Les experts internationaux s’accordent : le Japon a les capacités techniques et les compétences pour produire un engin nucléaire sous trois ans. Ce qui n’était qu’une éventualité, a pris consistance lorsqu’un membre de l’entourage de Sanae Takaichi a émis le souhait que le Japon possède une force de dissuasion nucléaire. Une déclaration qui aurait dû faire scandale, car la quasi-totalité des États dans le monde ont signé le traité du TNP qui interdit l’émergence de nouveaux états nucléaires. Cependant, cette déclaration n’a pas suscité de réaction notable : en Europe, le silence, aux États-Unis, un détournement de regard, et seule la Chine a exprimé une condamnation opportuniste. Si la fabrication d’une bombe japonaise était confirmée – le débat est ouvert sur ce point – cela signifierait l’émergence d’une nouvelle puissance nucléaire, et par là- même une nouvelle mise à mal, sinon la mise aux oubliettes, du traité sur la non-prolifération nucléaire.
uranium
Chine – Niger – Bénin : Patience et longueur de temps
La Chine, à petits pas, mais sur des secteurs qu’elle considère essentiels, a renforcé son implantation au Niger, apaisant discrètement mais partiellement la mésentente entre ce pays et le Bénin. Ce faisant, elle marque des points contre les États-Unis et la France, et s’affirme devant le continent africain.
Corée du Sud – Japon – États-Unis : À l’est du nouveau
Trois mois à peine après avoir fait allégeance aux États-Unis pour relever ensemble les plus grands défis de notre époque, les ministres des Affaires étrangères de la Corée du Sud, du Japon et de la Chine se réunissent pour annoncer l’organisation prochaine d’une rencontre entre leurs trois chefs d’État. Enfin réconciliés à l’initiative de Yoon Suk Yeol, le Japon et la Corée du Sud ont pu faire acte d’indépendance et prendre des distances d’avec les USA. Les voilà proches, envisageant même la constitution d’une alliance militaire. En termes financiers elle serait la troisième au monde, et la troisième puissance militaire mondiale si elle se trouvait dotée d’armes nucléaires. C’est ce que souhaitent ouvertement leur chef d’État. Unis, Japon et Corée du Sud sont en capacité immédiate d’en assembler, s’ils n’en disposent pas déjà.
Barely three months after pledging their allegiance to the United States to tackle the greatest challenges of our time together, the foreign ministers of South Korea, Japan and China met to announce a forthcoming meeting between their three heads of state. Reconciled at last, thanks to Yoon Suk Yeol’s initiative, Japan and South Korea were able to act independently and distance themselves from the USA. They are now close, and are even considering forming a military alliance. In financial terms, it would be the world’s third-largest, and the world’s third-largest military power if it were equipped with nuclear weapons. That’s what their heads of state openly want. The United States, Japan and South Korea have the immediate capacity to assemble them, if they don’t already have them.
Grappillages Asie21 n° 154/2021-10
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Grappillages Asie21 n°117
CHINE – AFRIQUE Mise en cause de la main d’œuvre étrangère
ANGOLA
- Aide humanitaire
- Activités illicites
- Une comparaison controversée
CHINE – ARCTIQUE Route nordique de la soie : la Chine à la conquête de l’Arctique
Pendant de nombreuses années, la Route maritime du Nord, qui longe les rives septentrionales de la Russie, a été considérée par le pouvoir soviétique comme une voie de passage exclusive dans une mer quasi intérieure qu’était l’océan Glacial arctique. La perestroika gorbatchévienne débouchant sur le bouleversement politique eltsinien et le réchauffement climatique ont profondément modifié la donne. Surfant sur cette vague, la Chine a déployé dans les zones polaires des activités qui la mènent jusqu’au Groenland et aux frontières du Canada. De son côté, le président Poutine a insisté le 1er mars sur le caractère prioritaire du développement des régions arctiques et sur leur défense. La flotte russe comprend 41 brise-glace. Il est prévu d’en construire 11 autres.