Le Japon va étendre son programme d’aide au renforcement des capacités de sécurité (OSA*) à au moins douze pays pour l’exercice budgétaire 2026, contre huit l’année précédente. Son budget atteint environ 98 millions d’euros, plus du double de 2025. Tokyo finance radars, drones, patrouilleurs, équipements de communication et infrastructures au profit des forces armées de pays partenaires. Le dispositif s’étend désormais du Pacifique occidental à l’océan Indien et à l’Afrique orientale. Cette évolution accompagne la révision de la doctrine de défense japonaise, l’assouplissement annoncé des règles d’exportation d’armements et la multiplication des exercices multinationaux. Dix ans après le discours d’Abe Shinzo à Nairobi, l’Indo-Pacifique libre et ouvert japonais prend une dimension militaire plus concrète.
Japon – Corée du Sud : Un mois d’août de commémorations
La fin de la seconde guerre mondiale en Asie Pacifique est intervenue le 15 août 1945 ; elle a été précédée des bombardements nucléaires de Hiroshima puis de Nagasaki. Ce jour de la capitulation japonaise fut un tournant historique pour la Corée qui retrouva alors son indépendance, se libérant d’une colonisation très dure de quasiment 50 ans (1910-1945), mais qui se divisa très vite en deux États antagonistes avant de connaître une guerre civile laissant la péninsule dévastée en 1953, sans traité de paix entre le nord et le sud. Au Japon ainsi qu’en Corée du Sud et du Nord, des journées nationales commémorent et célèbrent ces évènements. Peu connues en Europe et en Amérique du Nord, elles sont localement tout aussi importantes que les fêtes françaises du 14 juillet, 11 novembre, 8 mai et 6 juin.
Japon : Élection d’un nouveau gouverneur à Okinawa
Le 13 septembre 2026 a eu lieu l’élection au poste de gouverneur de la préfecture d’Okinawa. Cette élection a vu la victoire de Koja Genta, soutenu par le parti libéral démocrate de la Première ministre Takaichi Sanae. La défaite du gouverneur précédent ouvre la voie au projet de transfert de la base des Marines américains de Futenma à Nago, un vieux sujet contentieux entre les autorités de Tokyo et celles d’Okinawa mais aussi entre le Japon et les États-Unis.
Chine – Brésil – États-Unis : un choix incertain
Chine ou États-Unis, le prochain président brésilien aura à opter.
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 208/2026-09 sommaire
ASIE DE L’EST
Chine – Brésil – États-Unis Un choix incertain, Jorge Lusaf, Asie21
Japon Élection d’un nouveau gouverneur à Okinawa, Jean-Yves Colin, Asie21
Japon – Corée du Sud Un mois d’août de commémorations, Jean-Yves Colin, Asie21
Japon – Indo-Pacifique – Afrique de l’Est De l’aide au renforcement militaire des partenaires, Arnaud Leveau, Asie21
Encadré 1 Historique 2016-2026
Taïwan – Chine Le détroit sous surveillance croisée : dissuasion, avertissements et lignes rouges, Catherine Bouchet-Orphelin, Asie21
Japon – Mercosur : Dessiner les contours d’un partenariat multilatéral
Le 30 juin 2026, le Japon a ouvert des négociations avec le Mercosur en vue de l’établissement d’un partenariat économique.
Taïwan – Japon : Une confiance populaire transpartisane envers Tokyo, loin devant Washington
台灣人民對日本好感度遠高於美國
Selon Lev Nachman* et Yen Wei-Ting*, dans un article publié le 7 juillet 2026 dans Foreign Policy, la plupart des Taïwanais interrogés dans le cadre d’un sondage pensent que le Japon viendra en aide à Taïwan si la Chine recourait à la force.
Japon – Corée du Sud : Opposés au nucléaire militaire, sauf revirement régional
Une enquête menée par le CSIS1 auprès des élites du Japon et de la Corée du Sud montre qu’une large majorité reste opposée, ou hésitante, à l’idée que son pays se dote de l’arme nucléaire.
Inde – Japon : Élargissement stratégique de la coopération bilatérale
À l’occasion de la visite de la Première ministre japonaise Takaichi Sanae en Inde, du 3 au 5 juillet 2026, s’est tenu le 16e sommet annuel Inde-Japon. Ce sommet a permis l’élargissement du champ de la coopération bilatérale dans les domaines de l’énergie, des technologies et de la défense.
Chine – Taïwan : Un « dilemme du détroit de Taïwan » plus aigu que celui de Malacca, selon le CSIS
Un rapport publié le 6 juillet 2026 par le CSIS soutient que la Chine est aujourd’hui plus vulnérable à une perturbation du détroit de Taïwan qu’à une fermeture du détroit de Malacca, remettant en cause le traditionnel « dilemme de Malacca » évoqué depuis 2003 par Pékin1.
Australie – Fidji – Chine : Consolidation des alliances régionales australiennes sur fond de militarisation chinoise du Pacifique
Le 6 juillet 2026, l’Australie et les Fidji ont signé l’« Alliance pour un océan de paix », un accord par lequel chaque partenaire s’engage à porter assistance à l’autre en cas d’attaque. Ce traité fait des Fidji, le 4e allié officiel de l’Australie, après les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG). Le même jour, la Chine a procédé au tir d’essai d’un missile depuis un sous-marin à propulsion nucléaire vers les eaux internationales du Pacifique, suscitant protestation de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et de Taïwan, a minima.
Grappillages Asie21 n° 207/2026-07&08
Chine : ITER dépassé L’Institut chinois de physique des plasmas de Hefei vient de révéler qu’il a mis au point le plus grand aimant destiné à la [•••] Chine – Amérique latine La Chine en hausse Les sondages réalisés dans les six plus importants pays d’Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Mexique et Pérou) révèlent … Lire la suite
Monde : Macky Sall, prochain secrétaire général de l’ONU ?
Opposé à cinq autre candidats, l’ancien chef d’État sénégalais présente des traits susceptibles d’en faire le « chef » de la première institution internationale.
Inde – Pakistan : Naissance d’un nouveau mouvement islamiste, le Tehreek-e-Taliban Hindustan (TTH)
Le Tehreek-e-Taliban Hindustan est un nouveau mouvement islamiste opérant sur le sol indien en liaison avec le service de renseignement pakistanais Inter-Services Intelligence.
Inde – Israël : Partenariat stratégique majeur
Les relations entre l’Inde et Israël sont aujourd’hui très étroites sur le plan stratégique, même si New Delhi cherche à préserver un équilibre avec les pays arabes et continue d’affirmer son soutien à une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien.
Taïwan – Papouasie-Nouvelle-Guinée Acte VIII scène 8 : Un bureau fermé, un corridor gazier exposé
La Chine gagne du terrain dans le Pacifique et fragilise la sécurité énergétique de Taïwan
La fermeture surprise du bureau de représentation économique de Taipei à Port Moresby dépasse largement le cadre des tensions entre la Chine et Taïwan. Elle expose la vulnérabilité d’un des corridors gaziers les plus résilients de Taïwan et confirme l’ancrage croissant de la Chine dans les infrastructures stratégiques papoues. Elle reflète l’influence croissante de Pékin dans le Pacifique et les enjeux géostratégiques de la région.
Taïwan – États-Unis Acte VIII scène 7 : L’AIT associe drones et statu quo, Pékin dénonce un double langage
Le directeur de l’AIT*, Raymond Greene, a placé la filière taiwanaise des drones au cœur de la compétition stratégique sino-américaine en présentant le développement de la fabrication de drones comme une révolution militaire à saisir et en invitant Taïwan à s’inspirer du modèle ukrainien comme le meilleur moyen de dissuader un conflit dans le détroit de Taïwan. Les réactions suscitées à Taïwan comme en Chine montrent que cette question dépasse le seul cadre industriel : elle touche aux choix de défense de Taipei, à la stratégie américaine de soutien à l’île et aux lignes rouges que Pékin entend faire respecter.
Taïwan – États-Unis : TSMC, Intel et l’ITC, les nouveaux fronts de la guerre mondiale des puces
Entre alerte allemande, bataille de brevets et poussée américaine pour Intel
Taïwan domine la production des semi-conducteurs les plus avancés. Cette position est à la fois un atout pour sa sécurité et un défi stratégique pour les États-Unis. Alors que TSMC fait face à un litige en propriété intellectuelle devant l’ITC*, l’administration Trump mise sur le redressement d’Intel et a pour objectif de rapatrier jusqu’à 60 % de la production mondiale de puces sur le sol américain.
Japon : Pourquoi Aiko-sama ne sera probablement pas impératrice
Au vu des règles successorales des monarchies en Europe et de leur visibilité médiatique, le débat actuel sur la succession impériale au Japon semble anachronique voire incompréhensible. Il se pose car l’empereur Naruhito et son épouse Masako n’ont qu’une fille, Aiko. Or, les règles en vigueur depuis l’ère Meiji, codifiées en 1889, et inchangées après-guerre, en 1947, ont limité la succession impériale aux seuls héritiers mâles. Si l’opinion publique est très favorable à ce que Aiko (Aiko-sama par respect) devienne impératrice, la Première ministre Takaichi Sanae et les caciques du Parti libéral démocrate (PLD) y sont hostiles au nom des valeurs éternelles du Japon.
Corée du Sud – Mongolie : Une « ère dorée » au service de la diversification stratégique
La visite d’État du président sud-coréen Lee Jae Myung à Oulan-Bator, du 9 au 11 juillet 2026, la première d’un chef d’État sud-coréen en Mongolie depuis quinze ans, s’est conclue par une déclaration commune sur « l’ère dorée des relations Corée-Mongolie ».Elle intervient au terme d’une tournée diplomatique qui l’a conduit de Bruxelles à Évian, puis à Ankara. Oulan-Bator en constitue l’étape la plus concrète sur le plan économique. Un accord de principe sur un partenariat économique global (CEPA) et vingt et un protocoles d’accord en constituent le socle. Cette séquence s’inscrit dans la course engagée par Séoul pour diversifier ses approvisionnements en minerais critiques hors de Chine, et dans la politique mongole du « troisième voisin », destinée à atténuer sa dépendance envers ses deux seuls voisins.