L’ouverture de négociations entre le Japon et les Philippines sur la délimitation de leurs ZEE à l’est de Taïwan a provoqué une double impasse pour Taipei : diplomatique, avec la volte-face du MOFA*, et stratégique avec l’irruption des garde-côtes chinois dans ces mêmes eaux. Pékin y voit un prétexte pour intérioriser le détroit de Taïwan, au moment même où Xi Jinping se rend à Pyongyang pour resserrer la coordination stratégique sino-nord-coréenne, Kim Jong-un réaffirmant le principe d’une seule Chine tandis que Pékin reste muet sur la dénucléarisation.
國民黨
Taïwan – États-Unis : Déplacement vers l’est de la chaîne d’approvisionnement des puces ?
Le mythe du bouclier de silicium s’évapore-t-il ? La mondialisation de TSMC s’accélère. À l’ère de l’IA, la demande de puces haut de gamme ne fera qu’augmenter. L’administration Trump 2.0 souhaite rapatrier la production taïwanaise aux États-Unis pour des raisons de sécurité nationale. L’investissement massif de TSMC sur le sol américain va entraîner une nouvelle vague de déplacement de la chaîne d’approvisionnement avec ses industries vers l’est. Taïwan avait une position irremplaçable dans le jeu sino-américain : sa valeur stratégique devrait donc diminuer. L’engagement des États-Unis en faveur de la sécurité de Taïwan pourrait s’affaiblir. Ce qui prouverait que l’aide sécuritaire des États-Unis envers Taïwan n’a jamais eu pour leitmotiv la défense de la démocratie mais bien celle de leurs intérêts propres.
Taïwan : Acte 1 scène 3 Le mouvement Bluebird… pour la démocratie ou l’oligarchie ?
Le mouvement Bluebird (青鳥行動) a été créé par les partisans du DPP, à partir du 17 mai 2024, au nom de la démocratie, pour contrer le vote des opposants – KMT* et TPP* – devenus ensemble majoritaires après les élections législatives de janvier 2024 et alors que le DPP régnait en maître sous la présidence de Madame Tsai Ing-wen, sans jamais accepter de rendre de comptes.
Taïwan ACTE IV Résultat des élections présidentielles 2024 : Ke P., facteur incertain
2024年台灣總統大選結果
William Lai gagne mal, Hou You-ih fait remonter le KMT, Ke P. devient la variable d’ajustement de la politique de Taïwan. Il n’y a pas de coalition.
Taïwan – Élections : Bleu-Blanc vs Vert ? Grand chamboulement ? Qui sera la potiche ?

La campagne électorale bat son plein pour la présidentielle de janvier 2024 qui n’a qu’un tour. Les alliances doivent donc se faire en amont, basées entre autres sur les résultats de sondages qui, d’ailleurs, semblent cohérents entre eux, confirmant les tendances de l’opinion publique. Mais elles sont difficiles à faire car l’un doit se sacrifier en acceptant d’être la potiche de l’autre. Le récent accord KMT-TPP a entamé une nouvelle phase de la campagne.
Taïwan : Élection présidentielle de 2024, complexe parce que liée à la relation Chine – États-Unis
Il n’y a pour l’instant que 3 candidats qui répondent aux critères obligatoires pour se présenter. William Lai* (DPP) est toujours en tête. Hou You-ih* (KMT) progresse à la deuxième place en dépassant Ke P.* (TPP). Une alliance Hou-Ke ou Ke-Hou pourrait permettre aux candidats KMT et TPP de gagner face au candidat DPP. Cette élection complexe attire l’attention mondiale.
Taïwan – États-Unis – Chine Campagne pour les présidentielles de 2024 : « Les relations familiales valent mieux que les querelles familiales. Xi Jinping n’est pas la Chine pour toujours » (Ke P.)
La campagne pour les présidentielles taïwanaises de janvier 2024 bat son plein. Les principaux candidats sont William Lai* (DPP*), Ko Wen-je* (TPP)* et Hou Yu-ih* (KMT*). Ko Wen-je sera-t-il l’homme providence dont Taïwan a besoin ? Les voyages passés ou à venir des candidats à l’étranger démontrent l’intérêt des pays voisins et des États-Unis et l’importance de Taïwan dans la stabilité régionale. Les États-Unis ont précisé qu’ils ne prendraient pas parti pour ces élections et déclarent souhaiter la reprise du dialogue entre Taïwan et la Chine continentale.
Taïwan : Élections présidentielles de janvier 2024 : quels candidats ?
Le vice-président actuel de Taïwan, William Lai*, non soutenu par la présidente Tsai, est candidat en tant que DPP, parti au pouvoir. Cependant, il est, de manière officielle, pour l’indépendance de Taïwan. Et les politiciens américains veulent éviter une guerre contre la Chine. Ils ne peuvent donc pas soutenir officiellement un candidat qui s’affiche indépendantiste.
Taïwan : Une 3e force peut gagner les présidentielles de 2024
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La prochaine présidentielle aura lieu en janvier 2024. La précédente – 11 janvier 2020 – avait permis à Tsai Ing-wen de remporter un second mandat1. Comme le veut la constitution, un président de la république ne peut être élu plus de deux fois de suite. Quels sont les candidats potentiels pour la prochaine mandature ? La situation politique actuelle n’est pas très favorable au DPP. De grands changements pourraient avoir lieu.
Taïwan : Nouvelle gifle pour Mme Tsai. Son poulain, candidat prometteur aux municipales de Taoyuan, est accusé de plagiat
Alors que les élections locales, « midterms taïwanais » (novembre 2022), sont très importantes pour le DPP, parti au pouvoir, un nouveau scandale éclate : Lin Chih-chien (林智堅), soutenu par la présidente Tsai* dans sa course aux municipales de Taoyuan , est accusé de plagiat, dans son mémoire de maîtrise soutenu en 2008, par le comité d’éthique académique de NTU* qui annule son diplôme. Il abandonne aussitôt sa candidature.
Taïwan – Chine – États-Unis – Japon : Une semaine pour unifier Taïwan en 2027 ?
La réunification interdétroit est un objectif de Xi Jinping mais il n’a jamais fixé de calendrier. Selon le professeur Jin Canrong*, universitaire chinois, le gouvernement recommanderait 2027 comme date de réunification. Il déclare que « l’APL pourra vaincre n’importe quelle force armée américaine à moins de 1000 milles nautiques des côtes chinoises. ».
Taïwan – États-Unis : Stratégie américaine de la terre brûlée ? Autodestruction de TSMC par dynamitage ?
美國的焦土戰略:台積電自我炸毀?
En cas d’invasion chinoise à Taïwan, des experts américains de la stratégie recommandent l’autodestruction de l’usine taïwanaise de semi-conducteurs TSMC.
Taïwan – États-Unis Une démocratie sans liberté ? Un soutien américain sans faille ? 臺灣-不自由的民主?美國的全力支持?
Dans le contexte de rivalité sino-américaine, Joe Biden a invité 110 pays dont Taïwan à participer à un sommet pour la démocratie afin d’y débattre la manière de lutter contre l’autocratie et la corruption et de promouvoir l’État de droit et le respect des droits de l’homme. Parallèlement, Ma Ying-jeou, ancien président (KMT) précédant Tsai Ing-wen, s’est exprimé sur la démocratie à Taïwan. Coup de théâtre pendant ce sommet : la vidéo de Taïwan a été coupée.
Taïwan – États-Unis – Chine : Les États-Unis tissent leur toile pour un découplage total 在美國天羅地網籠罩下的台灣
Depuis la victoire de Tsai Ing-wen aux élections présidentielles le 11 janvier 2020, une nouvelle page s’écrit dans l’histoire de Taïwan dont le rôle sera crucial dans la prochaine phase de la guerre technologique américano-chinoise : Taïwan s’est spécialisé dans les semi-conducteurs depuis plus de 30 ans, créant ainsi une puissance industrielle dans ce domaine. Aujourd’hui, avec cette guerre de la 5G et de l’intelligence artificielle entre les deux grands, Taïwan va être obligé de choisir son camp.
Sun Yat-sen, Marie-Claire Bergère, Fayard, 1994 – 孫中山
Même publié en 1994, ce livre d’histoire est intéressant à lire ou relire, au regard de l’actualité.
La conception politicienne de l’histoire en Chine a permis, explique Marie-Claire Bergère, de remplacer le 10 octobre 1979 le portrait de Mao place Tian’anmen par celui de Sun Yat-sen (aux côtés de Marx, Engels et Lénine) annonçant le début des réformes (4 modernisations).
中國歷史中,有些政治家的理念,往往被後代的當權者加以推行,賦予新意,而北京政府就於1979年10月10日,在宣佈推行四個現代化的同時,將天安門廣場的毛澤東像,換成孫中山像,而與馬克斯丶恩格思及列寧並列。如此一來,共産黨和國民黨一樣,都把孫中山視為實現革命運動的化身…
Chine – Taiwan : La Chine à l’heure du harsh power
Le 2 janvier 2019, Xi Jinping, chef du Parti communiste chinois et dirigeant de la Chine populaire, a annoncé en guise de second message du nouvel an que Pékin n’hésiterait pas à faire usage de la force contre Taipei en voulant forcer les Taïwanais à choisir entre l’unification pacifique sous la bannière du Parti ou la guerre. En menaçant ses « compatriotes de Taiwan » et le dernier représentant sinophone du monde libre, la Chine réaffirme à nouveau son statut de harsh power.
On January 2nd, the leader of Chinese Communist Party and the People’s Republic, Xi Jinping, announced as a second New Year’s message that Beijing would not hesitate to use force against Taipei expressing his intention to force Taiwanese to choose between peaceful unification under the Party banner or war. By threatening his “Taiwan compatriots” and the last Sinophone representative of the free world, China reaffirms its status of “harsh power”.
La victoire des conservateurs aux élections locales à Taïwan : une victoire pour Pékin
Les élections locales à Taïwan mi-novembre (république de Chine) ont vu la victoire du KMT sur le DPP, le parti actuellement au pouvoir à travers la présidente Tsai Ingwen. Faut-il y voir une victoire pour Pékin comme l’ont dit trop souvent certains analystes et la Chine elle-même ?