Guerre commerciale : dans les coulisses des négociations sino-américaines 中美貿易戰的談判內幕

Le président chinois et son homologue américain Donald Trump reçu à un dîner d'État au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 9 novembre 2017. (Source : Vox)
Le président chinois et son homologue américain Donald Trump reçu à un dîner d’État au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 9 novembre 2017. (Source : Vox)
Xi Jinping va-t-il signer un accord commercial avec Donald Trump à la fin du mois ? Le ralentissement de l’économie en Chine l’y pousse. Mais les demandes américaines sont difficilement recevables.
2019年3月底,習近平將與川普簽署一項貿易協定嗎?在中國經済走緩的壓力下,這將迫使他這麼做,但是美國提出的要求,卻令中國相當為難!

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Guerre commerciale : la Chine à la recherche d’un « deal » avec les États-Unis

Le président américain Donald Trump reçu à Pékin par son homologue chinois Xi Jinping, le 8 novembre 2017. (Source : ABC)
Le président américain Donald Trump reçu à Pékin par son homologue chinois Xi Jinping, le 8 novembre 2017. (Source : ABC)

Xi Jinping a besoin d’un « deal » avec Donald Trump. La Chine est aux abois dans la guerre commerciale avec les États-Unis. C’est ce qu’on lit chez les commentateurs. A Pékin, c’est aussi l’heure des grandes manoeuvres. Au coeur des enjeux, l’investissement et les hautes technologies.L’histoire contemporaine chinoise montre que les années en 9 sont souvent agitées. À quelques jours du Nouvel an, dans un discours aux cadres du Parti, Xi Jinping a évoqué deux animaux qui pourraient secouer l’année du Cochon : le cygne noir – un événement imprévisible – et le rhinocéros gris – un risque évident mais souvent négligé.

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Corée du Sud : écoliers excellents, universités moyennes, diplômés au chômage

Le mot est faible. Les écoliers coréens travaillent beaucoup plus que les Finlandais qui réussissent mieux au test Pisa. Bien classée, la Corée du Sud ne conserve pas son avance à l’université et au-delà : la compétence des adultes au travail est moyenne et le taux de chômage des jeunes diplômés s’en ressent. Pourquoi un tel paradoxe ?

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La guerre commerciale sino-américaine après les « midterms » : stop ou encore ?

La bataille contre la Chine n’est pas la première que Washington engage en Asie. Mais à la différence du conflit commercial avec le Japon des années 1980, les États-Unis font face à un pays qui peut dire non. Est-on au début d’une guerre commerciale de vingt ans, comme le prédit Jack Ma, le patron d’Alibaba ? … Lire la suite

La Chine, Trump et le piège de Thucydide

Hormis l’ordre alphabétique, peu de choses rapprochent Donald Trump de Thucydide. Historien grec du IVe siècle avant J.-C., il n’aurait sans doute pas été intéressé par l’Art of the Deal de l’actuel président américain. En revanche, ce dernier, qui a lancé une guerre commerciale des plus radicales contre la Chine, gagnerait à méditer l’Histoire du Péloponnèse de Thucydide. Une guerre qu’il jugeait inéluctable : « La montée d’Athènes et la peur qu’elle a inspiré à Sparte rendait inévitable la guerre du Péloponnèse. » (Asialyst)

 

Le président américain Donald Trump marche aux cotés de son homologue chinois Xi Jinping à Pékin le 10 novembre 2017. (Source : New York Times)
Le président américain Donald Trump marche aux cotés de son homologue chinois Xi Jinping à Pékin le 10 novembre 2017.
(Source : New York Times)

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Chine-Amérique : les trois fronts de la guerre économique voulue par Trump

La guerre économique qui vient de commencer entre les États-Unis et la Chine sur le front commercial, est déjà en cours sur le front industriel où elle pourrait s’aggraver. Il est peu probable qu’elle déborde au front financier. Mais Si la situation s’envemine, cette guerre économique pourrait avoir un impact analogue à celui de la crise de 2008. Il pourrait coûter 4 points de PIB aux deux principaux protagonistes, un peu plus pour l’Union européenne et sans doute pour le reste de l’Asie où ce conflit saperait le fonctionnement des chaînes globales de valeur.

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En Asie, la classe moyenne est la gagnante de la mondialisation

La première mondialisation achevée en 1914 n’a pas laissé un bon souvenir en Asie. Elle a coïncidé avec les « mises en valeur » coloniales, l’ouverture forcée des pays qui avaient échappé au colonialisme, et enfin la « Grande divergence » et l’effondrement de l’Asie dans l’économie globale. Après la Seconde Guerre mondiale, les pays qui accèdent à l’indépendance choisissent de se protéger de la concurrence des pays industrialisés. Leur attitude a évolué dans les années 1970 avec l’émergence des NPI (nouveaux pays industrialisés) qui combinent protection et ouverture commerciale, libéralisme et intervention de l’État. Dans les années 1980 et 1990, marquées par la réévaluation du yen et l’afflux d’investissements japonais, les pays asiatiques connaissent « dix glorieuses » mais succombent aux sirènes de la mondialisation financière qui précipitent la crise de 1997. Ils s’en sont remis rapidement et leur croissance a ensuite bénéficié de l’ascension de la Chine. Son adhésion à l’OMC a donné un coup d’accélérateur à la mondialisation.

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Nouvelles Routes de la soie : où en est-on exactement ?

Des officiels iraniens applaudissent à l’entrée en gare de Téhéran du premier train reliant la Chine à l’Iran depuis l’ancienne Route de la soie, le 15 février 2016.  (Crédits : AFP PHOTO / STRINGER)

En 2013, Xi Jinping annonçait au Kazakhstan la « version terrestre » des « nouvelles Routes de la soie » (la « Ceinture »). Quelques mois plus tard, il présentait la « version maritime » (la « Route ») à Jakarta. Depuis ces annonces, la dénomination anglaise a évolué. D’abord siglée OBOR (One Belt One Road – Une ceinture, une route), l’appellation était trop centrée sur les intérêts chinois et, pour les mauvaises langues, elle se traduisait par « Our bulldozers, Our rules ». Aussi Pékin a-t-il glissé vers une plus modeste Belt and Road Initiative (BRI). Déclinée sur tous les modes – voie ferrée, maritime, routes, digital et aérien –, la BRI se développe le long de deux axes ayant chacun des variantes. Le premier traverse l’Asie Centrale et continue vers l’Europe, via la Russie ou via l’Iran, et également la Route du Nord (Arctique). Le second se démultiplie en trois corridors (Pakistan vers le port de Gwadar, Birmanie vers le port de Kyaukphyu, Laos vers Singapour), et se prolonge par une voie maritime qui aboutit au Pirée d’où elle continue vers l’Europe centrale. La BRI qui ne se limite pas aux infrastructures et incorpore la construction de zones industrielles, la production électrique et même des projets hôteliers.
 

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