CHINE – AFRIQUE Mise en cause de la main d’œuvre étrangère
ANGOLA
- Aide humanitaire
- Activités illicites
- Une comparaison controversée
CHINE – AFRIQUE Mise en cause de la main d’œuvre étrangère
ANGOLA
CHINE – AFRIQUE Angola • Pékin fait ses comptes • Où est passé dos Santos ? • Portugal – Russie : transferts d’intérêts • Brésil – Corée du Nord – Cuba – Russie – Portugal : manœuvres militaires • Corée du Nord – Vietnam : de l’argent à tout prix • Chemins de fer •Kwanzas mieux que rien Mozambique • … Lire la suite
Le sommet spécial ASEAN – Australie, qui a eu lieu à Sidney du 16 au 18 mars 2018, s’est achevé sur une note très consensuelle traduite dans une déclaration dite de Sidney. Si une multitude de sujets d’intérêt commun ont été discutés pendant les trois jours de rencontre, ce sont avant tout les problèmes de sécurité régionale sur lesquels l’accent a été mis.
Canberra récuse la stratégie d’assimilation territoriale que Pékin pratique en mer de Chine du Sud. Et la Chine n’accepte pas, de son côté, une telle insoumission de la part de l’Australie.
Le Livre blanc sur la politique étrangère de l’Australie de novembre 2017 (Opportunity Security Strength) a été le premier depuis 1951 dans lequel Canberra n’a pu tenir pour acquis la solidité de l’alliance forgée avec Washington, s’obligeant à réinventer, tâche délicate, une stratégie plus autonome. Dès lors, le choix de ses alliances (ASEAN, Quad…) va dessiner la menace qu’elle perçoit dans la région en provenance de la Chine, de la Corée du Nord et du terrorisme islamique. À l’intérieur, la Coalition au pouvoir sera vraisemblablement contrainte d’aller dans le sens que prône l’opposition travailliste, favorable à une intégration plus poussée dans l’environnement géopolitique de l’Australie, tout en s’en démarquant, un exercice délicat. Les prochaines élections générales sont prévues en 2019.
Sans se laisser impressionner par qui que ce soit, et face à l’impuissance des pays d’Asie du Sud-Est, la Chine a, entre juin et décembre 2017, poursuivi de manière spectaculaire ses travaux d’aménagement, notamment militaire, des plateformes artificielles créées par ses soins en mer de Chine du Sud à partir de 2013. C’est ce dont rend compte le journal philippin l’Inquirer en publiant, le 5 février 2018, une série inédite de photographies aériennes destinées à démontrer une réalité qui était jusque-là dénoncée sans apport concret de preuves, du moins à la connaissance du grand public.
La création de tribunaux de commerce consacrés à la résolution des litiges suscités à l’étranger par l’initiative des Nouvelles Routes de la soie est à la fois une bonne nouvelle et une menace. Une bonne, pour les entreprises et États concernés, car elle devrait en principe simplifier les procédures actuelles en les alignant sur celles d’instances reconnues et appréciées, celles de Singapour et de Dubaï. Une menace, dans la mesure où elle pourrait annoncer l’avancée, hors des frontières chinoises, d’un système judiciaire, voire juridique, aux caractéristiques chinoises (cf. l’exterritorialité du droit américain).
L’initiative prise le 17 janvier 2018 par les États-Unis de faire transiter la frégate lance-missiles USS Hopper dans les eaux territoriales du vieil atoll effondré de Scarborough, en mer de Chine du Sud, laisse fortement présager d’une militarisation des lieux par les Chinois, et ce à courte échéance. Cela risque, sauf reculade des Américains, de dégénérer en grave incident militaire local entre les deux puissances.
Philippins et Chinois s’apprêtent à coopérer, avec un troisième partenaire, dans l’exploration-exploitation du pétrole dans un secteur non contesté en mer territoriale des Philippines. Cependant, il est peu probable que les conditions dans lesquelles devrait être exécuté le contrat, qui attend l’aval du président Duterte, puissent être reproduites lorsque les projets porteront sur les secteurs situés en zone économique exclusive (ZEE) des Philippines, mais par ailleurs inscrits à l’intérieur du tracé chinois en neuf / dix traits.
Le 3 novembre 2017, la Chine a commencé les essais à la mer d’une nouvelle drague géante, Tian Kun Hao. La perspective de l’entrée et de l’emploi futurs d’un tel engin en mer de Chine du Sud inquiète les pays de la région, notamment les Philippines.
Un article de la précédente Lettre Asie21 publiait sous la plume de Patrick Dombrowsky un article consacré à une Mongolie tentant de se dégager d’une économie fondée sur les ressources considérables de son sous-sol. Celui-ci en prend la suite en évoquant l’arrivée d’une nouvelle équipe gouvernementale. Le président Khaltmaa Battulga et son Premier ministre Khurelsukh Ukhnaa, issus de deux partis opposés, vont devoir assumer une cohabitation, ce qui est loin d’être l’idéal pour conduire une politique économique radicalement différente de l’exploitation de la rente minière des décennies passées. Le tout sous l’œil attentif de Pékin, de Moscou et des grandes compagnies minières internationales.
Réduites depuis au moins deux ans, les relations entre Singapour et Pékin se réchauffent sous l’impulsion du gouvernement Xi Jinping qui voit arriver avec inquiétude la cité-Etat à la présidence de l’ASEAN le 1er janvier 2018. Cette inquiétude est essentiellement fondée sur le fait que Singapour ne voudra pas tergiverser à propos de la problématique de la mer de Chine du Sud, et voudra refaire l’unité de l’ASEAN sans pour autant que soient trop endommagées les relations entre l’Association et Pékin.
Une information court selon laquelle les Chinois passeraient à un nouveau concept pour présenter leurs revendications en mer de Chine du Sud, un concept qui verrait, à terme, l’abandon du tracé en neuf / dix traits. Asie21 appelle pour sa part les plus grandes réserves quant à cette interprétation un peu rapide d’une présentation faite par une personnalité chinoise à des fonctionnaires américains au mois d’août 2017.
Le 10 août 2017 les États-Unis se sont livrés à une nouvelle opération pour la défense de la liberté de la navigation (Freedom of navigation operation / FONOP), avec le passage de la frégate lance-missiles USS John S. McCain dans les douze milles marins du récif Mischief 1, dans les îles Spratleys. Opération légale en regard du droit de la mer, illégale et provocatrice vue du côté chinois.
On the 5th of August 2017, the ministers of foreign affairs of the Association of South-East Nations (ASEAN), in the frame of the first of their yearly meetings, gathered in Manila, Manila holding the presidency of the Association this year. One of the main purpose, among other important ones, of the meeting was to elaborate the project of a framework for the future consultations, before negotiations, for a code of conduct (COC) of the parties in the South China Sea (SCS). The project was to be discussed the following day with Wang Yi, the Chinese minister of foreign affairs. After strong discussions the two parties reached an agreement on a framework from which the consultations for a COC shall start in November, at Clark, Pampanga province, in the Philippines. It will happen on the occasion of the second ASEAN and China foreign affairs ministers’ meeting of year 2017.
Trois mois en mer, avec escales, essentiellement en mer de Chine du Sud, pour le groupe naval JS Izumo et JS Sazanami, pour aguerrissement, mais aussi et surtout pour marquer, aux côtés des États-Unis, l’implication japonaise dans la volonté commune de maintenir, face à la Chine, l’inaliénable droit de la navigation internationale en haute mer.
Le 2 juillet 2017 les états-Unis se sont livrés à une nouvelle opération de défense de la liberté de la navigation (FONOP) dans des conditions tout à fait particulière en faisant transiter l’USS Stethem dans les 12 milles marins de l’île du Triton, dans les Paracels. Là, il s’agissait avant tout de faire valoir le principe du droit de passage inoffensif dans les eaux territoriales d’un État, sans pour autant que cela ait signification de reconnaissance d’une quelconque souveraineté de la Chine sur le groupe insulaire. Mais l’incident, en démontrant une nouvelle fermeté des États-Unis sur le respect des principes de la liberté de la navigation, n’arrange pas les relations sino-américaines.
Le 21 juin 2017, Américains et Chinois ont tenu leur premier dialogue diplomatique et de sécurité à Washington. L’entretien s’est focalisé sur la menace nord-coréenne coréenne et la nécessité de la faire disparaître. Mais aucun engagement réel, d’un côté comme de l’autre, tant attendu de la part de la Chine surtout, n’en a émané. Mais il y a au moins eu dialogue.
Longtemps tenue à l’écart au profit de Taïwan, la Chine, pas plus tôt reconnue, s’empresse de tirer profit des avantages géostratégiques qu’offre ce minuscule État-archipel du golfe de Guinée qui n’essuie auprès d’elle aucun refus.
L’évolution suspecte, de décembre 2016 à mars 2017, d’un navire chinois de recherche scientifique sur le plateau continental étendu (PCE) de Benham rise, évolution tolérée par laxisme ou par crainte par le gouvernement des Philippines, pourrait devenir la source d’un contentieux ultérieur entre les deux États.