Les déclarations du Premier ministre singapourien Lawrence Wong*, appelant la Chine et le Japon à « tourner la page de l’histoire » afin de stabiliser leurs relations, ont suscité un tollé aussi bien à Singapour qu’en Chine et à Taïwan.
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Les déclarations du Premier ministre singapourien Lawrence Wong*, appelant la Chine et le Japon à « tourner la page de l’histoire » afin de stabiliser leurs relations, ont suscité un tollé aussi bien à Singapour qu’en Chine et à Taïwan.
FAITS 11 juillet 2025 : le chef d’état-major de l’armée de l’air indonésienne, le maréchal de l’air Tonny Harjono, visite les usines du constructeur aéronautique italien Leonardo (anciennement Finmeccanica) à Milan, notamment la ligne de production de l’hélicoptère AgustaWestland AW189 et de l’avion d’entraînement M-346FA. La TNI-AU (armée de l’air indonésienne) souhaite avoir une compréhension globale de … Lire la suite
23 novembre 2025 : de fortes pluies à Sumatra se traduisent, trois jours plus tard, par des glissements de terrain et des crues éclairs dans les provinces d’Aceh, Sumatra du Nord et Sumatra occidental. Plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis, l’Iran et le Japon, proposent une aide. Sept préfets de la province d’Aceh déclarent leur … Lire la suite
À l’occasion de la visite du Premier ministre Narendra Modi à Oman, un accord de partenariat économique global a été conclu, le 18 décembre 2025, visant à renforcer les échanges commerciaux. Différents contrats d’investissements bilatéraux ont également été signés.
Le 22 décembre 2025, l’Inde et la Nouvelle-Zélande ont annoncé la conclusion d’un accord de libre-échange destiné à approfondir leurs liens économiques. Cet accord vise à réduire les droits de douane, à alléger les barrières réglementaires et à développer la coopération bilatérale dans les secteurs des biens et services et des investissements.
Dans un Bangladesh en proie à de multiples tensions politiques et sociales, le décès, le 30 décembre 2025, de Khaleda Zia, présidente de la principale force politique du pays, le BNP, et tête d’affiche de son parti pour les élections de février 2026, rabat-il les cartes du paysage politique ? Le scrutin qui se profile pourrait être décisif pour l’avenir de ce pays.
Australie – Mozambique Panique économique Chine – Afrique ⦿ Angola : Dette moins prégnante ⦿ Guinée équatoriale : Base ? ⦿ Mozambique : Forum ⦿ Mozambique : Infrastructures ⦿ Mozambique : Tête de pont Inde – Suisse Partenariat Japon – Angola Marchés Timor oriental – CPLP Attribution de la présidence Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 201/2026-01

Situés entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu, les îlots de Matthew et Hunter sont au cœur d’un différend de souveraineté ancien mais redevenu sensible. Au-delà de leur superficie dérisoire, ces territoires projettent des enjeux majeurs en matière de ZEE*, de stratégie régionale et de droit international. Alors que des négociations sont en cours, la France dément toute volonté de cession et privilégie une solution diplomatique.
La décision du gouvernement indien de construire des barrages dans le bassin supérieur du Chenab, affluent majeur de l’Indus, montre sa détermination d’aménager les amonts des cours d’eau qui traversent la partie du Cachemire qu’elle administre.
Entre pressions commerciales américaines et calculs géopolitiques, les relations économiques entre l’Indonésie et les États-Unis ont connu en 2025 une accélération spectaculaire. Menacée de lourds droits de douane, Jakarta a multiplié les concessions : augmentation des importations agricoles et énergétiques américaines, achats d’avions Boeing, ouverture accrue de son marché et discussions sur les équipements militaires. Si l’accord de juillet 2025 a permis de réduire les tarifs américains, il demeure fragile et contesté, tant pour ses retombées économiques limitées que pour ses implications diplomatiques. Plusieurs analystes indonésiens soulignent les risques de représailles de la Chine et de l’Union européenne, ainsi qu’un affaiblissement de la pertinence géopolitique de l’Indonésie que lui vaut son non-alignement dans une région où s’affrontent les deux premières puissances économiques et militaires mondiales.
C’est peu dire que l’opération américaine au Venezuela a pris l’Asie du Sud-Est par surprise. Le 3 janvier 2026 au soir, les capitales sud-est asiatiques étaient sous le choc, réalisant rapidement et la régression de politique internationale qu’elle incarnait, et les risques qu’elle débloquait dans une zone où les désaccords frontaliers, les ambitions de puissance et les légitimités électorales douteuses se télescopent ouvertement. Pour les État sud-est asiatiques confrontés à des points de tensions tels que la mer de Chine méridionale, le détroit de Taïwan, voire la péninsule coréenne, le problème réside moins dans le cas du Venezuela lui-même que dans le précédent créé par l’intervention militaire américaine. Au-delà de l’affaiblissement d’un ordre international basé sur des règles de droit, au-delà des inquiétudes « profondes et sérieuses » sur le respect de la souveraineté, l’ombre d’un mode opératoire prédateur désinhibé se profile. Un mode qui va mettre les relations entre la Chine et l’Asie du Sud-Est sous pression. À terme toutefois, il semble que cette opération aura un coût pour une puissance américaine qui convainc moins dans la région.
La Chine conduit autour de Taïwan l’exercice militaire « Mission Justice-2025 », pratiquement sans préavis, marqué par des tirs réels. Les zones d’impact sont réparties dans un périmètre entre 12 et 24 milles nautiques autour de l’île. Cette fois-ci, l’exercice se distingue par un niveau de réalisme opérationnel plus élevé, une pression accrue sur les eaux territoriales taïwanaises et un resserrement de l’encerclement maritime et aérien. Le président Trump réagit « mollement ».
Dans un contexte de forte tension transdétroit, le maire de Taipei, Chiang Wan-an, poursuit le dialogue municipal entre les deux rives, et ce malgré les controverses internes taïwanaises. Il s’est rendu à Shanghai afin de participer au Forum Taipei-Shanghai, l’une des rares plateformes institutionnelles bilatérales encore actives entre Taïwan et la Chine populaire. Et le président Lai Ching-te ne s’y est pas opposé.

À l’occasion du World Forum 2026, le professeur Lin Chung-pin* a présenté un rapport affirmant qu’un accord Trump-Xi sur la paix et la réunification entre les deux rives du détroit était plausible : le recul assumé de la crédibilité militaire américaine, la volonté chinoise de privilégier la réunification sans recours à la force, et l’émergence d’un consensus à Washington en faveur de la désescalade redessinent les équilibres régionaux. Dans ce contexte, Taïwan apparaît de plus en plus comme la variable d’ajustement d’un dialogue sino-américain visant la stabilité.
Réuni à Tokyo les 19 et 20 décembre 2025 au niveau des chefs d’État, le premier sommet du Central Asia + Japan Dialogue (CA+JAD) a marqué une inflexion stratégique majeure. La Déclaration de Tokyo dépasse le seul registre de la coopération technologique, centrée jusqu’ici sur l’intelligence artificielle appliquée au secteur minier, pour ouvrir la voie à un partenariat élargi couvrant les dimensions économique, logistique, écologique et humaine. Cette évolution s’inscrit dans une recomposition plus large des équilibres eurasiens, à un moment où l’Union européenne, la Chine, les États-Unis et la Russie renforcent simultanément leur présence et leurs engagements en Asie centrale.
La crise entre le Japon et la Chine, ouverte par la déclaration de la Première ministre Takaichi Sanae, a relancé, à la veille de Noël, une discussion ancienne sur le maintien de la règle des Trois Principes non-nucléaires. Bien que prêt à une révision de cette règle, le gouvernement japonais a choisi d’étouffer un début de polémique qui risquait de ne pas lui être favorable mais la question demeure.
En un demi-siècle, la Corée du Sud a bâti patiemment une industrie spatiale complète, au prix de fortes contraintes politiques, technologiques et géostratégiques. Longtemps freinée par les accords de limitation imposés par Washington et par une dépendance à l’expertise étrangère, Séoul est aujourd’hui entrée dans le cercle restreint des nations capables d’accéder de manière autonome à l’espace. Le succès du lanceur Nuri et la montée en puissance d’acteurs industriels comme Hanwha ou KAI illustrent cette quête d’indépendance, désormais structurée par une agence spatiale dédiée et une feuille de route ambitieuse. Pour le gouvernement de la Corée du Sud, l’espace n’est pas un marché, mais un instrument clé de souveraineté et de sécurité nationale.
La finalisation, fin décembre 2025, d’un accord d’armement de plusieurs milliards de dollars entre le Pakistan et l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar marque un double basculement : d’une part, l’entrée d’un acteur « du Sud » (Islamabad) sur un marché traditionnellement dominé par des fournisseurs russes, turcs ou émiratis, d’autre part l’ouverture d’une porte d’influence indirecte pour Pékin via un appareil co-développé sino-pakistanais, le chasseur JF-17 Thunder. Cette manœuvre illustre la capacité de certains acteurs à contourner les cadres restrictifs et constitue un défi de plus pour la crédibilité de l’embargo onusien sur les armes visant la Libye.
Le 29 décembre 2025, le CT Est de l’APL a annoncé le lancement, sans préavis, de l’exercice Justice Mission-2025 (正义使命-2025) autour de Taiwan, présenté comme « un avertissement ferme contre les forces séparatistes et indépendantistes de Taïwan et les ingérences extérieures ». Nouvelle illustration de l’intransigeance de Pékin sur le sujet de la réunification, il a rappelé que l’option de la force est plus que jamais sur la table. L’APL s’y prépare et progresse à chaque exercice. Celui-ci s’inscrit dans une séquence diplomatique tendue où la pression chinoise s’est resserrée sur Taïwan et sur le Japon alors que Washington est imprévisible. Justice Mission-2025 a été interprété comme une réaction chinoise à l’annonce de la vente record (11 Mds USD) par Washington d’équipements de défense à Taiwan. Mais sa complexité du scénario (blocus de l’île et déni d’accès), et les forces engagées ne laissent aucun doute sur le fait qu’il avait été déjà soigneusement préparé. Il contribue à banaliser la présence et l’action de l’APL dans le détroit et autour de l’île. L’absence de préavis entretient l’opacité sur les intentions chinoises, entre exercice et opération réelle.