Chine – États-Unis : Blue Dot vs Routes de la soie

En juin 2021, Biden ranime l’initiative des « Points bleus » de son prédécesseur pour reprendre la main sur le pactole de la construction des infrastructures dans le monde, mouvement lancé par la Chine en 2013 avec les nouvelles Routes de la soie (BRI*). Le camp occidental ne peut laisser à la puissance chinoise l’exclusivité de l’exploitation de la « connectivité », magnifiée comme l’un des moteurs du développement économique universel et facteur d’influence politique. Il veut se distinguer de son « compétiteur systémique » en mettant l’accent sur le respect des normes environnementales et de l’équilibre financier des pays bénéficiaires.

In June 2021, Biden revived the “Blue Points” initiative of his predecessor to regain control of the jackpot for building infrastructure around the world, a movement launched by China in 2013 with the new Silk Roads (Belt and Road Initiative, BRI). The Western camp cannot leave to the Chinese power the exclusive right to exploit « connectivity », magnified as one of the engines of universal economic development and a factor of political influence. It wants to distinguish itself from its « systemic competitor » by emphasizing compliance with environmental standards and the financial balance of recipient countries.

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Pakistan – Chine : Le CPEC, axe et obstacles 

L’avancement des différents programmes qui composent l’initiative chinoise du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC*) fléchit. Les raisons en sont multiples. Celle de la corruption a pris de telles proportions que même Pékin s’en alarme ! Si l’on excepte les projets ponctuels comme les centrales électriques, les difficultés que rencontre celui de l’axe ferré central sont préoccupantes tant pour Pékin qu’Islamabad. Sans la réalisation complète de cet axe, la raison d’être du CPEC, après avoir miroité, disparaîtrait comme une bulle de savon. Les deux régions situées à ses extrémités constituent de redoutables obstacles : le Baloutchistan au sud, le Gilgit-Baltistan au nord.

Progress on the various programs that make up the China-Pakistan Economic Corridor (CPEC *) initiative is weakening. There are multiple reasons. That of corruption has grown to such proportions that even Beijing is alarmed! With the exception of one-off projects such as power plants, the difficulties facing the central rail line are worrying for both Beijing and Islamabad. Without the full realization of this axis, the raison d’être of the CPEC, after having sparkled, would disappear like a soap bubble. The two regions located at its extremities constitute formidable obstacles: Balochistan to the south, Gilgit-Baltistan to the north.

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Chine – Pakistan : Islamabad reprend la main sur le Corridor

Face à des besoins croissants, l’économie pakistanaise souffre de nombreux maux, ceux notamment de la médiocrité des infrastructures et d’une pénurie d’énergie criante. La proposition chinoise d’un « Corridor économique » y avait trouvé, en 2015, l’accueil empressé du Premier ministre de l’époque. Son successeur depuis août 2018, Imran Khan, sans repousser l’aide de Pékin, s’est rapidement soucié de la rééquilibrer en faisant notamment appel aux pays investisseurs du Golfe. Pour leur part, les États-Unis aimeraient ne pas se voir évincés et la Chine assure accepter la participation financière de pays-tiers.

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Chine : Routes de la soie dans les Balkans

Tels qu’ils sont réalisés, les projets des Routes de la soie dans certains pays des Balkans sont autant d’obstacles à leur entrée dans l’Union européenne alors que l’intérêt de la Chine serait de disposer d’alliés à l’intérieur de celle-ci. Pékin agirait-il pour le compte de Moscou ?

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Birmanie – Chine : Un corridor économique semé d’embûches

Les deux pays voisins que sont la Birmanie et la Chine ont des liens très anciens et des populations frontalières cousines germaines. Les sanctions économiques appliquées à l’encontre du gouvernement de la junte militaire après l’invalidation des élections de 1990 remportées par la Ligue nationale pour la démocratie ont, par contrecoup, ouvert largement la porte à l’influence et aux investissements chinois sans s’inféoder pour autant à Pékin. Des liens économiques forts ont été tissés entre la Birmanie et les provinces du Yunnan et du Sichuan. Le retour à la démocratie en 2015 n’a été qu’un bref moment d’ouverture avant que la répression des Rohingyas, fermant le pays à nouveau, ne redonne la main à Pékin, bien décidé à arrimer son voisin avec un corridor économique. Mais la route va être longue.

The two neighbouring countries of Burma and China have very old ties and close border populations. The economic sanctions imposed on the government of the military junta after the invalidation of the 1990 elections won by the National League for Democracy have, in turn, largely opened the door to Chinese influence and investment without to be able to infer in Beijing. Strong economic ties have been forged between Burma and the provinces of Yunnan and Sichuan. The return to democracy in 2015 was only a brief moment of opening before the Rohingya crackdown, closing the country, give again a hand to Beijing, determined to lash up its neighbour with an economic corridor. But the road will be long …

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