
Guerre commerciale : après 18 mois d’hostilités, on est loin du « deal du siècle »


Xavier Paulès, Les Belles Lettres, novembre 2019
Les 37 ans qui séparent la chute de l’empire des Qing (1912) de la proclamation de la république populaire de Chine (1949) sont la période dite républicaine (民國時代). Cette période met un terme à la trame de l’histoire chinoise des successions dynastiques sur plus de 2000 ans. Ce livre s’efforce de montrer que la victoire du Parti communiste chinois (PCC) en 1949 résulte d’une conjonction de facteurs heureux dont le parti a su tirer profit mais qui ne sont pas de son fait. Ainsi, il n’est plus légitime de lire toute la période à la lumière de la victoire finale du PCC. C’est un choix contestable et difficile, explique l’auteur, mais nécessaire pour faire émerger une interprétation de la période plus équilibrée et redonner toute leur importance aux différents acteurs comme les seigneurs de la guerre ou les technocrates du Kuomintang. De plus, en l’absence d’un pouvoir central fort, le pays enregistre quand même des avancées significatives dans la construction de l’État, du développement économique, de l’éducation et de la vie intellectuelle.
Le 20 mars 2019, la démission du président fondateur de la république du Kazakhstan, Nursultan Nazarbaev, avait été une surprise de taille. Dans l’Asie centrale post-soviétique, c’était la première fois qu’un chef d’État quittait le pouvoir volontairement. Mis en place rapidement, le processus de succession semblait fonctionner sans accroc.
Aung San Suu Kyi comparaît devant la Cour internationale de justice de La Haye pour défendre la politique du gouvernement birman accusé de « génocide. »
Les élections législatives à Tuvalu, en septembre 2019, ont vu la défaite du Premier ministre sortant, Enele Sopoaga*, et son remplacement à la tête du gouvernement par le chef de l’opposition Kauséa Natano*. Le départ d’Enele Sopoaga, pro-Taïwan, a un moment agité la communauté des États du Pacifique qui ne savait rien des intentions de son successeur quant à la délicate question des relations diplomatiques avec la république de Chine, certains pariant sur un retournement rapide en faveur de Pékin.
En 2018, les touristes chinois ont effectué 150 millions de visites à l’étranger, soit une augmentation de 14,7 % par rapport à 2017, selon la China Tourism Academy.
BRICS : Plan crypto Suite à une proposition de la Russie, le Business Council des pays regroupés dans les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) […] Chine – Afrique Angola : argutie La diplomatie chinoise soutient que, contrairement à […] Angola : chemin de fer Isabel dos Santos porte-parole Lors d’un récent séjour … Lire la suite
Dans le cadre d’un référendum organisé du 23 novembre au 7 décembre, la population de l’archipel de Bougainville a voté pour l’indépendance à une écrasante majorité (98 % des suffrages exprimés), rejetant l’offre d’autonomie élargie proposée par le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Bougainville pourrait bien, désormais, devenir un nouveau front dans la guerre d’influence à laquelle se livrent, dans la région, l’Australie et la Chine.
Les élections présidentielles qui se sont tenues à Sri Lanka le 16 novembre 2019 ont vu la nette victoire de Gotabaya Rajapaksa, candidat de la gauche nationaliste, qui l’a emporté par 52 % des voix sur son principal rival, Sajith Premadasa (centre droit), qui n’a recueilli que 43 % des suffrages, le reste s’étant porté sur différents petits candidats.
Le dialogue bilatéral (2 +2) entre ministres des affaires étrangères et de la défense indiens et japonais, tenu le 30 novembre 2019 à New Delhi, a marqué un nouveau pas en avant dans la coopération de défense et de sécurité entre les deux pays. Cette avancée s’inscrit dans une convergence de vues sur la sécurité en Indo-Pacifique.
En Asie du Sud, la politique et la religion sont intimement liées. L’Inde se veut laïque mais l’hindouisme s’affirme avec de plus en plus d’assurance. Le Pakistan a été créé pour des raisons religieuses ; c’est une république islamiste. Il en est de même pour le Bangladesh, ex-Pakistan oriental. Le Népal, ex-royaume hindou, se proclame une république laïque mais la population est majoritairement hindoue et très pratiquante. Le Bhoutan affiche sa détermination d’être un royaume bouddhiste. À Sri Lanka, les Cinghalais bouddhistes manifestent leur prédominance face aux Tamouls hindous et musulmans. Quant aux Maldives, elles constituent aussi une république islamiste.
Aung San Suu Kyi a décidé d’aller elle-même, à la Cour de Justice internationale (CIJ), assurer la défense de son pays accusé par la Gambie, elle-même mandatée par l’Organisation de la Coopération islamique, de violer la convention sur la prévention et la répression du crime de génocide de 1948. La Birmanie est accusé d’avoir violé cette convention en perpétrant un génocide organisé. La plainte avait été déposée le 11 novembre 2018. Beaucoup se sont interrogés sur la présence d’Aung San Suu Kyi à La Haye et l’ont interprétée comme un acte de défiance ; les médias occidentaux ont, dans leur grande majorité, fait haro sur le prix Nobel en l’accusant de toutes les responsabilités. Qu’est-ce qui se joue avec ce procès ? Quel est l’avenir d’Aung San Suu Kyi et celui de son pays ?
Les prochaines élections présidentielles et législatives de Taïwan en janvier 2020 seront à nouveau l’occasion pour l’île de faire le point sur son rapport à la Chine, ses aspirations sociales et sa manière d’envisager son propre futur.
Le conflit sino-américain provoque une hausse des exportations de Taïwan vers les États Unis et une baisse des investissements taïwanais en Chine.
L’annonce de réforme de l’éducation secondaire et supérieure centrée sur les sciences et la technique au plus haut niveau en Corée du Nord confirme un projet d’une société fondée sur l’économie de la connaissance.
Le projet du Blue Dot Network a été conçu en 2018 par les États-Unis, pour faire pièce à l’Initiative chinoise des Routes de la soie. Récemment réchauffé et platoniquement associés à l’Australie et au Japon, il tente, dans une formulation marquée par le flou et un caractère éminemment commercial, de susciter l’adhésion des pays de « l’Indo-Pacifique ». Il est trop tôt pour dire s’il s’agit d’un projet mort-né ou d’un succès.
Le groupe chinois Huawei Technologies CO. Ltd (华为技术有限公司) a signé récemment, un accord de partenariat avec l’école d’ingénieurs française Polytech Nice Sophia sous la tutelle de l’université Côte d’Azur.
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS DU MOIS ET ENJEUX DE DEMAIN 🐷 EXTRÊME-ORIENT Acheter le numéro Chine Huawei partenaire de l’école d’ingénieurs Polytech Nice Sophia, Patrick Hébert, Asie 21 Chine – France : L’Institut Confucius Côte d’Azur, Rémi Perelman, Asie21 Chine – États-Unis Match à coups de « points bleus », Rémi Perelman, Asie21 Encadré 1 … Lire la suite
