Australie – États-Unis : L’AUKUS en grand péril

La publication du rapport du service de recherche du Congrès sur l’AUKUS rassemble toutes les informations qui vont permettre aux parlementaires américains de se prononcer en toute connaissance de cause sur ce qui constituait le cœur de l’accord : l’affectation d’au moins trois sous-marins nucléaires d’attaque Virginia à la marine australienne. Ce qui allait de soi en 2021 ne l’est plus à la suite de l’effondrement de la productivité des chantiers navals américains et du retard pris dans la production et l’entretien. Ces affectations se feraient au détriment des capacités navales américaines. L’évaluation des avantages et des inconvénients des différentes options semble indiquer que, face à une éventuelle crise avec la Chine, la solution la plus avantageuse serait de réserver les sous-marins nucléaires d’attaque exclusivement à la flotte américaine mais de leur donner comme port d’attache la base navale que l’Australie est en train de développer. À moins d’un revirement improbable, l’alliance AUKUS, telle que l’avait envisagée l’Australie lors de sa rupture avec la France, semble désormais dépassée.

Lire la suite

Australie – Taïwan – États-Unis : L’AUKUS à l’épreuve de Taïwan

Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie avaient annoncé, en septembre 2021, un pacte de sécurité militaire baptisé AUKUS pour une coopération tripartite visant à « défendre les intérêts indo-pacifiques partagés » : comprendre contrer l’expansionnisme chinois dans l’Indo-Pacifique.

Lire la suite

Japon – Australie – France : L’Australie pourrait reconsidérer ses options pour ses sous-marins. Le Japon en embuscade

L’Australie commence à douter de la faisabilité du programme de sous-marins nucléaires de l’alliance Aukus*. Face aux incertitudes croissantes liées aux coûts, aux délais et aux contraintes technologiques du projet et surtout aux éventuels revirements du partenaire américain, le pays pourrait être amené à envisager une solution alternative. Si la France peut se (re)positionner comme un partenaire évident, elle n’est pas la seule. Le Japon est déjà à la manœuvre. 

Lire la suite