Des 1er au 3 juin 2018 s’est tenu le Dialogue du Shangri-La (SLD), réunion annuelle des hauts responsables à la défense à Singapour. Avec la question nord-coréenne et celle de la mer de Chine du Sud, les risques d’accrochage ne manquaient pas. Pourtant, cette édition a aussi largement tourné autour du concept – toujours débattu – d’Indo-Pacifique. Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde, a ouvert le dialogue et promu des règles pour la stabilité et la sécurité. Au-delà des appels consensuels à la coopération et au dialogue, une certaine tension mais aussi effervescence étaient palpables.
Australie
Inde – Chine : réchauffement en avril, et alors ?
Le mois d’avril 2018 aura été le mois où la Chine et l’Inde, au fil de nombreuses rencontres, ont voulu fermer la parenthèse ouverte par 73 jours de face à face hostile entre leurs armées sur le plateau de Doklam. S’expliquer « entre amis » est une phase classique des relations entre ces deux puissances inégales, certes, mais qui s’entendent pour négocier quelques avantages de part et d’autre. Est-ce à dire que l’Inde souhaite s’en tenir au confinement avec la Chine et la Russie ?
April was the month when China and India, through many meetings, wanted to close the parenthesis opened by 73 days of hostile confrontation between their armies on the Doklam plateau. Explaining oneself « among friends » is a classic phase of relations between these two unequal powers, of course, but who agree to negotiate some advantages on both sides. Does this mean that India wants to stick to confinement with China and Russia ?
Taïwan – Chine – États-Unis et alliés : flexions chinoises et américaines de muscles autour de Taiwan, et au-delà
Le mois d’avril 2018 s’avère être un mois plutôt tendu entre la Chine, les États-Unis et leurs alliés, non seulement autour de Taïwan, autour duquel la crispation est forte, mais aussi dans son environnement proche, comme les deux mers de Chine. Une telle crispation, finalement provoquée par les initiatives récentes américaines au profit de Taïwan, se traduit par des démonstrations de force par les deux parties dans les quatre secteurs marins que sont le détroit de Taïwan, la mer de Chine du Sud, la mer des Philippines, la mer de Chine de l’Est.
This April 2018 appears to be a very tense period between China, the United States and its allies, not only around Taiwan, around which the tension is the worst one, but also in its near environment, as the two China seas. Such a tension, finally caused by the recent American initiatives to Taiwan’s benefit, appears through demonstrations of military strength from both sides over the four marine areas that are the Taiwan Straits, the South China Sea, the Philippines Sea, the East China Sea.
Sauvegarde des intérêts de l’Australie en matière de sécurité grâce à des liens avec les pays du Pacifique
SAUVEGARDE DES INTÉRÊTS DE L’AUSTRALIE EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ GRÂCE À DES LIENS AVEC LES PAYS DU PACIFIQUE Avertissement This is a translation of a Lowy Institute Analysis paper, Safeguarding Australia’s security interests through closer Pacific ties, originally published on 4 April 2018, reproduced with permission. The translation is that of Asie21.com and is not attributable to … Lire la suite
ASEAN – Australie : Bilan du sommet spécial tenu du 16 au 18 mars 2018 à Sydney
Le sommet spécial ASEAN – Australie, qui a eu lieu à Sidney du 16 au 18 mars 2018, s’est achevé sur une note très consensuelle traduite dans une déclaration dite de Sidney. Si une multitude de sujets d’intérêt commun ont été discutés pendant les trois jours de rencontre, ce sont avant tout les problèmes de sécurité régionale sur lesquels l’accent a été mis.
Chine – Australie : L’Australie malvenue en mer de Chine du Sud
Canberra récuse la stratégie d’assimilation territoriale que Pékin pratique en mer de Chine du Sud. Et la Chine n’accepte pas, de son côté, une telle insoumission de la part de l’Australie.
Timor Est : Retour aux urnes // Timor Est – Australie : Accord sur les frontières
Timor Est : Retour aux urnes Le chef de gouvernement Mari Alkatiri, du parti Fretilin, n’a pu faire adopter […] Jorge Lusaf, Asie21 Timor Est – Australie : Accord sur les frontières Si, pour le secrétaire général de l’ONU, le traité qui vient d’être signé sous l’égide conciliatrice de son organisation sur les frontières maritimes entre Timor … Lire la suite
Grappillages Asie21 n°115
Chine – Afrique
AUSTRALIE Un délicat tournant stratégique
Le Livre blanc sur la politique étrangère de l’Australie de novembre 2017 (Opportunity Security Strength) a été le premier depuis 1951 dans lequel Canberra n’a pu tenir pour acquis la solidité de l’alliance forgée avec Washington, s’obligeant à réinventer, tâche délicate, une stratégie plus autonome. Dès lors, le choix de ses alliances (ASEAN, Quad…) va dessiner la menace qu’elle perçoit dans la région en provenance de la Chine, de la Corée du Nord et du terrorisme islamique. À l’intérieur, la Coalition au pouvoir sera vraisemblablement contrainte d’aller dans le sens que prône l’opposition travailliste, favorable à une intégration plus poussée dans l’environnement géopolitique de l’Australie, tout en s’en démarquant, un exercice délicat. Les prochaines élections générales sont prévues en 2019.
Nouvelles Routes de la soie chinoises : la contre-offensive en Europe et dans le Pacifique
Les nouvelles Routes de la soie chinoises visent à connecter la Chine à l’Europe de l’Est, l’Asie centrale, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud à travers des projets d’infrastructures de mille milliards de dollars. Face à l’expansionnisme chinois qui pourrait bouleverser les équilibres géopolitiques, les États ne faisant pas directement partie du projet en Europe de l’Ouest et dans le Pacifique commencent à s’organiser de façon de plus façon cohérente pour ne pas voir s’éroder leur influence.
Chine – Mer de Chine du Sud : Avancement des travaux de militarisation des Spratleys
Sans se laisser impressionner par qui que ce soit, et face à l’impuissance des pays d’Asie du Sud-Est, la Chine a, entre juin et décembre 2017, poursuivi de manière spectaculaire ses travaux d’aménagement, notamment militaire, des plateformes artificielles créées par ses soins en mer de Chine du Sud à partir de 2013. C’est ce dont rend compte le journal philippin l’Inquirer en publiant, le 5 février 2018, une série inédite de photographies aériennes destinées à démontrer une réalité qui était jusque-là dénoncée sans apport concret de preuves, du moins à la connaissance du grand public.
Le débat stratégique australien
Le débat stratégique australien Éléments documentaires Rémi Perelman, Asie21, mars 2018 PLAN Avant-propos Chapitre I – Le cadre du débat stratégique australien 1) Un débat sur la stratégie australienne pour les vingt ans à venir 2) Des positions partisanes différentes Chapitre II – Les sujets du débat stratégique australien … Lire la suite
Tableau militaire de la région indopacifique
Tableau militaire de la région indo-pacifique Éléments documentaires Rémi Perelman, Asie21, mars 2018 Le déploiement militaire en Indo-Pacifique, notamment maritime Une région lourdement armée. Les acteurs présents dans cet espace composite qui se recompose sont engagés dans des relations complexes qui en font un foyer d’instabilité mondiale. On y trouve en effet – à … Lire la suite
AUSTRALIE 1 – Canberra provoque Pékin
Les tensions entre l’Australie et la Chine nées en 2017 se sont avivées début 2018. Deux faits ont piqué Pékin au vif. Le refus du sino-britannique Huawei & Global Marine Systems comme opérateur de la pose d’un câble Internet reliant les îles Salomon au réseau australien, mais surtout une déclaration ministérielle évoquant les « routes n’aboutissant nulle part » de l’aide chinoise. Par ailleurs, les perspectives d’une relation militaire renforcée entre Canberra et Tokyo inquiètent la Chine, notamment parce que le Japon pourrait s’inviter dans le controversé programme de « souverainisation » de la mer de Chine du Sud.
AUSTRALIE 2 – Canberra s’oppose à l’entrisme informatique chinois
Considéré comme un risque de sécurité important par l’Australie, Huawei & Global Marine Systems ne posera pas le câble sous-marin connectant au réseau Internet australien ceux des îles Salomon et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les progrès rapides réalisés en Chine en matière d’IA et de traitement de données en masse ont attisé l’appétit de ses régiments d’informaticiens pour l’acquisition des stocks et des flux de données qui se multiplient dans le monde. La connectivité universelle et l’existence de back doors sont des aubaines pour qui veut dominer le monde.
Global Switch, ou comment une société stratégique britannique passe sous contrôle chinois en trois étapes
Global Switch ou comment une société stratégique britannique passe sous contrôle chinois en trois étapes par Rémi Perelman, Asie21, janvier 2018 L’historique À l’origine. Global Switch Holdings, GS, est l’un des leaders mondiaux du marché des datacenters. Aldersgate Investments Ltd, l’une des sociétés du groupe financier britannique Reuben Brothers en avait pris le contrôle en … Lire la suite
Opération « Australia »
Faute de pouvoir investir l’Inde, la Chine cible l’Australie pour devenir une puissance indopacifique. Ce pays-continent dispose d’un territoire enviable, d’une importante communauté d’origine chinoise et pourrait constituer un relais vers l’Antarctique. Pékin se projetterait ainsi vers deux autres quasi-continents à sa mesure et de surcroît relativement vulnérables.
Australie : Ingérence chinoise… et réactions
L’influence chinoise en Océanie mérite l’attention. Plusieurs faits récents en témoignent. D’abord, la publication du Livre blanc de la politique étrangère australienne pour les dix années à venir montre que l’agressivité de Pékin suscite de l’anxiété. Puis, le journalisme d’investigation ayant patiemment mis en évidence les modalités de l’ingérence de la Chine en Australie, une législation destinée à y mettre fin a été mise en chantier à Canberra, provoquant l’ire de Pékin. La Nouvelle-Zélande présente les mêmes symptômes. La route de l’Antarctique serait-elle fermée ?
Opération Australia, la campagne d’influence de la Chine
Opération Australia,
La campagne d’influence secrète de la Chine en Australie,
Rémi Perelman, Asie21, janvier 2018
Pour devenir une puissance indopacifique – une visée à long terme – et faute de pouvoir investir l’Inde, la Chine cible l’Australie, territoire enviable et relais vers l’Antarctique. Pékin se projetterait ainsi vers deux autres quasi-continents à sa mesure, a priori relativement vulnérables de surcroît.
Dans cette perspective, les objectifs du Parti communiste chinois, PCC, sont au nombre de trois : contrôler les communautés soupçonnées d’hostilité à son égard, se doter de complices et, via de zélés donateurs, influencer favorablement le cours de la politique australienne.
Si l’agence de sécurité australienne, l’Australian Security Intelligence Organisation, l’ASIO, s’en inquiète aujourd’hui sérieusement, le caractère apparemment limité et subreptice des actions incriminées ne soulève pas de vagues sur le plan international, où l’attention est accaparée à juste titre par la première étape du processus qu’est l’avancée en mer de Chine du Sud.
Océans Indien et Pacifique : dialogue quadrilatéral de sécurité
Le 12 novembre 2017, en aparté à Manille, États-Unis, Japon, Australie, Inde ont revivifié le dialogue quadrilatéral de sécurité en région indo-pacifique. Ce qui inquiète la Chine qui y voit là l’émergence d’une coalition susceptible de nuire à ses intérêts dans les deux bassins des océans Indien et Pacifique.