Chine – Niger – Bénin : Patience et longueur de temps

La Chine, à petits pas, mais sur des secteurs qu’elle considère essentiels, a renforcé son implantation au Niger, apaisant discrètement mais partiellement la mésentente entre ce pays et le Bénin. Ce faisant, elle marque des points contre les États-Unis et la France, et s’affirme devant le continent africain.

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Entre Xi Jinping, Poutine et Zelensky, l’initiative d’Orban pour le retour de la paix en Ukraine

Par le général (2s) Daniel Schaeffer, membre du groupe Asie21-Futuribles, ancien attaché de défense en Thaïlande, Vietnam et Chine

Reproduction autorisée sous réserve de mentionner la source Asie21 (www.Asie21.com)

Le 8 juillet 2024, Viktor Orban, premier ministre de Hongrie et président de l’Union européenne jusqu’en décembre, vient d’achever sa visite en Chine pour s’entretenir, entre autres, de la perspective d’un cessez-le-feu en Ukraine et des négociations de paix qui s’ensuivraient. Cette « mission 3.0 », comme il l’appelle, fait suite aux deux démarches identiques qu’il a accomplies les 2 et 5 juillet respectivement auprès des présidents ukrainien et russe sachant que, du côté russe, Vladimir Poutine a déjà proposé au moins par quatre fois de négocier et se montre prêt à un cessez-le-feu. Malheureusement il présente des conditions nettement irrecevables, voire bloquantes. Mais au moins, il y a un espace d’ouverture, bien que très étroit, mais ouverture quand même. En revanche, Zelensky, dans son entêtement à vouloir poursuivre la guerre avec le vain espoir de rétablir une situation qui lui est peu favorable, n’a pas donné de réponse franche à Orban.

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Taïwan – Chine – États-Unis : La Chine pourrait prendre le contrôle de Taïwan sans combat et sans contre-attaque

Des experts de groupes de réflexion américains AEI* et ISW* ont averti que la Chine pourrait « prendre le contrôle » de Taïwan sans recourir à la guerre en procédant en quatre étapes avant les élections taïwanaises de 2028 en utilisant la « stratégie de coercition hybride » qui combine forte et faible intensités. Un expert taïwanais analyse le handicap des États-Unis face à cette situation.

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Grappillages Asie21 n° 184/2024-06

Chine – Brésil

  • Acier
  • Babioles

Chine – Mexique Ay ! Ces drones

Corée du Sud – Afrique Bousculade

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Singapour : Les défis du nouveau Premier ministre

Singapour a un nouveau Premier ministre depuis le 15 mai 2024. Ce bureaucrate méritant met en avant l’importance du consensus et de la continuité. Le risque d’une transition désordonnée est encadré par les institutions qui permettent de choisir le chef de l’exécutif dans un vivier de responsables compétents. Le passage en douceur à Lawrence Wong démontre avec force que le succès de Singapour n’est pas lié à une seule personne, mais qu’il est plutôt le fruit d’un système qui donne la priorité au mérite, à la continuité et au consensus. Le temps de mettre en selle un prochain Lee ?

Singapore has a new Prime Minister since May 15, 2024. This deserving bureaucrat emphasizes the importance of consensus and continuity. The risk of a disorderly transition is mitigated by institutions that allow the head of the executive to be chosen from a pool of competent officials. The smooth transition to Lawrence Wong demonstrates forcefully that Singapore’s success is not linked to a single person but is rather the fruit of a system that gives priority to merit, continuity and consensus. Time to saddle up the next Lee?

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L’engagement américain envers Taïwan : Taiwan Relations Act, les trois communiqués conjoints, les Six assurances

Base politique des relations sino-américaines

Taiwan Relation Act : Loi sur les relations avec Taïwan  (public law 96-8, 22 USC 3301 et suiv.)

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Chine – États-Unis – Europe : La Chine et le grand détournement

L’adaptation de l’économie chinoise est étonnante, surcapacité de son industrie ou sous-information de nos médias économiques ? Des considérations d’un économiste de renom, David P. Goldman, conduisent à s’interroger.

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Grappillages Asie21 n° 183/2024-04

Chine – Afrique Angola : dette Angola – États-Unis : inclinaison Cap-Vert : face à face Chine – Argentine  De base en base Chine – Brésil Coup de maître Picanha Chine – Suisse – Russie – Ukraine Chocolat Corée du Sud – Afrique – Angola K-Rice Belt Iran – Brésil Incohérence Japon – Brésil Viandes Visas Russie – … Lire la suite

Australie – Royaume-Uni – États-Unis – Japon : Aukus, vers un élargissement ?

Pensé pour renforcer la coopération militaro-technique entre les puissances alliées des États-Unis dans les régions euro-atlantique et indo-pacifique, l’Aukus pourrait bientôt s’élargir à de nouveaux membres. Dans leur communiqué du 8 avril, les trois pays fondateurs, l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis, ont indiqué « envisager de coopérer » avec le Japon sur des projets de capacités avancées de l’Aukus, Pillar II, le volet du Pacte consacré aux technologies de rupture. Un partenariat qui pourrait également concerner la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande, bien que les discussions ne soient pas aussi avancées. Il reste à définir les modalités d’une coopération avec ces deux acteurs aux rapports complexes avec Pékin et dont l’histoire douloureuse les a souvent divisés.

Designed to strengthen military-technical cooperation between U.S.-allied powers in the Euro-Atlantic and Indo-Pacific regions, the Aukus could soon expand to include new members. In their April 8 press release, the three founding countries – Australia, the United Kingdom and the United States – said they were « considering cooperating » with Tokyo on advanced capability projects for the Aukus, Pillar II, the part of the Pact dedicated to disruptive technologies. A partnership that could also involve Seoul and Wellington, although discussions are not as advanced. The modalities of cooperation with these two players, whose relations with Beijing are complex and whose painful history has often divided them, remain to be defined.

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Iran : L’effondrement des sanctions

Après quarante ans de sanctions et pour retrouver un niveau de vie qui s’est effondré, l’Iran s’est engagé avec succès dans une économie de la connaissance. En s’appuyant sur des savoir-faire propres qui se substituent aux technologies occidentales, il vient d’investir dans six champs pétroliers, des complexes pétrochimiques, une raffinerie de gaz. Qu’il s’agisse d’hydrocarbure ou d’acier, l’Iran est devenu un leader mondial en termes de croissance. En parallèle, il investit depuis plus de vingt ans dans des secteurs de pointe comme les nanotechnologies où il s’impose sur le marché mondial. On doit en prendre conscience, les sanctions ont fait de l’Iran une nation industrielle technologiquement avancée. Une nation qui, de plus, a su trouver avec les pays de l’organisation de la coopération islamique et avec la Chine, des partenaires pour de nouveaux marchés. Force est de constater qu’année après année, les sanctions dont il est l’objet n’ont plus guère d’effets Ne serait-ce pas faire preuve de sagesse que de s’en aviser ?

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Grappillages Asie21 n° 182/2024-04

Chine – Afrique

⦿ Angola : contents

⦿ Cap-Vert – États-Unis : autre cap

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Mer de Chine du Sud – Philippines – Chine – États-Unis – Australie – Japon : Effervescence

La tension continue à monter en mer de Chine du Sud entre la Chine et les Philippines, mais aussi avec les autres soutiens à Manille que sont les États-Unis, le Japon et l’Australie, parce que la Chine campe obstinément sur ses positions d’interprétation fallacieuse du droit de la mer et sur sa volonté de s’arroger un espace marin international.

Tension continues to rise in the South China Sea between China and the Philippines but also with other Manila’s supporters such as the United States, Japan and Australia, because China stubbornly sticks to its positions of fallacious interpretation of the law of the sea and its desire to arrogate to itself an international marine space.

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Chine – États-Unis : Vers un duopole médical

La Chine est entrée en compétition avec les États-Unis pour concevoir les thérapies gagnantes de demain. C’est ce que laisse présager l’annonce par la presse mondiale d’une xénogreffe réussie par une équipe américaine d’un rein de porc génétiquement modifié sur un patient, en mars 2024 et, le même mois,  du succès de la transplantation d’un foie de porc sur un sujet en état de mort cérébrale par la Chine. L’Europe n’est pas citée et on peut redouter qu’à terme, Washington et Pékin constituent un duopole qui partagera les marchés de la santé du monde.

China has entered into competition with the United States to design the winning therapies of tomorrow. This was foreshadowed by the announcement in the world press of a successful xenotransplant by an American team of a genetically modified pig kidney into a patient, in March 2024, and, in the same month, of China’s successful transplant of a pig liver into a brain-dead subject. Europe is not mentioned, and it is feared that Washington and Beijing will eventually form a duopoly to share the world’s healthcare markets.

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Taïwan – États-Unis – Chine : Guerre cognitive : mesures, contre-mesures…

Le 6 mars 2024 a eu lieu à Taipei un séminaire académique international organisé par le Centre de recherche sur la guerre cognitive avec pour thème : « Regard sur les opérations d’influence du PCC à Taïwan du point de vue de la guerre cognitive ». Le 14 mars, Reuters révèle une opération d’infiltration des réseaux sociaux chinois menée par la CIA pendant le mandat de D. Trump.

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Taïwan – États-Unis – Chine   MICE : renseignements vendus

Le 7 mars 2024, le ministère américain de la Justice (DoJ) a rapporté qu’un analyste1 du renseignement américain, avec un niveau de confidentialité très élevé, fournissait à la Chine via un contact à Hong Kong, depuis juin 2022, des renseignements secrets américains concernant Taïwan.

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Chine – États-Unis – Mexique : Le Mexique aide la Chine à éviter les droits de douane américains   

À partir de 2023, la Chine a commencé à exporter, de manière de plus en plus systématique, ses marchandises destinées aux États-Unis, via le Mexique.  

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Grappillages Asie21 n°0 181/2024-03

Chine  Intrus

Après un Mondial de l’automobile de Paris (ancien Salon de l’auto, vieux de 120 ans) que les observateurs spécialisés ont caricaturé en franco-chinois car les marques européennes, américaines et même coréennes1 l’ont boudé, Genève a [•••]

Chine – Afrique

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Taïwan – États-Unis – Chine    Accès au réseau Internet de SpaceX : pression américaine sur Elon Musk

Les députés américains font pression sur Elon Musk pour qu’il accepte de donner un accès à son réseau Internet de Space X –  StarShield – au personnel américain de la Défense stationné à Taïwan.

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Chine – Inde – Turquie – Russie – Europe – États-Unis : Le soleil se lève à l’Est, « We go west »1

L’Asie profite des problèmes de l’Europe. La crise russo-ukrainienne a été un révélateur des faces cachées de la croissance mondiale dont les résultats, en 2023, donnent les grandes tendances économiques. L’Europe voulait « provoquer l’effondrement de l’économie russe » en la privant de ses recettes pétrolières. L’histoire nous a appris que « mettre la Russie à genoux » était une sacrée gageure. A-t-on oublié l’aigle bicéphale du blason d’Ivan le Terrible, avec ses deux têtes, l’une dirigée vers l’ouest, l’autre vers l’est ? Il était simple d’imaginer qu’elle ne plierait pas, qu’elle se tournerait vers l’Est. Elle le fit avec succès et rapidité, une surprise pour tous. Le monde n’a pas changé, il a seulement révélé au grand jour ses pôles de croissance. La Russie a contribué à ce mouvement, en jouant la Sibérie et ses perspectives. Les dragons asiatiques voisins sont réactifs et voraces. Le transsibérien a été un cordon ombilical sauveur comme il le fut aux périodes cruciales de la Russie, avec une réorganisation étonnamment performante. L’avenir est à l’Est, la crise est à l’Ouest : l’Ukraine est devenue une opportunité pour l’Asie.

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Chine – États-Unis – Europe – Brésil – Afrique : La voiture électrique, cheval de Troie chinois (181/2024-03)

L’énergie mène le monde, les énergies fossiles ont montré leurs puissances, leurs nuisances et leurs limites. Le moteur à explosion a été leur principal vecteur, avec en premier, les voitures. Les industries automobiles ont été parmi les premières du monde pour construire la paix comme pour faire la guerre. Les énergies vertes sont en passe de remplacer les énergies fossiles et la voiture électrique a un bel avenir devant elle. Alors, quand la Chine devient le 1er exportateur mondial d’automobiles, que son parc mobilise la moitié des voitures électriques de la planète, on peut en conclure que la Chine écrit un nouveau chapitre de l’histoire de l’humanité. L’Europe, plus désunie que jamais, qui cause plus qu’elle ne fait, se trouve confrontée à un nouveau défi, celui du « cheval de Troie chinois de la voiture électrique ». La désunion de l’un fait la force de l’autre, l’Asie est en train de gagner une nouvelle bataille.

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