Le déclin des relations commerciales entre l’Australie et la Chine, son principal partenaire commercial, s’accélère.
The decline in trade relations between Australia and China, its main trading partner, is accelerating.
Le déclin des relations commerciales entre l’Australie et la Chine, son principal partenaire commercial, s’accélère.
The decline in trade relations between Australia and China, its main trading partner, is accelerating.
Encadré attaché à l’article de Rémi Perelman in Asie21 n° 143/2020-10
Réunions tenues avant la réunion du Quad (été 2020)
Le premier dialogue trilatéral entre l’Australie, la France et l’Inde s’est tenu par visioconférence le 9 septembre 2020.
La Chine qui, en 5 ans, a fait de l’Australie un grand exportateur de vin, pourrait en quelques mois réduire ce secteur à néant. Le marché chinois continuera à être importateur. Qui l’alimentera ? la France au nom de la tradition, ou le Chili et l’Italie au nom du dynamisme des 5 dernières années ?
Le Japon a décidé de renforcer les capacités de son Bureau de politique de défense avec l’objectif d’améliorer sa coordination en matière de défense avec l’Inde, l’Australie et certains pays d’Asie du Sud-Est.
En écho aux campagnes menées aux États-Unis et en Europe contre la politique d’expansion chinoise, un groupe de parlementaires occidentaux, essentiellement européens et anglo-saxons (Australie, Nouvelle Zélande) a fondé le 5 juin 2020 une Alliance interparlementaire sur la Chine (en anglais IPAC) dont le but est officiellement de contrecarrer les agissements et les « ambitions futures » de la république populaire de Chine et du Parti communiste chinois, de s’opposer à leur politique d’ « expansion de leur influence globale », qui constituent des « défis aux États démocratiques ».
La menace chinoise de création d’une zone d’identification et de défense aérienne au-dessus de la mer de Chine du Sud est toujours d’actualité et peut être mise à exécution du jour au lendemain, sans préavis. Ce sera un pas de plus dans la mainmise de la Chine sur cet espace marin et aérien international en tant que tout. Ce sera aussi un nouveau défi au droit international de la mer et contre ceux qui le défendent.
The Chinese threat to create an air defense and identification zone above the South China Sea remains genuine and can be implemented at any time without any prior notice. That will be a new step forwards towards the full Chinese grasp over that international area as a whole, sea and air above all included, and a new defiance against the primacy of the international law of the sea and against all those who are defending that law.
Alors que l’Alliance atlantique peine à se réinventer, son secrétaire général semble tenté par un rapprochement avec certains pays d’Asie-Pacifique pour faire face à la montée en puissance d’une Chine identifiée comme étant la principale source du changement de l’équilibre mondial des pouvoirs.
La menace chinoise de création d’une zone d’identification et de défense aérienne au-dessus de la mer de Chine du Sud est toujours d’actualité et peut être mise à exécution du jour au lendemain, sans préavis. Ce sera un pas de plus dans la mainmise de la Chine sur cet espace marin et aérien international en tant que tout. Ce sera aussi un nouveau défi au droit international de la mer et contre ceux qui le défendent.
Le nouvel accord de défense entre l’Inde et l’Australie permettra un accès réciproque à certaines bases militaires des deux pays pour un soutien logistique.
Encouragés par les bons résultats obtenus dans leur lutte contre la propagation de la covid-19, les deux pays réfléchissent à la création d’un espace commun, parfaitement maîtrisé sur le plan sanitaire, qui permettrait la libre circulation de leurs ressortissants pour des motifs touristiques. Ils envisageraient, par la suite, d’ouvrir cette « bulle » aux États océaniens. Une initiative qui pourrait déboucher sur de substantiels bénéfices pour Canberra et Wellington tant sur le plan économique que diplomatique et stratégique.
Pour la première fois dans l’histoire de l’Australie, la plus grande puissance économique du monde sera située en Asie. Il lui faut reconsidérer le fondement de sa politique sécuritaire qui date encore aujourd’hui des années 1950.
Saisissant la fenêtre d’opportunité qu’offre la sidération provoquée par la crise du coronavirus dans le monde, la Chine profite de cet avantage pour accentuer ses activités destinées à renforcer sa domination en mers de Chine de l’Est, du Sud et dans toute la périphérie maritime de Taïwan. Mais c’est sans compter la capacité de résilience américaine.
Taking advantage of the opportunity of the amazement caused by the coronavirus crisis in the World, China increases its activities in order to reinforce its domination in the East and South China seas and all around Taïwan. But that was without taking into account the US capacity of resilience.
Par le général (2s) Daniel Schaeffer, membre du groupe de réflexion Asie21
24 avril 2020
(Reproduction intégrale par tout média intéressé,
autorisée avec prière de mentionner la source)
Autant il apparaît inconcevable d’accuser la Chine d’avoir sciemment déclenché la guerre biologique toujours en cours, autant est-il, au contraire, tout à fait concevable qu’elle l’ait provoquée accidentellement, en laissant échapper le virus du laboratoire P4 de Wuhan. Ce que nie farouchement le professeur Yuan Zhiming, directeur des lieux. Mais, aussi respectable que soit ce scientifique, aussi sincères que puissent paraître ses déclarations, la propagande chinoise a tant de fois depuis le début de la crise essayé de faire porter le chapeau à d’autres Etats, dont les Etats-Unis, voire l’Italie, tant de fois menti sur le nombre de victimes du pays, tout comme ses autorités scientifiques ont caché le fond de leurs recherches in situ, que l’on ne peut pas empêcher le doute de s’installer.
La « Multilatéralisation de l’Initiative de Chiang Mai », qui vient de fêter son dixième anniversaire aurait grand intérêt à accueillir l’Australie et la Nouvelle-Zélande, un renforcement qui pourrait se révéler opportun pour affronter la crise qui se profile dans le sillage de la pandémie de covid-19 et constituer le premier organisme d’intervention financière de l’Indo-Pacifique.
Divers incidents récents prouvent que les Chinois n’hésitent pas à utiliser des armes à rayons lasers contre les aéronefs américains et australiens, dans n’importe quel secteur du monde où ceux-là considèrent faire l’objet de recherche agressive de renseignement militaire à leur encontre.
Some recent incidents demonstrate that the Chinese do not waver to use laser beam weapons against American and Australian aircrafts, anywhere in the World when they consider being targeted by offensive military intelligence activities from others.
Jusqu’à présent protégées par leur relatif isolement et leur éloignement des grands foyers de contamination, les îles du Pacifique sont désormais rattrapées par la pandémie de coronavirus. Cette crise sanitaire pourrait bien avoir pour elles des conséquences catastrophiques. Plus que jamais le soutien de leurs partenaires régionaux s’avèrera nécessaire pendant mais aussi après la pandémie.
La « Multilatéralisation de l’Initiative de Chiang Mai », qui vient de fêter son dixième anniversaire aurait grand intérêt à accueillir l’Australie et la Nouvelle-Zélande, un renforcement qui pourrait se révéler opportun pour affronter la crise qui se profile dans le sillage de la pandémie de covid-19 et constituer le premier organisme d’intervention financière de l’Indo-Pacifique.
La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a effectué du 24 au 27 février 2020 une visite d’État aux Fidji ; la première depuis celle, en 2016, de son prédécesseur John Key, qui confirma le « retour en grâce » du « turbulent » Premier ministre fidjien, Franck Bainimarama, auteur d’un coup d’État militaire en 2006. L’Australie et la Nouvelle-Zélande avaient alors imposé un sévère régime de sanctions jusqu’au retour de la démocratie dans l’archipel1. Pour l’heure, les relations entre Wellington et Suva sont au beau fixe, chacun entendant bien en tirer le plus grand bénéfice.
« En s’en tenant formellement à la recherche scientifique dans le respect du droit de la mer », la Chine parcourt l’Indo-Pacifique en surface et dans les grands fonds, en s’attachant particulièrement aux secteurs maritimes sensibles. Elle surveille ainsi les routes du trafic de ses navires marchands tout en jalonnant le futur théâtre de ses activités navales.