Depuis l’entrée en fonction de Mme Tsai en 2016, le montant total des ventes d’armes américaines à Taïwan a dépassé 18,1 milliards de dollars. Mais quel intérêt pour Taïwan de s’engager dans une course aux armements avec la Chine sachant que les budgets militaires ne sont pas comparables ?
Extrait Lettre confidentielle
Taïwan – États-Unis : Exercices militaires conjoints des corps des marines. La gifle américaine 美方打臉台美軍事演練
Le corps des marines américain n’était pas revenu à Taïwan depuis 40 ans, en tout cas pas officiellement.
Asie : Signature du plus gros accord de libre-échange du monde
Dimanche 15 novembre dernier, 15 pays d’Asie et d’Océanie ont signé l’accord de Partenariat régional économique global (Regional Comprehensive Economic Partnership – RCEP, agreement), lors de la clôture du sommet virtuel de l’ANASE (Association des nations d’Asie du Sud-Est, en anglais ASEAN-Association of Southeast Asian Nations).
On Sunday November 15, fifteen countries in Asia and Oceania signed the Regional Comprehensive Economic Partnership (RECP) agreement, during the closing of the virtual summit of ASEAN (Association of Southeast Asian Nations).
Japon : Une rébellion aéronautique
Lorsqu’en 2007 le Congrès américain a refusé qu’il puisse doter ses forces aériennes du Lockheed Martin F-22 Raptor, le Japon, humilié, s’est rebellé. Faute de pouvoir disposer de cet avion de dernière génération, il était condamné à se contenter d’un avion d’attaque de second rang, dérivé du F 16. Il a réagi en lançant le développement d’un démonstrateur bi-sonique de cinquième génération, dont les tests ont démontré la réussite. Mais lorsqu’en octobre 2020, il s’est agi de passer du démonstrateur à l’appareil qui devait donner la supériorité aérienne au Japon, le Ministre de la défense japonais est rentré dans le rang : Mitsubishi, qui a obtenu le marché, doit garantir l’interopérabilité américano-japonaise et il pourra intégrer des sous-systèmes d’origine étrangère. À la première occasion la rébellion a été étouffée. Le Japon n’est pas prêt à se retrouver indépendant et de recouvrer son rang de puissance tutélaire en Asie.
Hong-Kong est encore aujourd’hui la porte financière de la Chine vers le monde
Même après la prise de contrôle de Hong-Kong par la Chine depuis juin 2019 et la promulgation de la « loi sur la sécurité nationale » imposée par Pékin en juin 2020, la Chine ne semble pas tout à fait réaliser la valeur irremplaçable que représente l’ancienne colonie britannique pour l’empire du Milieu.
Chine – États-Unis : Quand l’économie chinoise égalera-t-elle celle des États-Unis ?
La croissance de la Chine est plus forte que celle des États-Unis, et depuis longtemps. Le PIB de la Chine pourrait égaler celui des États-Unis vers 2030. Quelles en seraient les conséquences ?
Des Indiens dans l’espace en 2022
Selon des annonces récentes, l’Inde pourrait lancer dès 2022 des cosmonautes dans l’espace. Le programme de vol spatial habité indien a commencé il y a une quinzaine d’années.
Inde – Japon : Technologie et finance nipponnes pour le rail indien
Tripler la vitesse des trains indiens ne sera pas un luxe. C’est ce qui se profile pour la fin des années 2020 entre Ahmedabad, capitale du Gujarat et fief de Narendra Modi, et Mumbai, capitale commerciale de l’Inde et premier port du pays pour le trafic de conteneurs.
Tripling the speed of Indian trains will not be a luxury. This is what looms for the end of the 2020s between Ahmedabad, capital of Gujarat and stronghold of Narendra Modi, and Mumbai, commercial capital of India and the country’s first port for container traffic.
Indo-Pacifique : Initiative trilatérale de résilience de la chaîne d’approvisionnement
La pandémie comme les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis menaçant les chaînes d’approvisionnement ou entraînant de réels goulots d’étranglement, le Japon, l’Inde et l’Australie ont proposé une approche trilatérale du commerce : l’Initiative de résilience de la chaîne d’approvisionnement (SCRI).
Pakistan : Un nouveau chef d’état-major de la marine qui connaît bien la Chine
Le 7 octobre 2020, l’amiral Amjad Khan Niazi est devenu le nouveau chef d’état-major de la marine. Indépendamment de ses qualifications, la connaissance qu’il a de la Chine a sans doute contribué à sa nomination, à une période où les relations entre Islamabad et Pékin s’intensifient.
Himalaya : L’armée chinoise s’équipe pour affronter l’hiver en Aksai Chin
Les troupes chinoises au contact des soldats indiens en Aksai Chin ont reçu des abris leur permettant de s’abriter des rigueurs de l’hiver. Ces abris possèdent des systèmes de chauffage, des moyens de cuisson et des toilettes. Ils bénéficient sans doute des travaux menés pour les stations polaires chinoises. Ainsi, les militaires chinois seront à … Lire la suite
Inde – États-Unis : Un accord de coopération logistique qui fonctionne
Le 29 août 2016, l’Inde et les États-Unis avaient signé un accord de coopération logistique, le Logistics Exchange Memorandum of Agreement (LEMOA)1. Il est entré en vigueur.
Himalaya : Incertitudes et inquiétudes
L’Himalaya ne connaît pas seulement des secousses telluriques. Des tensions politiques de tous ordres se manifestent et suscitent de vives inquiétudes. Tout le long ou presque de la chaîne montagneuse, les frontières sont contestées.
Chine : Une histoire de cochon. Comment les Chinois ont acquis une certaine expérience dans la gestion des virus
Churchill a dit : « J’aime les porcs. Les chiens nous regardent avec vénération, les chats nous toisent avec dédain. Les cochons nous considèrent comme des égaux ». Le porc est un goinfre et un animal de chance dans la mythologie chinoise. C’est aussi un animal qui vit en étroite cohabitation avec le paysan dont il valorise les déchets. C’est aussi l’indicateur de la fragilité des systèmes de production moderne.
Des effets du Coronavirus sur les autres priorités stratégiques : le casse tête chinois
La direction chinoise (euphémisme pour désigner Xi Jinping) doit faire face à une situation complexe – internationale, régionale, et maintenant intérieure – au diapason de vastes ambitions aux conséquences simultanées et inévitables, se heurtant à de multiples obstacles :
Chine – États-Unis – Brésil : La compétition est forte pour nourrir la Chine cette année entre les États-Unis et le Brésil
« la production alimentaire de la Chine cette année est insuffisante comme dans beaucoup d’autres régions au monde » ( WaPo).
Chine : 18 nouveaux taïkonautes pour la Chine
La Chine renforce son corps de taïkonautes pour assembler et exploiter sa future station spatiale, mais aussi pour préparer les missions lunaires.
Salomon : Le charter de la discorde
L’autorisation accordée à un vol charter en provenance de Chine a mis le feu aux poudres entre le gouvernement des îles Salomon et celui de sa province la plus peuplée, Malaita. Quand la crainte qu’inspire l’influence chinoise est mise à profit pour des revendications indépendantistes …
La question du Haut-Karabagh
Depuis le 27 septembre 2020, les troupes azerbaïdjanaises et arméniennes s’affrontent dans la zone du Haut-Karabagh et ses alentours. D’où vient ce différend qui a surgi au moment de l’écroulement de l’Union soviétique ? Les Arméniens revendiquent, comme leur appartenant historiquement, ce territoire montagneux et, vers la fin de l’ère Gorbatchev, ils ont engagé le combat dans le but d’en assurer la pleine autonomie jusqu’à l’indépendance complète. La population azerbaïdjanaise autochtone a été contrainte de fuir des terres ancestrales et notamment la région de Choucha, un des hauts lieux de la culture azérie. La « république du Haut-Karabagh » n’est reconnue par aucun État, pas même l’Arménie.
Indo-Pacifique : Fêlure au Quad

Le Quad est une « chimère organisationnelle » sans siège ni structure pérenne, qui perdure depuis 2007 comme plateforme de discussion entre administrations des Affaires étrangères et point nodal d’un réseau multi-partenariats entre quatre pays de l’Indo-Pacifique. Sa seconde réunion, qui vient de se tenir à Tokyo, est restée au niveau du symbole mais a mis en évidence une fêlure entre Washington d’une part et ses trois partenaires de l’Indo-Pacifique, Australie, Inde et Japon, de l’autre.
The Quad is an « organizational chimera » without a headquarters or a permanent structure, which has continued since 2007 as a platform for discussion between foreign affairs administrations and the nodal point of a multi-partnership network between four countries of the Indo-Pacific. Its second meeting, which has just been held in Tokyo, remained at the symbol level, but highlighted a rift between Washington and its three Indo-Pacific partners, Australia, India and Japan.