Afin d’obtenir l’attribution du secrétariat de l’Accord, décision qui pourrait être prise fin 2026 selon le programme organisationnel prévu, la Chine multiplie les actions qui visent à la faire reconnaître comme une puissance particulièrement attentive à la préservation du milieu marin international. Ce qu’elle n’est pas vraiment et ce qui rend contestable sa prétention à la prise de responsabilité du secrétariat.
ISA
Une conférence sur le droit de la mer à la gloire de la Chine
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Dans le cadre du quarantième anniversaire de l’ouverture de la CNUDM* à la signature des adhésions, la Chine a organisé une conférence internationale en visioconférence les 1er et 2 septembre 2022. Malgré un programme dense et une remarquable participation de sommités internationales sur le sujet du droit de la mer, il apparaît que l’événement se présente d’abord comme un véritable étalage d’autosatisfaction sur les actions accomplies et les initiatives prises par Pékin en réponse aux dispositions de la Convention. C’est aussi l’occasion de prendre un ton professoral pour dicter ce qui doit encore être accompli en termes d’application du droit international de la mer. Les États-Unis sont largement égratignés.
On the occasion of the fortieth anniversary of the opening of UNCLOS* to the signatories, China organized an international conference by videoconference on September 1 and 2, 2022. Despite a dense program and a remarkable participation of international top authorities on the question of the law of the sea, it appears from the results that the event first of all appears as a genuine display of self-satisfaction on the actions accomplished and the initiatives taken by Beijing in abiding by the provisions of the Convention. It is also an opportunity to display a professorial tone to dictate what still needs to be done in terms of enforcement of the international law on the sea. The United States is largely scratched.
Chine – Autorité internationale des fonds marins (International Seabed Authority – ISA) : La Chine en position de tête pour l’exploitation des grands fonds océaniques
[Cf. Partie XI de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer / CNUDM]
En juillet 2020, l’une des entreprises chinoises spécialisées sur les grands fonds marins1 pourrait recevoir l’autorisation d’extraire les minéraux des sols sous-marins d’une concession que l’ISA lui a déjà préalablement accordée pour exploration. La Chine serait ainsi le premier pays à recevoir un accord d’exploitation de la part de l’Autorité.
L’exploration des grands fonds océaniques
L’exploration des grands fonds océaniques, l’océan Indien Rémi Perelman, Asie21, février 2014 Les mers et océans aux profondeurs moyennes de 4 000 mètres (maximale : 11 000 m.) couvrent plus des deux-tiers du globe (70 %). Leur ensemble constitue le plus grand habitat de la planète, bien plus important que les forêts tropicales. La difficulté d’y accéder explique … Lire la suite