Une tempête de mécontentements souffle à Taïwan. L’opposition dénonce la politique de Mme Tsai mais également la politique américaine. L’American Institute in Taiwan n’apprécie guère.
台灣最近掀起一塲不滿的風暴,在野黨除了斥責蔡英文政府外,也對美國在台協會的作法,表示不快。
Une tempête de mécontentements souffle à Taïwan. L’opposition dénonce la politique de Mme Tsai mais également la politique américaine. L’American Institute in Taiwan n’apprécie guère.
台灣最近掀起一塲不滿的風暴,在野黨除了斥責蔡英文政府外,也對美國在台協會的作法,表示不快。
Les agences de presse occidentales, reprises par la plupart des médias, ont rapporté la remontée dans ses filets, le 20 décembre 2020, d’un engin de 100 kg, par un pêcheur indonésien au large des îles Selayar.
Le 31 décembre 2020, le directeur Brent Christensen* a posté ses voeux en chinois dans une vidéo sur le compte Facebook de l’AIT* en insistant sur les « relations interpersonnelles qui lient les États-Unis et Taïwan » et sur les « solides bases de respect mutuel et de valeurs partagées permettant de trouver un terrain d’entente et de poursuivre des intérêts communs ». Il dit être impatient de voir la croissance continue des relations américano-taïwanaises en 2021.
🐁. 1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN 🐃
EXTRÊME-ORIENT
Chine Le pari de la civilisation écologique de Xi Jinping, Maurice Rossin, Asie21
La députée Kao Chin Su-mei (高金素梅), sans parti, prend la parole le 15 décembre 2020 au Yuan législatif, à propos de l’ouverture du marché à la viande américaine contenant des résidus de ractopamine.
Dans son éditorial du 23 novembre 2020, China Times (quotidien en langue chinoise et l’un des quatre plus grands journaux de Taïwan) titre : « M. Wheeler, vous n’êtes pas le bienvenu à Taïwan ».
Quelle relation existe-t-il entre la Commission nationale des communications (NCC), Reporters sans frontières (RSF) et la liberté de la presse à Taïwan ?
Le 5 novembre 2020 l’Assemblée nationale populaire chinoise a publié l’ébauche d’une future « loi de la république populaire de Chine sur la police maritime ». Elle permettra aux garde-côtes chinois d’exercer le droit de l’État en mer sur toutes les zones maritimes revendiquées par Pékin au-delà de ses droits légitimes en mer de Chine de l’Est et du Sud ainsi que dans le détroit de Taïwan, et ainsi de mener des opérations de police dans plusieurs secteurs des zones économiques exclusives de ses voisins et en haute mer. En s’arrogeant un tel droit la Chine renforcera ses prétentions sur des espaces marins internationaux. Si les pays d’Asie du Sud-Est et les pays dont les marines fréquentent ces mers n’exigent pas immédiatement l’abolition ou la rectification de ce projet, l’application de la nouvelle loi, une fois adoptée, conduira fatalement à des passes d’armes violentes entre garde-côtes chinois et forces navales sud-est asiatiques ainsi que celles des États-Unis et de leurs alliés.
On the 5th of November 2020 the Chinese People’s National Congress published the draft of a future “law of the People’s Republic of China on the maritime police”. That law shall allow the Chinese coast guards to enforce the maritime law all over the maritime areas that Peking is claiming beyond its legitimate rights in the East and South China seas as well as in the Taiwan strait, and thus to conduct maritime police operations over different parts of the exclusive economic zones of the other coastal States of the two seas and over the remaining part of high sea in the South China sea. By availing itself with such prerogatives China will strengthen its claims over international maritime areas. If the South-East Asian Nations and the countries whose merchant ships and navies are accustomed to cross those seas or exercise there do not immediately demand the abolition or the modification of that project, that law once adopted shall inevitably lead to violent clashes of arms between Chinese coast guards and the South East Asian countries’ naval forces and those of the United States and its allies.
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN EXTRÊME-ORIENT Chine Le 5e plénum du Comité central décide d’un plan quinquennal 2021-2025 ambitieux, Philippe Delalande, Asie21 Chine-Inde-Bangladesh Aménagement du Yarlung Tsangpo, Alain Lamballe, Asie21 Chine – Mers de Chine Loi chinoise en gestation sur l’exercice du droit de l’État en mer : perspective de crises … Lire la suite
Chine – Afrique Angola : Main dans le sac passeports Mozambique : Appel à l’aide Sao tomé-et-Principe : Virage Chine – Corée du Sud – Qatar Course aux méthaniers Chine – Équateur – Pérou Pêche Chine – Europe Une première Chine – Macao Prémices Chine – Macao – CPLP Nomination Chine – Portugal – États-Unis … Lire la suite
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
EXTRÊME-ORIENT
Chine – États-Unis Quand l’économie chinoise égalera-t-elle celle des États-Unis ? Philippe Delalande, Asie21
Chine – Hong-Kong Hong-Kong est encore aujourd’hui la porte financière de la Chine vers le monde, Patrick Hébert, Asie21
Japon Une rébellion aéronautique, Edouard Valensi, Asie21
Taïwan – États-Unis Exercices militaires conjoints des corps des marines. La gifle américaine, Catherine Bouchet-Orphelin, Asie21
Depuis l’entrée en fonction de Mme Tsai en 2016, le montant total des ventes d’armes américaines à Taïwan a dépassé 18,1 milliards de dollars. Mais quel intérêt pour Taïwan de s’engager dans une course aux armements avec la Chine sachant que les budgets militaires ne sont pas comparables ?
Le corps des marines américain n’était pas revenu à Taïwan depuis 40 ans, en tout cas pas officiellement.
L’autorisation accordée à un vol charter en provenance de Chine a mis le feu aux poudres entre le gouvernement des îles Salomon et celui de sa province la plus peuplée, Malaita. Quand la crainte qu’inspire l’influence chinoise est mise à profit pour des revendications indépendantistes …
Chine – Afrique Angola : renouveau La Chine vient d’annoncer officiellement qu’elle acceptait de restructurer la dette angolaise à son égard. Pékin se prépare […] Angola : dette Guinée équatoriale : satellite Guinée équatoriale – Corée du Nord : stagiaires Mozambique – Russie : chasseurs russes et non chinois Chine – … Lire la suite
Des incursions aériennes militaires chinoises se sont intensifiées sur et au-delà de la ligne médiane qui sépare les deux rives du détroit. Les États-Unis porteront-ils assistance à Taïwan en cas de violation de son territoire ? Alors que Mme Tsai s’activait depuis un certain temps dans l’établissement de relations toujours plus importantes avec les États-Unis, les médias relayaient l’idée selon laquelle Taïwan pourrait être reconnu diplomatiquement par Washington. Mais, le 20 septembre 2020, le ministre des Affaires étrangères Joseph Wu* (吳釗燮) fait volte-face en déclarant que : « Taïwan n’a pas l’intention d’établir de relations diplomatiques avec les États-Unis. » Il ajoute que dans le cas où la Chine attaquerait Taïwan, Taïwan prendrait en charge sa propre défense, sans aide étrangère. Jusqu’à ce jour, l’opinion publique croyait que les États-Unis étaient prêts à faire la guerre pour Taïwan. Mais le ministre a confirmé son propos, « estimant son jugement correct et pragmatique ».
Pour de nombreux pays, la stratégie offensive adoptée depuis sa prise du pouvoir en 2013 par le président et secrétaire général du PCC, Xi Jinping, a atteint et dépassé un seuil d’alerte. L’augmentation constante de l’appareil militaire, l’emprise sur la population et sa mobilisation par le PCC, le sort des minoritaires, la diplomatie des « loups combattants », les responsabilités dans la crise sanitaire mondiale, dans une liste incomplète, ont fait prendre conscience en 2020 que la Chine est en marche vers la domination mondiale. C’est l’objectif des dirigeants communistes chinois depuis 1949, rappelé habilement fin 1978 par Deng Xiaoping après la révolution culturelle, poursuivi par ses successeurs Jiang Zemin de 1989 à 2002 et Hu Jintao de 2002 à 2012.
Dans un article publié conjointement, Michel Morel1 et James Winnefeld2 estiment que la Chine pourrait utiliser la période de passation présidentielle américaine entre l’élection du 3 novembre 2020 et l’assermentation du 20 janvier 2021 pour prendre Taïwan par la force et cela ne durerait qu’un jour (Cf. Encadré 1).
台灣安全在北京手中
在一篇美國前中情局副局長與美國前參聯會副主席聯署的文章中,他們預估中國會利用2020年11月3日美國縂統大選,到2021年1月20日美國縂統宣誓就職的空檔,用武力奪取台灣,而且全程只須一天的時間。
Le mot « Chine » (中国) a été supprimé du logo initial pour ne retenir que « Pékin ». Reste le caractère hua 华(華) qui signifie la Chine au sens très large.

Le lendemain de la réélection de Tsai Ing-wen à la présidence de Taïwan, le président de l’AIT*, James Moriarty, avait rappelé aux officiels taïwanais que les États-Unis souhaitaient exporter leur viande de boeuf et de porc sur leur marché. Le dossier est sensible car les États-Unis utilisent dans leurs élevages du chlorhydrate de ractopamine, toxique pour les consommateurs et interdit dans 160 pays, dont l’Union européenne (depuis 1996), la Chine et la Russie.
台灣對美國開放有毒豬牛肉進口市場—游盈龍指責蔡英文獨裁專制
蔡英文甫獲選連任台灣縂統的第二天,美國在台協會主席莫健就立刻向台灣當局表示,美國希望出口豬牛肉到台灣。這個案子極敏感,因為美國農民使用瘦肉精餵養牲畜,對消費者而言,這是有害的動物用藥,全球160個國家早已禁止使用,其中包括歐盟(從1996年即開始)、中國及俄國。