Annoncée au début de l’année 2017, la création d’une nouvelle instance nationale pour la lutte anticorruption devrait être ratifiée lors de la session de l’Assemblée nationale populaire qui se tient en ce moment à Pékin.
Annoncée au début de l’année 2017, la création d’une nouvelle instance nationale pour la lutte anticorruption devrait être ratifiée lors de la session de l’Assemblée nationale populaire qui se tient en ce moment à Pékin.
L’annonce de la suppression de la limite de deux mandats pour le poste de président de la république populaire de Chine le 25 février 2018 a suscité une onde de choc véritablement mondiale. Entre ceux qui condamnent profondément ce changement en évoquant un retour à Mao et à la tradition impériale chinoise et ceux qui défendent une telle position au nom de la « stabilité » du pays, quelle analyse convient-il de donner à cet événement politique majeur ? Quels en sont les ressorts possibles et les conséquences probables ?
Tableau militaire de la région indo-pacifique Éléments documentaires Rémi Perelman, Asie21, mars 2018 Le déploiement militaire en Indo-Pacifique, notamment maritime Une région lourdement armée. Les acteurs présents dans cet espace composite qui se recompose sont engagés dans des relations complexes qui en font un foyer d’instabilité mondiale. On y trouve en effet – à … Lire la suite
Malgré le large éventail des missions que l’Armée populaire de libération pourrait conduire à partir de sa base de Djibouti, annoncer la présence de 10 000 personnes sur un espace aussi restreint paraît excessif.
Les tensions entre l’Australie et la Chine nées en 2017 se sont avivées début 2018. Deux faits ont piqué Pékin au vif. Le refus du sino-britannique Huawei & Global Marine Systems comme opérateur de la pose d’un câble Internet reliant les îles Salomon au réseau australien, mais surtout une déclaration ministérielle évoquant les « routes n’aboutissant nulle part » de l’aide chinoise. Par ailleurs, les perspectives d’une relation militaire renforcée entre Canberra et Tokyo inquiètent la Chine, notamment parce que le Japon pourrait s’inviter dans le controversé programme de « souverainisation » de la mer de Chine du Sud.
Après le renoncement, il y a plus de trente ans du couple franco-allemand dans ses recherches sur le canon à propulsion électromagnétique, l’abandon du même projet par les Américains, les Chinois annoncent qu’ils développent une arme capable d’apporter une supériorité tactique à leur marine. Il est toutefois très peu probable qu’ils puissent parvenir à mettre au point un système qui soit fiable et authentiquement opérationnel.
Chine – Afrique À la mine… de renseignements
L’accord de libre-échange entre la Chine et les Maldives signé en décembre 2017 marque confirme l’ouverture de cet archipel de l’océan Indien à l’influence chinoise, remplaçant sa longue et confiante relation avec l’Inde. Influence, investissement et… piège, celui de la dette qui va faire de Malé l’obligée de Pékin et une perle de plus dans son collier stratégique.
L’initiative prise le 17 janvier 2018 par les États-Unis de faire transiter la frégate lance-missiles USS Hopper dans les eaux territoriales du vieil atoll effondré de Scarborough, en mer de Chine du Sud, laisse fortement présager d’une militarisation des lieux par les Chinois, et ce à courte échéance. Cela risque, sauf reculade des Américains, de dégénérer en grave incident militaire local entre les deux puissances.
La société chinoise Cheeta Mobile Inc., a lancé récemment une application portefeuille de cryptomonnaie (appelée SafeWallet), destinée aux téléphones mobiles.
Si la probabilité d’une guerre commerciale diminue, le risque économique augmente.
Global Switch ou comment une société stratégique britannique passe sous contrôle chinois en trois étapes par Rémi Perelman, Asie21, janvier 2018 L’historique À l’origine. Global Switch Holdings, GS, est l’un des leaders mondiaux du marché des datacenters. Aldersgate Investments Ltd, l’une des sociétés du groupe financier britannique Reuben Brothers en avait pris le contrôle en … Lire la suite
Faute de pouvoir investir l’Inde, la Chine cible l’Australie pour devenir une puissance indopacifique. Ce pays-continent dispose d’un territoire enviable, d’une importante communauté d’origine chinoise et pourrait constituer un relais vers l’Antarctique. Pékin se projetterait ainsi vers deux autres quasi-continents à sa mesure et de surcroît relativement vulnérables.
C’est sous ce titre que Nezavisimaya Gazeta commente l’annonce à Pékin que la Chine s’apprête à envoyer en Syrie un contingent de 5000 hommes de troupes d’élite. Selon une source arabe (New Khaleej), il s’agirait de deux groupes appelés les « Tigres de Sibérie » et les « Tigres de la nuit ». Leur rôle serait de débusquer les … Lire la suite
Les grands prix scientifiques chinois donnent une indication sur les priorités du gouvernement dans la recherche pour les années à venir.
L’appel au secteur privé ne suffira pas.
Annoncé le 3 janvier 2018 par le Washington Post mais nié le 9 janvier par la Chine, l’annonce de la construction d’une base navale militaire au Pakistan, dans la ville portuaire de Jiwani ouvre un nouveau chapitre dans la compétition entre Inde et Chine à travers l’Iran et le Pakistan interposés pour la domination des flux de marchandises transitant par le golfe d’Oman.
L’influence chinoise en Océanie mérite l’attention. Plusieurs faits récents en témoignent. D’abord, la publication du Livre blanc de la politique étrangère australienne pour les dix années à venir montre que l’agressivité de Pékin suscite de l’anxiété. Puis, le journalisme d’investigation ayant patiemment mis en évidence les modalités de l’ingérence de la Chine en Australie, une législation destinée à y mettre fin a été mise en chantier à Canberra, provoquant l’ire de Pékin. La Nouvelle-Zélande présente les mêmes symptômes. La route de l’Antarctique serait-elle fermée ?
Traduit de l’anglais pas Jérôme Bouchaud 4e de couverture Et si les trois grands systèmes de croyances de l’empire du Milieu – le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme – n’étaient en fait que les trois facettes d’une seule et même religion, c’est-à-dire la religion populaire chinoise ? C’est la thèse défendue par Jonathan Chamberlain, … Lire la suite
La visite du président Sud-coréen Moon Jae-in à Pékin, du 13 au 15 décembre 2017, a été souvent présentée dans les médias comme le signe d’un rétablissement des bonnes relations entre la République populaire de Chine et la Corée du Sud mettant un terme aux différents suscités par l’installation du système de défense anti-missile américain sur le territoire sud-coréen (pour prévenir les attaques de la Corée du Nord). Mais une analyse plus détaillée des événements, avant, pendant et après cette rencontre nous permettrait de donner une vision plus nuancée de l’impact de cette visite au niveau des relations entre les deux pays.