L’intervention militaire américaine en Iran ne produit pas seulement un choc moyen-oriental. Elle recompose déjà, à distance, plusieurs équilibres asiatiques. Le premier effet est économique : tension sur les routes maritimes, hausse brutale de l’énergie, perturbations logistiques et renchérissement de certains intrants critiques. Le second est stratégique : pour rassurer ses positions et ses partenaires au Moyen-Orient, Les États-Unis ont redéployé des moyens jusque-là mobilisés en Indo-Pacifique, ce qui nourrit en Asie une interrogation familière mais redevenue urgente sur la disponibilité réelle de la puissance américaine. La crise éclaire également la position chinoise. La Chine appelle à l’apaisement et tente une médiation mais son influence réelle reste limitée. Les événements produisent deux lectures opposées en Asie : un affaiblissement de la capacité américaine à couvrir plusieurs théâtres simultanément et une difficulté persistante de la Chine à structurer un ordre régional.
chaînes d’approvisionnement
Japon – États-Unis : Fragilités croissantes du recours au programme FMS américain
Un audit rendu public en janvier 2026 par la Cour des comptes japonaise a mis en lumière un problème structurel dans les acquisitions de défense du Japon : plus d’une centaine de commandes d’équipements militaires américains, représentant plus de 1 100 milliards de yens (plus de sept milliards d’euros), n’ont toujours pas été livrées cinq ans après la signature des contrats. Ces retards concernent des programmes déjà payés dans le cadre du mécanisme américain de ventes militaires à l’étranger (Foreign Military Sales – FMS), pilier central de la modernisation des Forces d’autodéfense japonaises.
Mongolie – Corée du Sud – Japon : Vers un partenariat à trois ?
La ministre des Affaires étrangères mongole, Battsetseg Batmunkh, en visite au Japon, a rappelé l’importance du partenariat bilatéral entre les deux pays et des relations développées avec d’autres démocraties libérales.
La Chine fait la course en tête dans les énergies vertes
Selon l’agence américaine E&E News du 30 janvier 2023, la Chine a investi en 2022, 546 milliards de dollars dans l’énergie propre – la moitié des dépenses mondiales – 4 fois le montant des investissements américains de 141 milliards, alors que l’Union européenne dépensait 180 milliards de dollars. Ces 546 milliards comprenaient l’énergie solaire et éolienne, les véhicules électriques et les batteries.