sourde oreille […] Cap-Vert – Guerre tiède […] Madagascar : installation […] Namibie • Coup de main […] • Refus […] Corée du Nord – Mexique : Ambassadeur non grata […] Inde – Canada : Sikhs et politique […] Indonésie – Guinée-Bissau Rapprochement […] Jorge Lusaf, … Lire la suite