Le 6 juillet 2026, l’Australie et les Fidji ont signé l’« Alliance pour un océan de paix », un accord par lequel chaque partenaire s’engage à porter assistance à l’autre en cas d’attaque. Ce traité fait des Fidji, le 4e allié officiel de l’Australie, après les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG). Le même jour, la Chine a procédé au tir d’essai d’un missile depuis un sous-marin à propulsion nucléaire vers les eaux internationales du Pacifique, suscitant protestation de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et de Taïwan, a minima.
Au cours des quatre dernières années, l’Australie a singulièrement accéléré la mise en place de sa propre architecture de sécurité régionale, avec le concours de la Nouvelle-Zélande et le regard attentif des États-Unis. Cet activisme australien répond à la projection multisectorielle, patiente et de moins en moins discrète de la Chine continentale, qui aspire à s’implanter durablement dans la région stratégique que représente le Pacifique. […]