Les déclarations du Premier ministre singapourien Lawrence Wong*, appelant la Chine et le Japon à « tourner la page de l’histoire » afin de stabiliser leurs relations, ont suscité un tollé aussi bien à Singapour qu’en Chine et à Taïwan.
Les déclarations du Premier ministre singapourien Lawrence Wong*, appelant la Chine et le Japon à « tourner la page de l’histoire » afin de stabiliser leurs relations, ont suscité un tollé aussi bien à Singapour qu’en Chine et à Taïwan.
Dans un Bangladesh en proie à de multiples tensions politiques et sociales, le décès, le 30 décembre 2025, de Khaleda Zia, présidente de la principale force politique du pays, le BNP, et tête d’affiche de son parti pour les élections de février 2026, rabat-il les cartes du paysage politique ? Le scrutin qui se profile pourrait être décisif pour l’avenir de ce pays.
Australie – Mozambique Panique économique Chine – Afrique ⦿ Angola : Dette moins prégnante ⦿ Guinée équatoriale : Base ? ⦿ Mozambique : Forum ⦿ Mozambique : Infrastructures ⦿ Mozambique : Tête de pont Inde – Suisse Partenariat Japon – Angola Marchés Timor oriental – CPLP Attribution de la présidence Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 201/2026-01
C’est peu dire que l’opération américaine au Venezuela a pris l’Asie du Sud-Est par surprise. Le 3 janvier 2026 au soir, les capitales sud-est asiatiques étaient sous le choc, réalisant rapidement et la régression de politique internationale qu’elle incarnait, et les risques qu’elle débloquait dans une zone où les désaccords frontaliers, les ambitions de puissance et les légitimités électorales douteuses se télescopent ouvertement. Pour les État sud-est asiatiques confrontés à des points de tensions tels que la mer de Chine méridionale, le détroit de Taïwan, voire la péninsule coréenne, le problème réside moins dans le cas du Venezuela lui-même que dans le précédent créé par l’intervention militaire américaine. Au-delà de l’affaiblissement d’un ordre international basé sur des règles de droit, au-delà des inquiétudes « profondes et sérieuses » sur le respect de la souveraineté, l’ombre d’un mode opératoire prédateur désinhibé se profile. Un mode qui va mettre les relations entre la Chine et l’Asie du Sud-Est sous pression. À terme toutefois, il semble que cette opération aura un coût pour une puissance américaine qui convainc moins dans la région.
Dans un contexte de forte tension transdétroit, le maire de Taipei, Chiang Wan-an, poursuit le dialogue municipal entre les deux rives, et ce malgré les controverses internes taïwanaises. Il s’est rendu à Shanghai afin de participer au Forum Taipei-Shanghai, l’une des rares plateformes institutionnelles bilatérales encore actives entre Taïwan et la Chine populaire. Et le président Lai Ching-te ne s’y est pas opposé.

À l’occasion du World Forum 2026, le professeur Lin Chung-pin* a présenté un rapport affirmant qu’un accord Trump-Xi sur la paix et la réunification entre les deux rives du détroit était plausible : le recul assumé de la crédibilité militaire américaine, la volonté chinoise de privilégier la réunification sans recours à la force, et l’émergence d’un consensus à Washington en faveur de la désescalade redessinent les équilibres régionaux. Dans ce contexte, Taïwan apparaît de plus en plus comme la variable d’ajustement d’un dialogue sino-américain visant la stabilité.
Le 29 décembre 2025, le CT Est de l’APL a annoncé le lancement, sans préavis, de l’exercice Justice Mission-2025 (正义使命-2025) autour de Taiwan, présenté comme « un avertissement ferme contre les forces séparatistes et indépendantistes de Taïwan et les ingérences extérieures ». Nouvelle illustration de l’intransigeance de Pékin sur le sujet de la réunification, il a rappelé que l’option de la force est plus que jamais sur la table. L’APL s’y prépare et progresse à chaque exercice. Celui-ci s’inscrit dans une séquence diplomatique tendue où la pression chinoise s’est resserrée sur Taïwan et sur le Japon alors que Washington est imprévisible. Justice Mission-2025 a été interprété comme une réaction chinoise à l’annonce de la vente record (11 Mds USD) par Washington d’équipements de défense à Taiwan. Mais sa complexité du scénario (blocus de l’île et déni d’accès), et les forces engagées ne laissent aucun doute sur le fait qu’il avait été déjà soigneusement préparé. Il contribue à banaliser la présence et l’action de l’APL dans le détroit et autour de l’île. L’absence de préavis entretient l’opacité sur les intentions chinoises, entre exercice et opération réelle.
Fin décembre 2025, la Chine a organisé dans le Yunnan une rencontre diplomatique trilatérale avec la Thaïlande et le Cambodge, présentée comme un effort pour consolider une nouvelle trêve après plusieurs semaines d’affrontements frontaliers meurtriers. Cette manœuvre ne vise pas seulement la désescalade immédiate. Elle traduit une ambition plus large : faire de la Chine un acteur incontournable de la stabilité sécuritaire en Asie du Sud-Est, en réplique directe aux initiatives diplomatiques américaines récentes et sans doute avec le dessein de marginaliser un peu plus les mécanismes multilatéraux régionaux.
Le 4 décembre 2025, le gouvernement de la ville de Yantai, dans le Shandong, a annoncé la découverte d’un gisement prodigieux de 562 tonnes d’or sous la mer, au large de la baie de Laizhou. Cette nouvelle découverte vient accroître les capacités chinoises d’extraction de ce métal précieux. Ce qui n’empêche pas Pékin de continuer à poursuivre ses achats d’or auprès d’autres pays producteurs, non seulement dans un but commercial ou technologique mais aussi et surtout pour augmenter ses réserves. Par cela, il ne s’agit pas seulement pour la Chine de renforcer sa sécurité économique. Il s’agit aussi de préparer tranquillement un avenir, cependant encore lointain, où elle pourrait imposer à nouveau l’étalon or comme valeur de référence et supplanter le dollar dans le domaine des échanges internationaux et des réserves nationales de devises, comme le yuan le devient déjà partiellement dans différents pays.
On December 4, 2025, the government of the city of Yantai, in Shandong, announced the discovery of a prodigious deposit of 562 tons of gold under the sea, off the coast of Laizhou Bay. This new discovery increases China’s capacity to extract this precious metal. However, this does not prevent Beijing from continuing to purchase gold from other producing countries, not only for commercial or technological purposes, but also and above all to increase its reserves. This is not just a matter of China strengthening its economic security. It is also a matter of quietly preparing for a future, albeit still distant, in which it could once again impose the gold standard as a benchmark and supplant the dollar in international trade and national currency reserves, as the yuan is already doing in some countries.
Le 10 décembre 2025, le président indonésien, Prabowo Subianto, s’est rendu à Moscou pour une réunion de travail. À cette occasion, le président russe, Vladimir Poutine, lui a proposé de renforcer leur coopération militaire bilatérale, une assistance dans le domaine de l’énergie nucléaire et la reprise des exportations de blé, singulièrement perturbées au cours de l’année 2024. Cette rencontre intervient alors que les relations entre Djakarta et Washington se tendent sensiblement, les États-Unis accusant l’Indonésie de revenir sur certains des éléments de l’accord commercial conclu en juillet 2025 et fixant à 19 % les droits de douane sur les exportations indonésiennes aux États-Unis. L’Indonésie, de son côté, s’oppose à certaines clauses introduites, postérieures aux négociations ayant abouti à l’accord de juillet 2025, permettant d’annuler ce dernier si Djakarta conclut des accords jugés contraire aux intérêts des États-Unis.
Les évolutions que connaît le secteur de l’anacarde conduisent à découvrir son poids dans les relations entre les deux continents.

台灣是火藥庫嗎?
Le président Lai annonce, via le Washington Post, son intention de proposer un budget de défense spécial supplémentaire de 1 250 Mds NT$ sur les 8 prochaines années, en plus du budget annuel. Cheng Li-wen* rétorque que la dette du budget de la défense a dépassé les 500 Mds NT$*, excédant largement le plafond légal et que le président Lai ne fournit aucune explication ni ne propose de solution concrète pour financer une telle dépense exceptionnelle. Il prévoit également d’augmenter le budget de la Défense à 3,3 % du PIB en 2026 et jusqu’à 5 % d’ici 2030. L’opposition s’inquiète car il s’agit du plus important investissement dans la défense de l’histoire de Taïwan. De plus, un responsable américain, le directeur de l’AIT*, s’est proposé de répondre lui-même aux questions des députés taïwanais. Et le DPP* a salué ses déclarations avec enthousiasme, percevant dans les propos de Raymond Greene un avertissement des États-Unis à l’adresse du KMT* et du TPP*.
Le 7 novembre 2025, Takaichi Sanae a déclaré qu’une attaque contre des navires américains pour briser un blocus chinois de Taïwan pourrait obliger le Japon à intervenir militairement. Cette déclaration souligne la nouvelle importance que le Japon donne au concept de « situations menaçant sa survie » et reflète un changement vers une politique de défense plus affirmée, avec l’objectif de faire du Japon la septième puissance militaire mondiale. Pékin considère cette évolution comme une menace pesant sur la zone qu’il estime avoir contribué à créer il y a 80 ans avec les États-Unis, affirmant que la paix est une responsabilité partagée. Ces déclarations annoncent-elles une nouvelle alliance ou doivent-elles être perçues avec prudence, compte tenu du contexte géopolitique complexe ?
Depuis la déclaration de Mme Takaichi Sanae, Premier Ministre du Japon, le 7 novembre 2025 au sujet des risques pour son pays d’un blocus chinois de Taïwan, la république populaire de Chine (RPC) a orchestré une campagne anti-japonaise. La tension entre les deux pays n’a pas cessé de monter, au point de finir par impliquer Donald Trump qui s’est entretenu avec Xi Jinping puis Mme Takaichi. Il est probable que la tension durera un certain temps, un an peut-être, et s’inscrit dans un cycle caractérisé par une crise précédente entre 2012 et 2014.
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
ASIE DE L’EST
Corée du Sud Poursuite du procès de la présidence Yoon, Jean-Yves Colin, Asie21
Corée du Sud – Chine Une tentative de rééquilibrage mis sous tension par la crise Pékin-Tokyo, Arnaud Leveau, Asie21
Base politique des relations sino-américaines Taiwan Relation Act : Loi sur les relations avec Taïwan (public law 96-8, 22 USC 3301 et suiv.) Les trois communiqués conjoints des États-Unis et de la Chine : Communiqué de Shanghai du 28 février 1972 Communiqué sur l’établissement de relations diplomatiques, 1er janvier 1979 (entrée en vigueur) Communiqué du 17 août 1982 Les « … Lire la suite
Le train à grande vitesse Jakarta–Bandung, symbole de l’ambition nationale, est devenu un lourd fardeau financier. Le ministre de l’Investissement, Rosan Perkasa Roeslani, tente de réformer la dette du projet KCIC et s’efforce d’éviter le piège de la dette.
La Chine n’apprécie pas du tout les diverses opérations aériennes et navales de l’Australie dans les deux mers de Chine et lui apporte la réplique à proximité immédiate de son territoire national.
Une dame de fer
鄭麗文主席是國民黨選出的女戰將
Le monde occidental oppose régulièrement la démocratie taïwanaise au régime communiste du continent, développant ainsi une atmosphère anxiogène exacerbant les tensions. Et si la question était mal posée ? Cheng Li-wen déclare que « le KMT* est aujourd’hui le seul parti capable de jouer un rôle déterminant, en favorisant la réconciliation entre les deux rives et en garantissant la paix, ce qui permettra au monde de pousser un soupir de soulagement ».