Avec la guerre en Ukraine, l’Europe connaît une crise de l’énergie et l’inflation. Les entreprises européennes subissent la flambée des prix pendant que les États-Unis les attirent sur leur sol avec des conditions financières très intéressantes. Grandes ou petites, ces entreprises souhaitent y déplacer leurs unités de production pour se développer. Les États-Unis pratiquent un protectionnisme commercial et violent les règles de l’OMC. La présidente Tsai Ing-wen se rend aux États-Unis pendant que le président Macron est reçu à Pékin.
Chine
Chine – Brésil : Le grand retour de Lula et du Brésil sur la scène internationale
Quand un ex-ambassadeur américain au Brésil, fin connaisseur de la politique latino-américaine, dit que « traiter avec Huawei… est un risque pour la sécurité nationale américaine », que la dédollarisation est un pari dangereux, que « le Brésil ne renforcera pas sa démocratie dans ses relations avec la Chine, mais il le fera dans ses relations avec les États-Unis » et quand il termine par une adresse à Lula sur l’Ukraine, « il doit faire attention à ce qu’il dit », on comprendra combien la visite de Lula en Chine était importante et pleine de risques. Ce fut un grand succès politique, économique et financier. Lula a intronisé Dilma Rousseff, la nouvelle présidente de la NBD* à Shanghai. When God laughs1, … on rappellera que c’est D. Rouseff, avec Xi, Poutine et Modi qui avaient décidé de la création de la NBD* le 14 juillet 2014. 3 jours plus tard, le MH17 était abattu au-dessus de l’Ukraine. Comprenne qui pourra…
Malaisie – Chine : Visite à Pékin du Premier ministre de Malaisie Anwar Ibrahim
Lors de sa visite à Pékin, le non-alignement du Premier ministre de Malaisie Anwar Ibrahim lui a rapporté gros.
During his visit to Beijing, Malaysian Prime Minister Anwar Ibrahim’s non-alignment position paid off big for Malaysia.
Chine – Japon – Russie : Évolution de la position chinoise sur les Kouriles – réactions japonaises
Pour la première fois en 60 ans, la Chine a changé de position sur la question de l’appartenance des îles Kouriles du Sud. En 1964, Mao Zedong avait exprimé son soutien au Japon. On attribue son attitude au désaveu des conclusions du 20e congrès du PC soviétique, qui avait été celui de la déstalinisation.
Grappillages n° 171/2023-04
Asie – Mozambique Rassérénés Chine Complicité affichée ? Chine – Afrique Angola : Cabinda Angola : ciblée Angola : financements Tanzanie : ne pas aller trop loin Chine – Brésil : en poste Chine – Brésil : oubliée l’influenza Chine – Brésil : vaches et diplomatie Chine – Monde : Huawei, instrument clé Chine – Mozambique … Lire la suite
Nouvelle-Zélande – Australie – États-Unis : Les SNA américains, la torpille australienne à l’encontre de l’indépendance néo-zélandaise ?
Considérée par l’ancien Premier ministre travailliste australien Paul Keating (1991/1996) comme « la pire décision du pays depuis plus de 100 ans » en termes de souveraineté stratégique et subsidiairement de sa liberté d’engagement – ou non – d’un potentiel adversaire dans le cadre de l’Aukus*, l’acquisition de SNA* américains par l’Australie provoque de nombreuses interrogations en Nouvelle-Zélande. En marge des craintes des nations du Pacifique et de l’ASEAN* concernant une éventuelle prolifération nucléaire et/ou un accroissement de la militarisation de leur environnement direct, Wellington – tenu tout comme Ottawa à l’écart de la gestation de ladite alliance tripartite anglo-saxonne Aukus* – se retrouve désormais face à la perspective de choix difficiles.
Bangladesh : Dans l’Indo-Pacifique avec circonspection
La république populaire du Bangladesh, quatrième pays musulman du monde, n’apparaît dans l’actualité que lorsqu’il y survient une catastrophe, inondation ou incendie meurtriers, suscitant surpeuplement, pauvreté, arrestations de masse, violations des droits humains, etc. Sa coopération nucléaire civile avec la Russie et un partenariat stratégique avec la Chine sont accompagnés, non sans péripéties, de bonnes relations avec Washington. Ces jours derniers, le Bangladesh et les États-Unis ont discuté de sécurité et de stratégie indo-pacifique, contraignant Dacca à éclaircir sa position.
The People’s Republic of Bangladesh, the fourth Muslim country in the world, only appears in the news when there is a disaster, floods or deadly fires, causing overcrowding, poverty, mass arrests, human rights violations, etc. Its civil nuclear cooperation with Russia and a strategic partnership with China are accompanied, not without ups and downs, by good relations with Washington. In recent days, Bangladesh and the United States have discussed security and Indo-Pacific strategy, forcing Dhaka to clarify its position.
Bangladesh – Chine – Inde : Base navale nouvelle au Bangladesh
Grâce à la Chine, le Bangladesh dispose désormais d’une nouvelle base navale à Pekua, près de Cox’s Bazar, capable d’abriter des navires de surface et des sous-marins.
Chine – Monde : Pékin et son « initiative de sécurité mondiale »
Le 21 février 2023 la Chine affiche une volonté de contribuer à la sécurité mondiale en publiant le texte d’une nouvelle proposition : l’initiative de sécurité mondiale. Si le geste ne peut qu’être salué puisqu’il s’agit d’une incantation pacifique, il y a lieu, connaissant l’esprit chinois, de se poser la question des intentions réelles de Pékin derrière ce document.
On the 21rst of February 2023 China displayed some will to contribute to the global security by publishing a paper on a new proposal: the global security initiative. When the move deserves to be greeted since it reflects a wish for peace, it is however, knowing the Chinese mind, necessary to try to guess what can be the real Chinese intentions behind such a document.
Taïwan – Honduras – Chine : Pragmatisme, pas d’idéologie
Le 14 mars 2023, Xiomara Castro Sarmiento, présidente du Honduras, élue en janvier 2022, annonce soudainement l’établissement des relations diplomatiques avec la république populaire de Chine, à la défaveur de Taïwan. Et elle s’en félicite estimant que la Chine est le bon choix dans l’air du temps. Le 15 mars, le département d’État américain déclare [•••] … Lire la suite
Inde – Chine : Cacophonie indienne sur la frontière chinoise
La frontière entre l’Inde et la Chine n’a jamais été délimitée. Une ligne fictive, indéfinie, sert de frontière, mais son tracé fait l’objet d’interprétations différentes dans les deux pays à l’origine d’affrontements1. Elle porte le nom de ligne de contrôle effectif (line of actual control – LAC).
Chine – Djibouti : Projet de base spatiale
Après que l’intention en ait été niée effrontément, l’existence à Djibouti depuis 2017 de la seule base navale chinoise à l’étranger est bien connue. Depuis, elle s’est fortifiée. L’installation d’une base spatiale est dans la logique géopolitique de Pékin. Elle sera peut-être, à trente ans d’ici, une réalisation dont l’Afrique pourra s’enorgueillir.
Mer de Chine du Sud – États-Unis – Chine -Australie : Confrontations aériennes
Les Chinois tolèrent de moins en moins la présence de forces étrangères en mer de Chine du Sud comme le démontrent plusieurs incidents récents entre aviations chinoise, américaine et australienne au-dessus de cette mer. Pourraient-ils être les indicateurs d’une démarche en cours de Pékin pour y créer et y imposer une ADIZ version chinoise ?
Taïwan – Royaume-Uni – Chine : Londres renforce la formation de ses fonctionnaires au monde chinois
Le gouvernement britannique augmente ses investissements dans la connaissance interministérielle des affaires chinoises et les compétences en langue chinoise pour répondre au défi systémique posé par la Chine à la sécurité, à la prospérité et aux valeurs britanniques.
Chine – Ukraine – Europe – États-Unis : Pour que la Chine ne soit pas le seul arbitre en Europe
Peu importe que depuis plus de six mois la ligne de front n’évolue pratiquement pas et que de part et d’autre les morts s’ajoutent aux blessés pour rien. C’est ce qu’a bien vu le président des chefs d’états-majors américains, le général Mark Milley. Hélas, paralysé par des problèmes intérieurs le président Joe Biden ne peut pas l’écouter, et hélas, les Européens aveuglément le suivent. C’est donc sur des a priori qu’ils refusent de prendre en considération le schéma de négociation proposé par la Chine. La Chine qui, aux yeux du monde, va donc pouvoir se poser en arbitre d’un conflit européen.
Chine – Russie : Ventes d’armes chinoises à Moscou
La Chine envisagerait d’envoyer des armes à la Russie pour sa guerre avec l’Ukraine.
Chine – Éthiopie : Route de la soie, satisfaction et mésaventure
La Chine a aidé l’Éthiopie à entreprendre deux lourdes opérations d’infrastructure de transport : le chemin de fer léger de l’agglomération de la capitale et la liaison ferroviaire Addis Abeba-Djibouti. Plusieurs années de fonctionnement autorisent à en tirer les leçons, mitigées. Les Nouvelles routes de la soie les comptent dans un programme que n’accompagnent plus les trompettes de Pékin.
Chine : L’empire du Milieu reprend la main
Les grandes civilisations ne meurent pas et l’endormissement de l’ours russe comme celui du dragon chinois n’étaient que temporaire. Demain, d’autres démons s’éveilleront en Inde, au Brésil et en Afrique. L’Occident pensait avoir assuré définitivement sa suprématie mondiale, grâce à la rationalité d’un modèle économique libéral, avec le dollar comme étalon monétaire et son droit supra-national garanti par une armée de GI éparpillée dans 750 bases dans 80 nations. La privatisation de la chose publique – res publica – au profit de groupes financiers, plus forts que les États, conduit à la soumission. C’est une voie sans issue : Confucius, Pouchkine, Avicenne sont immortels ; l’homme n’est pas un objet, son droit d’être est universel. Xi et Poutine ne veulent plus d’un monde unipolaire controlé par Washington. L’Eurasie ne sera pas un terrain d’expansion de l’Occident. Pékin est devenu un point de rencontre pour Minsk, Riyad, Téhéran, Moscou, Kiev et Brasilia. Xi, le grand timonier pour un 3e mandat depuis le 10 mars, devient l’espoir, le faiseur de paix dans un monde qui sent la guerre. La Chine redevient-elle l’empire du Milieu autour duquel un nouvel ordre pourrait se construire en harmonie avec la nature ?
Chine – Éthiopie : Route de la soie, satisfaction et mésaventure
La Chine a aidé l’Éthiopie à entreprendre deux lourdes opérations d’infrastructure de transport : le chemin de fer léger de l’agglomération de la capitale et la liaison ferroviaire Addis Abeba-Djibouti. Plusieurs années de fonctionnement autorisent à en tirer les leçons, mitigées. Les Nouvelles routes de la soie les comptent dans un programme que n’accompagnent plus les trompettes de Pékin.
China has helped Ethiopia undertake two major transport infrastructure operations: the Capital City Light Railway and the Addis Ababa-Djibouti Rail Link. Several years of operation allow us to draw lessons, mixed. The New Silk Roads include them in a program that no longer accompanies the trumpets of Beijing.