1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
Afghanistan – Asie centrale Peuvent-ils vivre ensemble ? Patrick Dombrowsky, Asie21
Chine La peste porcine sous contrôle. Analyse d’un succès, Maurice Rossin, Asie21
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
Afghanistan – Asie centrale Peuvent-ils vivre ensemble ? Patrick Dombrowsky, Asie21
Chine La peste porcine sous contrôle. Analyse d’un succès, Maurice Rossin, Asie21
Alain lamballe, VA éditions , mars 2018.

Cet ouvrage, le premier et le seul à traiter du sujet, offre au lecteur une étude complète sur les Pachtouns, leur histoire, leur espace géographique, leur société et leurs aspirations politiques. Il présente plusieurs scénarios possibles sur l’avenir de la région qu’ils occupent en Afghanistan et au Pakistan.
Les Pachtouns défraient la chronique parce qu’ils constituent le noyau dur de l’insurrection pachtoune qui secoue l’Afghanistan et le Pakistan. Chez les Pachtouns, l’idéologie prime sur le sentiment nationaliste. Celui-ci est en berne mais pourrait renaître.
La Russie, assez isolée sur la scène internationale, cherche à nouer des partenariats afin de redynamiser son économie. Dans cette perspective, elle utilise l’Union économique eurasiatique dont elle est le membre dominant.
Russia, quite isolated on the international scene, is seeking to forge partnerships in order to revitalize its economy. In this perspective, it uses the Eurasian Economic Union of which it is the dominant member.
La Russie souhaite développer sa présence en Asie du Sud-Est (Vietnam, Laos, Malaisie, Indonésie…). La vente d’armement et la formation des cadres militaires en constituent la modalité privilégiée, notamment en Birmanie.
À l’occasion d’un entretien en visioconférence, le 28 juin 2021, les présidents chinois et russe ont prolongé pour cinq ans le Traité de bon voisinage, d’amitié et de coopération conclu le 18 juillet 2001. Ils ont apposé leur signature à une déclaration conjointe dans laquelle sont exposés les différents aspects des rapports entre les deux pays et les domaines de leur coopération. La prolongation prendra date à partir de février 2022, afin de marquer le vingtième anniversaire de la ratification du traité par les parlements des deux pays.
Alors que l’envoyé spécial de Biden est à Moscou le 12 juillet 2021 pour parler du réchauffement climatique, on apprend que de vastes étendues de la forêt boréale russe brûlent.
Asean Divergences Chine – Afrique Angola : comment s’en éloigner ? Mozambique : le BTP à la manœuvre Mozambique : les grands du BTP Mozambique : investissement dans l’électricité Nigéria : dangereux golfe de Guinée Chine – Brésil Le poids de Huawei Corée du Nord Piratage informatique Inde – Brésil Vaccin … Lire la suite
La mauvaise situation économique des pays centre-asiatiques ex-soviétiques encourage les migrations vers la Russie voisine qui a besoin de main d’œuvre.
À l’approche de la rencontre Biden-Poutine du 16 juin 2021 à Genève, d’importantes divergences empêchent les deux parties de trouver un accord sur l’ordre du jour des entretiens. Les Russes affirment être prêts à discuter de n’importe quel sujet, alors que les Américains souhaitent, selon Moscou, circonscrire les débats.
Asie – Chine – Mozambique En embuscade La poursuite des attaques de groupes se revendiquant du djihadisme et l’incapacité du gouvernement mozambicain à s’y opposer conduisent les majors des producteurs de [..] Chine – Afrique Surveillance électronique À l’image de la Chine, les pays africains, de plus en plus nombreux, mettent en place les multiples … Lire la suite
Après que le gouvernement philippin a révélé, le 21 mars 2021, la présence indue de 220 bateaux des milices maritimes chinoises sur le haut-fond Whitsun, dans la zone économique exclusive (ZEE) du pays, ses velléités de réaction se heurtent à une impavide immobilité chinoise. Dans les rangs même du gouvernement philippin, et dans son opposition, le mécontentement frémit tandis que le président Duterte, toujours aussi soucieux de maintenir la qualité de ses relations de tributaire avec la Chine, déclare « bon à jeter à la corbeille » le jugement rendu par la Cour permanente d’arbitrage le 12 juillet 2016 et, à côté de cela, participe en visioconférence au 6e dialogue bilatéral avec Xi Jinping.
After the Filipino government made known, on March 21, 2021 the undue presence of 220 ships of the Chinese maritime militias on Whitsun reef, in Philippines exclusive economic zone (EEZ), Manila vain attempts to react are confronted to a Chinese unwavering immobility. As discontent is growing among some officials of the Filipino government, and among opponents as well, about their president’s policy towards China regarding the country’s trampled interests in the South China Sea, Rodrigo Duterte, still anxious to keep his tributary relations with China at the best possible level, dared to qualify the award pronounced by the Permanent Court of Arbitration on July 12, 2016 « just paper » fit for the “waste basket”. And besides that he hold with Xi Jinping, by videoconference, the sixth bilateral round of negotiations between the two countries.
Le 20 mai 2021, à la conférence de l’Arctique à Reykjavik, la Russie affirmait sa présence sur son long flanc nord sibérien. Huit jours plus tôt, la Chine avait réuni les 5 pays d’Asie centrale (C5) à Xi’an pour parler de sécurité et de développement sur le flanc sud de la Russie, absente car non invitée. Cette première réunion fut discrète avec une date annoncée 2 jours auparavant. La concomitance des dates en mai 2021 et le choix de l’ancienne capitale chinoise Xi’an conduisent à s’interroger. Assiste-t-on à une revanche du lettré chinois sur le cosaque conquérant du traité de Nertchinsk de 1689, ou au dernier épisode du Great Game de Kipling, commencé il y a 200 ans entre Russie et Grande-Bretagne ? Et si ce n’était qu’un pas vers le changement de parrain de la région, le pragmatisme chinois incorporant son nouveau rapport de puissance économique avec l’ami russe. La structuration géopolitique actuelle de l’Asie centrale est inefficace pour traiter des 2 priorités régionales, le départ des troupes américaines de l’Afghanistan et la situation au Xinjiang. Un nouvel instrument régional plus adapté et sous direction chinoise, le C5 +1, s’imposait il ?
L’annonce faite le 8 mai 2021 par le secrétaire à la Défense Lloyd Austin que le retrait complet des troupes américaines d’Afghanistan sera effectif le 1er septembre 2021 suscite l’inquiétude chez les voisins de ce pays et tout particulièrement au Tadjikistan et en Ouzbékistan.
Évacuation de personnel diplomatique en poste en Corée du Nord
Chine Subtilités Chine – Brésil Covid-19 oblige Chine – États-Unis La voiture électrique, champ de guerre Chine – Guinée Bissau Opportunisme actif Chine – Portugal Macao bâillonné Chine – Suisse Durcissement Chine – Tanzanie Insistance Corée du Sud – Indonésie Avion de combat Inde – Russie – États-Unis Vers un revirement ? Japon – Australie … Lire la suite
Contrairement aux prévisions des généraux birmans, leur reconquête du pouvoir n’a fait qu’exacerber l’hostilité de la population à leur égard. Le temps n’est plus en effet où l’armée pouvait se prévaloir de son prestige et de son autorité pour convaincre le peuple de la nécessité de son intervention. Elle est considérée désormais comme une caste de privilégiés et de profiteurs, qui vit dans un monde révolu. Les manifestations et les grèves ne cessent pas en dépit de la répression et des centaines de morts qu’elle a causés.
Le 21 mars 2021 les Philippins révèlent avoir découvert, le 7 mars, la présence de 220 bateaux de pêche chinois sur le haut-fond Whitsun, dans les Spratleys, en violation complète du droit de la mer relatif aux activités étrangères dans la zone économique exclusive (ZEE) d’un autre État, en l’occurrence celle des Philippines. Or il s’avère que les contrevenants appartiennent aux milices maritimes chinoises et que, selon les indices recueillis et l’histoire d’un passé récent, elles amorcent une annexion prochaine du récif. Le mode opératoire qui se dessine apparaît en effet pouvoir se calquer sur celui qui a été mis en œuvre par les Chinois à partir de 1995 pour s’emparer du haut-fond Mischief, puis le transformer complètement en île artificielle et en plateforme militarisée à partir de 2016.
Pragmatisme et politique se mêlent pour compléter, par des importations, l’autosuffisance de 1,4 milliard d’estomacs. Le Brésil est sorti vainqueur de cette course au marché chinois et la Russie la grande perdante. Il y a des leçons à tirer de ces résultats, pour le Brésil sur les conséquences de sa dépendance, et pour la Russie, des conséquences de son absence.
Interview du général Alain Lamballe (vidéo)

Confrontées dans l’Himalaya à la puissante armée chinoise, les forces armées indiennes ne font pas le poids en termes militaires. La stratégie de New Delhi consisterait ainsi à multiplier les partenariats, les exercices et les achats d’armements avec les diplomaties occidentales. Décryptage du général Lamballe, spécialiste de l’Asie du Sud.
Le 13 avril, à New Delhi, Jean-Yves Le Drian s’est entretenu avec son homologue indien. Durant la rencontre, «tous les aspects du partenariat stratégique bilatéral ainsi que les défis régionaux et mondiaux» ont été abordés.
Lignes rouges –Jean-Baptiste Mendes reçoit le général Alain Lamballe, membre du groupe Asie21 et spécialiste de l’Asie du Sud au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R).
Sans la nommer, on a beaucoup pensé à la Chine lors de ces échanges. Le 15 juin 2020, un face-à-face entre les armées chinoises et indiennes dans l’Himalaya avait fait au moins vingt morts côté indien. Si «les tensions se sont amenuisées sur le plan militaire», le général Alain Lamballe, spécialiste de l’Asie du Sud n’observe pas de «véritable désengagement des forces». Les Indiens «n’ont pas d’autre choix maintenant que de tenir le terrain face à la Chine», d’après lui. Ainsi New Delhi se rapproche de plus en plus formellement des positions occidentales. Notamment en participant à des exercices militaires au sein du Quad, l’alliance regroupant l’Inde, les Etats-Unis, le Japon et l’Australie. Par ailleurs, l’Inde s’efforce de moderniser ses forces armées. D’où l’achat récent de trente-six Rafale à la France et la volonté d’acquérir des S-400, les systèmes de défense antiaérienne à la Russie :
«Il y a une différence de potentiel considérable entre l’armée chinoise et l’armée indienne, dans les effectifs, les équipements et surtout les armements», explique Alain Lamballe.
Dans une lettre ouverte à Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN, plusieurs haut gradés de l’Armée regroupés au sein du Cercle de Réflexion Interarmées (CRI) s’insurgent contre le projet « OTAN 2030 » qui, selon eux, affaiblit notamment la souveraineté de la France.
Elle concerne au premier chef deux pays, Russie et Chine, qui entrent dans le champ d’Asie21.
Nous la reproduisons ici.