Au vu des règles successorales des monarchies en Europe et de leur visibilité médiatique, le débat actuel sur la succession impériale au Japon semble anachronique voire incompréhensible. Il se pose car l’empereur Naruhito et son épouse Masako n’ont qu’une fille, Aiko. Or, les règles en vigueur depuis l’ère Meiji, codifiées en 1889, et inchangées après-guerre, en 1947, ont limité la succession impériale aux seuls héritiers mâles. Si l’opinion publique est très favorable à ce que Aiko (Aiko-sama par respect) devienne impératrice, la Première ministre Takaichi Sanae et les caciques du Parti libéral démocrate (PLD) y sont hostiles au nom des valeurs éternelles du Japon.