Birmanie – Le drame des Rohingya : dimensions internationales

Le 25 août 2017, une trentaine de postes de police birmans et une base militaire sont attaqués par des soldats de l’ARSA (Armée du Salut des Rohingya de l’Arakan), déclenchant des représailles violentes de la part de l’armée birmane, la Tatmadaw. Les tensions auraient fait selon l’armée au moins 500 morts mais l’ONU estime le nombre de victimes à un millier et fait état d’exactions, de viols et de villages incendiés. 40 000 réfugiés se dirigent vers le Bangladesh, plusieurs milliers s’embarquent sur des navires de fortune vers la Malaisie ou l’Indonésie.

  • La communauté internationale dans son ensemble s’indigne sur le silence d’Aung San Suu Kyi.
  • La communauté musulmane dénonce les agissements et abus de la Tatmadaw.
  • Al Qaida déclare « qu’aider les Rohingya et organiser la résistance est une obligation de la charia ».
  • L’ASEAN est divisée.   

Les ressorts du drame des Rohingya sont d’abord à chercher dans l’histoire chaotique de la Birmanie ces siècles derniers ; et force est de constater qu’il n’a pas ému les acteurs extérieurs depuis l’indépendance. Ce pourrait être le paramètre vraiment nouveau de cette dernière crise : une internationalisation dont il n’est pas sûr que les Rohingya tirent bénéfice.

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Afghanistan : que veulent les taleban aujourd’hui ?

Chassés du pouvoir lors de l’intervention américaine de 2001, les taleban sont pourtant encore considérés comme la source principale et unique de l’opposition armée au pouvoir de Kaboul et à ses soutiens internationaux. Il n’en est pourtant rien, et l’échiquier politique de la guerre afghane est à la fois plus complexe et moins simpliste.

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Après Mossoul, l’islam radical en Asie

Après la bataille de Mossoul, le groupe État islamique, EI, va tenter de se refaire en Asie où vivent près d’un milliard de musulmans. Une stratégie fondée non seulement sur l’action violente mais sur l’utilisation missionnaire des combattants du Moyen-Orient et des travailleurs du Golfe de retour dans leurs pays d’origine, et le recrutement de jeunes musulmans discriminés, notamment en Inde. Le chemin sera tortueux, car sans même compter les armées occidentales, l’EI devra affronter l’hostilité d’Al-Qaïda, de l’Iran et des chiites comme celle des musulmans de la mouvance soufie.

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