À Anchorage, les 2 premières puissances mondiales ont montré aux yeux du monde leur complet désaccord. Émissions de CO2 par pays ou per capita, chacun accuse l’autre d’être le premier. La décarbonation entraîne une couteuse réorientation des économies. Les pays pauvres risquent d’en pâtir et c’est peut être là que se trouve le danger pour demain. La marge de manoeuvre américaine est faible.
Inde
Les forces armées indiennes « n’ont pas d’autre choix maintenant que de tenir le terrain face à la Chine »
Interview du général Alain Lamballe (vidéo)

Confrontées dans l’Himalaya à la puissante armée chinoise, les forces armées indiennes ne font pas le poids en termes militaires. La stratégie de New Delhi consisterait ainsi à multiplier les partenariats, les exercices et les achats d’armements avec les diplomaties occidentales. Décryptage du général Lamballe, spécialiste de l’Asie du Sud.
Le 13 avril, à New Delhi, Jean-Yves Le Drian s’est entretenu avec son homologue indien. Durant la rencontre, «tous les aspects du partenariat stratégique bilatéral ainsi que les défis régionaux et mondiaux» ont été abordés.
Lignes rouges –Jean-Baptiste Mendes reçoit le général Alain Lamballe, membre du groupe Asie21 et spécialiste de l’Asie du Sud au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R).
Sans la nommer, on a beaucoup pensé à la Chine lors de ces échanges. Le 15 juin 2020, un face-à-face entre les armées chinoises et indiennes dans l’Himalaya avait fait au moins vingt morts côté indien. Si «les tensions se sont amenuisées sur le plan militaire», le général Alain Lamballe, spécialiste de l’Asie du Sud n’observe pas de «véritable désengagement des forces». Les Indiens «n’ont pas d’autre choix maintenant que de tenir le terrain face à la Chine», d’après lui. Ainsi New Delhi se rapproche de plus en plus formellement des positions occidentales. Notamment en participant à des exercices militaires au sein du Quad, l’alliance regroupant l’Inde, les Etats-Unis, le Japon et l’Australie. Par ailleurs, l’Inde s’efforce de moderniser ses forces armées. D’où l’achat récent de trente-six Rafale à la France et la volonté d’acquérir des S-400, les systèmes de défense antiaérienne à la Russie :
«Il y a une différence de potentiel considérable entre l’armée chinoise et l’armée indienne, dans les effectifs, les équipements et surtout les armements», explique Alain Lamballe.
France et l’Inde (La) des origines à nos jours, par Jacques Weber. Tome 2, 2020
Tome 2 : les comptoirs sous trois Républiques
(1870-1963)
Grappillages Asie21 n° 148
Chine – Afrique Angola : exigences Angola – États-Unis: surenchère Angola – Royaume-Uni : concurrence inversée Côte d’Ivoire : cacao Tanzanie – Afrique de l’Est : difficultés Chine – Allemagne Réaction en vue ? Chine – Brésil Un consultant de choix Chine – Italie – France Une question Chine – Union européenne Difficile ratification Corée … Lire la suite
Inde – Chine : Désengagement des troupes indiennes et chinoises autour du lac Pangong
Le désengagement partiel des troupes indiennes et chinoises autour du lac Pangong ne met pas fin à la crise opposant au Ladakh l’Inde à la Chine. Pour parer à toute avancée nouvelle de troupes chinoises, sur les rives du lac et plus au nord dans la plaine de Depsang, l’Inde devra maintenir des unités au contact.
Indo-Pacifique – Pays-Bas : Retour à Batavia
Les Pays-Bas, revenant sur leur passé, ont récemment défini leur vision de la région indo-pacifique, RIP. Trois siècles et demi de présence coloniale en Indonésie, l’une des plus longues de l’histoire, n’ont pas été effacés par une absence de 75 ans. Au 17e siècle, la Compagnie des Indes orientales édifie Batavia comme capitale de son empire sur les ruines de Jayakerta, dont le nom, Jakarta, est repris à l’indépendance, en 1945. Aujourd’hui, une nouvelle vision – voulue comme intégrée à celle qu’ils voudraient voir adoptée par l’UE – s’impose aux Pays-Bas pour garantir que leurs intérêts économiques et politiques dans le pôle de croissance le plus important du monde continuent d’être adéquatement défendus.
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FAITS
Le 13 novembre 2020, après la France et l’Allemagne, les Pays-Bas étaient le troisième pays membre de l’UE à publier un document destiné à renforcer la coopération nationale et européenne en Indo-Pacifique. Le Royaume-Uni venait de publier le sien. Le Danemark semble vouloir faire de même.
Chine – Inde – Népal – Bhoutan : Politique démographique de la Chine et de l’Inde dans leurs zones frontalières himalayennes
La Chine consolide son occupation des territoires himalayens limitrophes de l’Inde, du Népal et du Bhoutan en développant de nouveaux villages. Tout au contraire, les villages indiens frontaliers de la Chine se dépeuplent, voire disparaissent.
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Chine – mers de Chine : Entrée en vigueur de la loi chinoise sur l’exercice du droit de l’État en mer : perspective de crises majeures
Le 22 janvier 2021, le Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire chinoise a promulgué la nouvelle « loi de la république populaire de Chine sur la police maritime ». Elle permettra aux garde-côtes chinois d’exercer le droit de l’État en mer sur toutes les zones maritimes revendiquées par Pékin au-delà de ses droits légitimes en mer de Chine de l’Est et du Sud ainsi que dans le détroit de Taïwan, et ainsi de mener des opérations de police dans plusieurs secteurs des zones économiques exclusives de ses voisins et en haute mer. En s’arrogeant un tel droit la Chine renforcera ses prétentions sur des espaces marins internationaux. Si les pays d’Asie du Sud-Est et les pays dont les marines fréquentent ces mers ne se liguent pas pour exiger immédiatement l’abolition ou la rectification d’une telle loi, son application, effective depuis le 1er février, conduira fatalement à des passes d’armes violentes entre garde-côtes chinois et forces navales sud-est asiatiques ainsi que celles des États-Unis et de leurs alliés.
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On the 22nd of January 2021 the Standing committee of Chinese People’s National Congress adopted the new “law of the People’s Republic of China on the maritime police”. That law shall allow the Chinese coast guards to enforce the maritime law all over the maritime areas that Peking is claiming beyond its legitimate rights in the East and South China seas as well as in the Taiwan strait, and thus to conduct maritime police operations over different parts of the exclusive economic zones of the other coastal States of the two seas, and over the remaining part of high sea in between in the South China sea. By availing itself with such prerogatives China will strengthen its claims over international maritime areas. If the South-East Asian Nations and the countries whose merchant ships and navies are accustomed to cross those seas or exercise there do not immediately demand the abolition or the modification of that law, it shall inevitably lead to violent clashes of arms between Chinese coast guards and the South East Asian countries’ naval forces and those of the United States and its allies.
Indo-Pacifique – Royaume-Uni : Désormais, l’air du large
Le Royaume-Uni vient de dessiner l’avenir qu’il se souhaite à l’est de Suez : le retour dans une forme néo-impériale, appuyé sur une longue histoire dans l’océan Indien et une série d’alliances nouvelles ou renouvelées dans la région. Pressé également d’étendre ses marchés, il se promet d’y être un protecteur et promoteur des règles internationales et le héraut de la lutte contre le réchauffement climatique. Résolument adossé aux États-Unis et hostile à la Chine populaire, il se pose en homologue sinon en alternative de l’Union européenne.
Inde – France : Développement des relations militaires entre l’Inde et la France
L’Inde et la France renforcent leurs relations militaires, en développant notamment la coopération en océan Indien.
Une diplomatie militaire indienne en développement
Les divers déplacements du chef d’état-major de l’armée de terre indienne dans les pays voisins, au Moyen-Orient et en Corée du Sud montrent que New Delhi implique désormais les militaires dans la diplomatie.
Chine – Asie : Les drones sous-marins, une nouvelle donne. La grande muraille chinoise sous-marine
Les agences de presse occidentales, reprises par la plupart des médias, ont rapporté la remontée dans ses filets, le 20 décembre 2020, d’un engin de 100 kg, par un pêcheur indonésien au large des îles Selayar.
Chine : Un pays a-t-il le droit de manipuler son climat sans demander l’accord du reste de la planète ?
Le 2 décembre 2020, la Chine a annoncé qu’elle compte, d’ici 2025, contrôler le climat de plus de la moitié de son territoire, soit environ une fois et demie la superficie de l’Inde.
On 2nd of December 2020, China has announced that it plans to control the climate of more than half of its territory (about one time and a half of the size of India), by 2025.
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 146/2021-01 – sommaire
🐁. 1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN 🐃
EXTRÊME-ORIENT
Chine Le pari de la civilisation écologique de Xi Jinping, Maurice Rossin, Asie21
Grappillages Asie21 n° 145/2020-12
Chine Mise à profit de Macao pour le Davos chinois Chine – Angola L’aéroport de Luanda, enfin ! Chine – Cap Vert Fierté Chine – Golfe de Guinée Toujours le piratage Chine – Brésil Un jeu dangereux Chine – France BYD en flèche Chine – Macao – Cap-Vert Tribulations d’un Chinois de Macao Cambodge – … Lire la suite
Pakistan – Chine : Le CPEC, axe et obstacles
L’avancement des différents programmes qui composent l’initiative chinoise du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC*) fléchit. Les raisons en sont multiples. Celle de la corruption a pris de telles proportions que même Pékin s’en alarme ! Si l’on excepte les projets ponctuels comme les centrales électriques, les difficultés que rencontre celui de l’axe ferré central sont préoccupantes tant pour Pékin qu’Islamabad. Sans la réalisation complète de cet axe, la raison d’être du CPEC, après avoir miroité, disparaîtrait comme une bulle de savon. Les deux régions situées à ses extrémités constituent de redoutables obstacles : le Baloutchistan au sud, le Gilgit-Baltistan au nord.
Progress on the various programs that make up the China-Pakistan Economic Corridor (CPEC *) initiative is weakening. There are multiple reasons. That of corruption has grown to such proportions that even Beijing is alarmed! With the exception of one-off projects such as power plants, the difficulties facing the central rail line are worrying for both Beijing and Islamabad. Without the full realization of this axis, the raison d’être of the CPEC, after having sparkled, would disappear like a soap bubble. The two regions located at its extremities constitute formidable obstacles: Balochistan to the south, Gilgit-Baltistan to the north.
Pakistan : Le Gilgit-Baltistan, future 5e province pakistanaise
Le Gilgit-Baltistan deviendra la 5e province pakistanaise. Cela renforcera son appartenance au Pakistan qui continue de revendiquer l’autodétermination des Cachemiris sous administration indienne. Pour préserver l’avenir de l’ensemble du Cachemire, le statut de province sera attribué au Gilgit-Baltistan à titre provisoire.
Chine – Mers de Chine : Loi chinoise en gestation sur l’exercice du droit de l’État en mer : perspective de crises majeures
Le 5 novembre 2020 l’Assemblée nationale populaire chinoise a publié l’ébauche d’une future « loi de la république populaire de Chine sur la police maritime ». Elle permettra aux garde-côtes chinois d’exercer le droit de l’État en mer sur toutes les zones maritimes revendiquées par Pékin au-delà de ses droits légitimes en mer de Chine de l’Est et du Sud ainsi que dans le détroit de Taïwan, et ainsi de mener des opérations de police dans plusieurs secteurs des zones économiques exclusives de ses voisins et en haute mer. En s’arrogeant un tel droit la Chine renforcera ses prétentions sur des espaces marins internationaux. Si les pays d’Asie du Sud-Est et les pays dont les marines fréquentent ces mers n’exigent pas immédiatement l’abolition ou la rectification de ce projet, l’application de la nouvelle loi, une fois adoptée, conduira fatalement à des passes d’armes violentes entre garde-côtes chinois et forces navales sud-est asiatiques ainsi que celles des États-Unis et de leurs alliés.
On the 5th of November 2020 the Chinese People’s National Congress published the draft of a future “law of the People’s Republic of China on the maritime police”. That law shall allow the Chinese coast guards to enforce the maritime law all over the maritime areas that Peking is claiming beyond its legitimate rights in the East and South China seas as well as in the Taiwan strait, and thus to conduct maritime police operations over different parts of the exclusive economic zones of the other coastal States of the two seas and over the remaining part of high sea in the South China sea. By availing itself with such prerogatives China will strengthen its claims over international maritime areas. If the South-East Asian Nations and the countries whose merchant ships and navies are accustomed to cross those seas or exercise there do not immediately demand the abolition or the modification of that project, that law once adopted shall inevitably lead to violent clashes of arms between Chinese coast guards and the South East Asian countries’ naval forces and those of the United States and its allies.
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 145/2020-12 – sommaire
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN EXTRÊME-ORIENT Chine Le 5e plénum du Comité central décide d’un plan quinquennal 2021-2025 ambitieux, Philippe Delalande, Asie21 Chine-Inde-Bangladesh Aménagement du Yarlung Tsangpo, Alain Lamballe, Asie21 Chine – Mers de Chine Loi chinoise en gestation sur l’exercice du droit de l’État en mer : perspective de crises … Lire la suite