La bataille de Marawi vient de prendre fin. Mais les terroristes islamistes perdurent. A Marawi, la reconstruction balbutie. La relation entre Manille et Washington se trouve — pas coulée mais — toujours au fond du Pacifique. Et, nous voyons la Chine et la Russie mettre les pieds aux Philippines avec la « bénédiction » du président Duterte… Analyse du général (2s) Daniel Schaeffer, du Groupe de réflexion Asie21, pour Asie Pacifique News.
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Lettre confidentielle Asie21-futuribles n°112 décembre 2017 – sommaire
1 – ÉVÉNEMENTS MAJEURS DU MOIS ET ENJEUX DE DEMAIN
EURASIE
EURASIE La face sombre des Routes de la soie, Rémi Perelman, Asie21
Chine – Inde : Création d’un institut bouddhique dans l’île de Hainan
À Nalanda, au Bihar, avait existé une université bouddhique qui connut une grande renommée. Fondée au Ve siècle avant Jésus-Christ, elle fut détruite par des envahisseurs musulmans vers l’an 1200. En 2006, l’Inde a envisagé de recréer une université sur le même site. Des financements étrangers, y compris chinois (un demi-million de dollars versés en … Lire la suite
Océans Indien et Pacifique : dialogue quadrilatéral de sécurité
Le 12 novembre 2017, en aparté à Manille, États-Unis, Japon, Australie, Inde ont revivifié le dialogue quadrilatéral de sécurité en région indo-pacifique. Ce qui inquiète la Chine qui y voit là l’émergence d’une coalition susceptible de nuire à ses intérêts dans les deux bassins des océans Indien et Pacifique.
L’inquiétude des entreprises étrangères en Chine face au PCC
Certains membres de la communauté d’affaires allemande en Chine ont fait part récemment de leur grande préoccupation concernant l’influence croissante du Parti communiste chinois (PCC) dans les opérations de leurs entreprises respectives et des pressions qu’ils subissent pour que cette influence se développe.
Chine – France : Quechen Silicon Chemical à Fos-sur-Mer ?
Le groupe chinois Quechen Silicon Chemical 确成硅化 […]
Océans Indien et Pacifique : les expressions de l’inquiétude chinoise induites par le dialogue quadrilatéral
Dès que les premières informations sur ce projet de reprise de dialogue filtrent à partir du mois de mai 2017, notamment dans la presse australienne dont un article aurait fait allusion à ce qui pourrait être un projet de contention (containment) de la Chine, Pékin réagit vivement. Il voit dans cette convergence des quatre nations l’émergence d’un « axe » qui lui serait hostile. Il demande des explications. Il applique des mesures symboliques de rétorsion à l’encontre de l’Inde, notamment en chicanant sur l’attribution de visas à une délégation qui doit se rendre en Chine.
Dragons furieux, les avions spatiaux chinois de Philippe Coué, L’Harmattan, 2017 飛龍在天 — 中國的航太科技
Si l’Europe a abandonné l’avion spatial Hermès et ses technologies associées, la Chine affirmait à la fin du XXe siècle qu’elle réussirait là où le vieux continent avait échoué. Qui alors y croyait ? L’âge d’or de l’astronautique (1957–1969) a montré toutes les possibilités offertes par les lanceurs consommables y compris pour poser des hommes sur la lune. Les lanceurs réutilisables annonçaient une diminution radicale du coût des opérations. Dans les années 1970, l’heure était encore à l’utopie. Puis, il y eu l’explosion en vol de Challenger en janvier 1986. Les institutions et l’industrie aérospatiale chinoise avaient des projets ambitieux mais limités par des capacités économiques et techniques ; aussi une solution plus conventionnelle fut adoptée avec le vaisseau Shenzhou.
二十卋紀末,歐洲放棄Hermès 愛瑪士太空航天器及其相關科技,而舊大陸的失敗,卻正是中國邁向成功,開始肯定自有科技。當初誰曾猜想到,會有此結果呢?1957年到1969年,乃是翶翔宇宙的黃金時代,火箭的升空,使一切都成為可能,甚至包括人類登月。可回收的發射器,使得太空作業的浩大費用劇減。1970年代,當時還處在烏托邦的幻想期,接着,1986年發生"挑戰者"太空飛行器的空中爆炸。當時的中國航太機構,已經提出了甚具野心的各類計劃,但卻受限於経費及技術。也因此,中國最先切入的,乃是最傳統的"神舟號"太空飛行器。
Grappillages Asie21 n°112
Corée du Nord – Russie : Soutien […]
Océans Indien et Pacifique : points communs et points particuliers des déclarations de chacun des participants au dialogue
S’il y a eu consensus sur les sept thèmes centraux de la rencontre, tous cependant les hiérarchisent en termes de priorité en fonction de leurs préoccupations stratégiques majeures. Ainsi les États-Unis et l’Australie insistent d’abord pour que cette région indo-pacifique reste « libre et ouverte ». Ce qui sous-entend dans sa totalité. Ce qui, par voie de … Lire la suite
OBOR ou BRI ? Les deux et plus…
Yidai Yilu, 一带一路, littéralement « une ceinture et une route », expression utilisée au tout début (automne 2013) sont à l’origine de plusieurs sigles souvent employés indifféremment. OBOR, pour One Belt One Road en anglais, est le sigle le plus connu. BRI, pour Belt and Road Initiative, a pris le relais pour, semble-t-il, la raison suivante : Pékin, par souci de gommer une éventuelle interprétation hégémonique susceptible d’être prêtée au mot One (un, une mais aussi unique, comme dans the one coutry/party who could do it), le mot initiative étant apparemment plus neutre. BRI est quelquefois abrégé en B&R selon l’acronyme anglais.
Indonésie : la faible marge de manœuvre du président Jokowi, entre les radicaux et la Chine
Le président Jokowi se trouve, à un peu plus de la moitié de son mandat, dans une position délicate : les courants musulmans fondamentalistes jouent de plus en plus habilement des ouvertures démocratiques pour se faire entendre dans l’espace public et critiquer les politiques engagées par son Administration. Pour ralentir leur progression, le président doit avancer des résultats tangibles ; ce qu’il ne peut pas faire sans les investissements chinois, dont l’ampleur est dénoncée par les mêmes radicaux. Comment résoudre ce dilemme ?
Corée du Nord : un ICBM bien dérangeant
La république démocratique de Corée du Nord, RPDC, récidive, et vient d’envoyer avec succès un missile Hwasong-15 capable cette fois d’atteindre les États-Unis. C’est ce qu’a fait savoir le Department of Defense, qui a précisé les caractéristiques de la trajectoire.
Russie – Azerbaïdjan – Iran : coopération trilatérale (corridor ferroviaire nord-sud, partage de la mer Caspienne)
L’Azerbaïdjan, riverain de la mer Caspienne, se trouve à la croisée des routes nord-sud et est-ouest. Sa participation est essentielle à la mise en œuvre de grands projets régionaux de développement des voies de communication dans les domaines des chemins de fer, de la navigation, aussi bien que dans celui de l’acheminement des hydrocarbures.
Eurasie : la face sombre des Routes de la soie
Le système des Routes de la soie prend progressivement place, ici et là, dans les réseaux routiers et ferroviaires eurasiatiques. Il en est attendu un accroissement des échanges commerciaux à travers le continent. Il pourrait s’accompagner de risques pour la sécurité et la santé qui, pour l’instant, n’ont pas fait l’objet de réflexion approfondie. Le sujet mériterait pourtant une véritable « étude d’impact ».
Timor oriental : grandes lignes politiques
Lors de son intervention à l’ONU fin octobre 2017, la représentante de Timor oriental a rappelé que la priorité de son pays en matière de politique étrangère était son adhésion à l’ASEAN puis le renforcement des liens avec les voisins de la région, Indonésie et Australie au premier chef.
Iran – Russie : l’offre et la demande de gaz naturel se situent en Asie
Selon le rapport « Perspectives énergétiques 2017 à l’horizon 2040 » d’ExxonMobil, l’utilisation du gaz naturel enregistrera une forte croissance, représentant un quart du mix énergétique mondial à l’horizon 2040, à égalité avec l’énergie nucléaire et renouvelables. Au cours des 25 prochaines années, 55 % de la hausse de la demande énergétique seront consacrés à la production d’électricité. … Lire la suite
Iran – Russie : tirer profit des nouvelles Routes de la soie
La Russie et l’Iran veulent prendre des parts dans le marché de l’énergie de l’Asie du Sud en alimentant les centrales construites avec le financement chinois.