Relocalisation ou délocalisation ? Quand les entreprises étrangères quittent la Chine

Des ouvriers chinois dans une usine de fabrication de masques à Shanghai, le 31 janvier 2020. (Source : Echos)
Des ouvriers chinois dans une usine de fabrication de masques à Shanghai, le 31 janvier 2020. (Source : Echos)
Les délocalisations des entreprises américaines et japonaises s’expliquent en deux mouvements. Le premier naît de la hausse de droits de douane des États-Unis sur un certains nombre de produits made in China. Le second a été déclenché par les annonces de l’administration Trump appelant à découpler les économies chinoises et américaines. Il a été renforcé par la pandémie qui a révélé la forte dépendance de nombreuses filières aux fournitures chinoises. L’objectif de ces délocalisations est très rarement une relocalisation aux États-Unis ou au Japon de productions réalisées en Chine, mais la réorganisation des chaînes globales de production en Asie du Sud-Est, notamment en Indonésie.

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Chine : comment le coronavirus sape les « nouvelles Routes de la soie »

Au premier trimestre 2020, le nombre de projets labellisés "Nouvelles Routes de la Soie" a chuté de 15,6 %. (Source : Asia Society)
Au premier trimestre 2020, le nombre de projets labellisés « Nouvelles Routes de la Soie » a chuté de 15,6 %. (Source : Asia Society).
Suivant la baisse spectaculaire des investissements de la Chine à l’étranger, les projets labellisés « Nouvelles Routes de la Soie » voient leur financement en chute libre depuis le début de la crise du coronavirus. Tendance lourde ou parenthèse ?

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Grappillages Asie21 n° 140/2020-06

Chine – Afrique

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Inde – Chine : Les arrière-pensées de la Chine dans l’Himalaya

En l’absence d’accord définissant les frontières qu’elle ne veut pas conclure avec l’Inde dans l’immédiat, la Chine grignote des territoires himalayens, notamment en Aksai Chin dans le but non avoué de s’implanter au sud du col de Karakoram, voire au delà. C’est un bras de fer entre les deux pays mais qui ne débouchera pas sur un conflit armé.

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Philippines : Une relation toujours compliquée avec les États-Unis

Après avoir annoncé, début février 2020, l’abrogation de l’Accord sur les forces hôtes (VFA*), accord qui organise depuis 1998 la coopération militaire entre les Philippines et les États-Unis, le président Duterte a surpris ses interlocuteurs par une volte-face inattendue le 2 juin 2020. Cet accord est central dans le déploiement de puissance américaine dans la région. 

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Chine – États-Unis : Coronavirus : une défaite annoncée

Dans le combat qui oppose la Chine aux Etats-Unis pour savoir qui sauvera le monde du coronavirus, la distribution, à partir de cet automne, de centaines de millions de doses de vaccin contre la Covid-19 produites par la firme britannique AstraZeneca, grâce au du Gouvernement américain, va constituer l’écrasante défaite de la Chine.

In the fight opposing China to the U.S. to decide who will save the world from the coronavirus, the distribution, starting this fall, of hundreds of millions of vaccine doses against Covid-19, produced by the British firm Astra-Zeneca, thanks to the American Government funding, will settle China’s overwhelming defeat

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Chine : Le principe « un pays, deux systèmes » est mort

FAITS

Le 28 mai 2020, à Pékin, l’Assemblée nationale populaire a adopté une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, contournant l’appareil législatif de la région autonome spéciale (RAS) qui, depuis le retour de ce territoire dans le giron chinois en 1997, a toujours retardé cette échéance par crainte des réactions d’une population soucieuse de préserver l’autonomie et les spécificités libérales du système hongkongais.

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Corée du Sud : après le coronavirus, la relance verte

La Corée du Sud a décidé d'utiliser les énergies renouvelables pour relancer son économie atteinte par la crise du coronavirus. (Source : Azernews)
La Corée du Sud a décidé d’utiliser les énergies renouvelables
pour relancer son économie atteinte par la crise du coronavirus. (Source : Azernews)
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À la différence de la Chine, la Corée du Sud engage une relance verte pour se sortir de la crise du coronavirus. Le plan de l’administration Moon Jae-in prévoit des financements pour les énergies renouvelables, les véhicules électriques, les batteries et le logement, l’introduction d’une taxe carbone et la disparition progressive des financements de centrales à charbon par les banques publiques. Des centres régionaux de transition énergétique seront créés pour faciliter le réemploi des salariés et le gouvernement a confirmé son intention d’atteindre un objectif net de zéro émission de gaz à effet de serre en 2050.

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Chine-Amérique : jusqu’où peut aller le divorce orageux d’un vieux couple ?

Depuis le 14 mai, le président Donald Trump "ne veut plus parler" à son homologue chinois Xi Jinping. Il est loin le temps du sommet du G20 à Osaka en 2019. (Source : ParisMatch)
Depuis le 14 mai, le président Donald Trump « ne veut plus parler » à son homologue chinois Xi Jinping.  Il est loin le temps du sommet du G20 à Osaka en 2019. (Source : ParisMatch)
Après de longues fiançailles, vingt années de brouilles et de retrouvailles, l’union des États Unis avec la Chine vole en éclat. Les deux vieux époux s’envoient des assiettes à la figure. Espérons que cela n’aille pas plus loin !

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« Tout sauf la Chine » : Washington accélère, Pékin prêt à la contre-attaque

Le président américain Donald Trump. (Source : Guardian)
Le président américain Donald Trump. (Source : Guardian)
L’Assemblée nationale populaire réunie depuis le 21 mai à Pékin aurait dû célébrer la réussite du plan décennal de la Chine. Mais le gouvernement a renoncé à fixer un objectif de croissance : il propose un plan de relance de 2 % du PIB, tandis que le conflit avec les États-Unis s’exacerbe dangereusement.
En 2013 à Astana, sur le chemin du retour de Moscou et d’un sommet du G20 consacré aux infrastructures, Xi Jinping évoquait le projet « One Belt, One road », à l’époque l’appellation officielle des « Nouvelles Routes de la Soie ». Six mois plus tard, il présentait la « Route maritime » à Jakarta. Comme le nom de ce programme pharaonique donnait trop l’impression d’une stratégie définie à Pékin, il a été rebaptisé « Belt and Road Initiative » ou BRI par le gouvernement, qui a conservé sa dénomination en chinois « yidai yilu » (一带一路), « une route, une ceinture ».

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Grappillages Asie21 n° 139/2020-05

Chine  : avidité Chine – Afrique Angola : l’après Covid-19 Angola – Monde : le concours Huawei en suspend Bénin : flamboyant QG racisme Chine – France – Taïwan  Grains de sable Macao   Espoirs Timor oriental Temps mort   Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 139/2020-05  Acheter l’article  abonnement en ligne ou par mail

Pacifique : Partie de poker en Micronésie

Très courtisés l’année dernière par Pékin et Washington, les États fédérés de Micronésie, de par leur position géographique, représentent un enjeu considérable pour les deux grandes puissances riveraines du Pacifique. Chuuk, l’un des États membres de cette fédération, de par ses velléités d’indépendance pourrait-il être le maillon faible susceptible de faire basculer une mare nostrum américaine dans le camp chinois ? À moins que ce ne soit les États fédérés de Micronésie ?

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Registre des activités américaines navales de présence opérationnelle et aériennes en mer de Chine du Sud

Activités navales :

    • Depuis le début de l’année 2020, cinq opérations successives pour la liberté de la navigation (freedom of navigation operation / FONOP) :

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Chine – Extrême-Orient maritime : Comment la Chine met à profit la crise du coronavirus

Saisissant la fenêtre d’opportunité qu’offre la sidération provoquée par la crise du coronavirus dans le monde, la Chine profite de cet avantage pour accentuer ses activités destinées à renforcer sa domination en mers de Chine de l’Est, du Sud et dans toute la périphérie maritime de Taïwan. Mais c’est sans compter la capacité de résilience américaine.

Taking advantage of the opportunity of the amazement caused by the coronavirus crisis in the World, China increases its activities in order to reinforce its domination in the East and South China seas and all around Taïwan. But that was without taking into account the US capacity of resilience.

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Asie du Sud-Est  : Chine – Mékong, mais pas en tête à tête

La Commission du Mékong a 25 ans. Elle est la lointaine héritière du Comité international pour l’aménagement du bassin inférieur du Mékong, conçu en 1957 comme un élément de la stratégie américaine dans la péninsule indochinoise. Se consacrant à la surveillance environnementale du bassin, elle coexiste aujourd’hui avec un second mécanisme, à visée économique, ainsi que trois programmes de coopération menés respectivement par la Chine, le Japon et les États-Unis.

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Coronavirus aux Philippines : ce qui paralyse la lutte contre la pandémie

Le président philippin Rodrigo Duterte. (Source : La Voix du Nord)
Le président philippin Rodrigo Duterte. (Source : La Voix du Nord)
Tests en petit nombre, hôpitaux sous-équipés, pénurie de médecins… les conditions d’une lutte efficace contre la pandémie de coronavirus n’étaient pas réunies aux Philippines. D’autant que l’archipel a souffert parmi les premiers de la contamination par le biais de touristes chinois en provenance de Wuhan. La stratégie autoritaire et menaçante de Rodrigo Duterte est un obstacle de plus pour connaître précisément l’état des infections dans le pays. Résultat, l’économie se contracte dangereusement et les travailleurs du secteur informel sont les principales victimes sociales du confinement.

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« Candide » aux pays des Covid : pourquoi le coronavirus est-il plus meurtrier en Occident qu’en Asie ?

Candide spécule : "Supposons que les autorités chinoises aient caché 90 % des décès. Dans cette hypothèse improbable, le nombre de morts serait de 43 000, soit dix fois moins qu'en France, rapporté au million d'habitants. (Source : Lowy Institute)
Candide spécule : « Supposons que les autorités chinoises aient caché 90 % des décès. Dans cette hypothèse improbable, le nombre de morts serait de 43 000, soit dix fois moins qu’en France, rapporté au million d’habitants. (Source : Lowy Institute)
Politique sanitaire, climat, âge ou virulence du virus ? Pourquoi l’épidemie de Covid-19 est-elle plus meurtrière dans les pays occidentaux qu’en Asie ? La gestion de la lutte contre le coronavirus dans chaque pays peut-elle tout expliquer ? Imaginez le Candide de Voltaire revenu au XXIème siècle pour mener une enquête impartiale. Les réponses ne sont pas légions.

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Dommages de guerre : la Chine doit réparation

Par le général (2s) Daniel Schaeffer, membre du groupe de réflexion Asie21

24 avril 2020

(Reproduction intégrale par tout média intéressé,

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Autant il apparaît inconcevable d’accuser la Chine d’avoir sciemment déclenché la guerre biologique toujours en cours, autant est-il, au contraire, tout à fait concevable qu’elle l’ait provoquée accidentellement, en laissant échapper le virus du laboratoire P4 de Wuhan. Ce que nie farouchement le professeur Yuan Zhiming, directeur des lieux. Mais, aussi respectable que soit ce scientifique, aussi sincères que puissent paraître ses déclarations, la propagande chinoise a tant de fois depuis le début de la crise essayé de faire porter le chapeau à d’autres Etats, dont les Etats-Unis, voire l’Italie, tant de fois menti sur le nombre de victimes du pays, tout comme ses autorités scientifiques ont caché le fond de leurs recherches in situ, que l’on ne peut pas empêcher le doute de s’installer.

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Le coronavirus rebat les cartes entre les États-Unis et la Chine

Deux effigies de Donald Trump et de Xi Jinping, masquées, dans une rue de Moscou en mars 2020. Crédit : REUTERS / Evgenia Novozhenina via RFI.
Deux effigies de Donald Trump et de Xi Jinping, masquées, dans une rue de Moscou en mars 2020. (Source : RFI)
Que se passerait-il si la Terre était envahie par des extraterrestres ? Ronald Reagan, qui avait posé la question dans un discours prononcé aux Nations Unies en 1987, avait répondu que les humains s’uniraient pour faire front. Il faisait preuve d’un grand optimisme. Aujourd’hui menacés par un ennemi commun aux origines bien terrestres, le coronavirus, les États-Unis et la Chine sont encore loin de se réconcilier. Pire : le conflit sino-américain s’aggrave. Débuté sur le front commercial, il s’est prolongé sur le front technologique et se joue désormais sur le terrain de l’idéologie.

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