Corée du Sud – Mongolie : Une « ère dorée » au service de la diversification stratégique

La visite d’État du président sud-coréen Lee Jae Myung à Oulan-Bator, du 9 au 11 juillet 2026, la première d’un chef d’État sud-coréen en Mongolie depuis quinze ans, s’est conclue par une déclaration commune sur « l’ère dorée des relations Corée-Mongolie ».Elle intervient au terme d’une tournée diplomatique qui l’a conduit de Bruxelles à Évian, puis à Ankara. Oulan-Bator en constitue l’étape la plus concrète sur le plan économique. Un accord de principe sur un partenariat économique global (CEPA) et vingt et un protocoles d’accord en constituent le socle. Cette séquence s’inscrit dans la course engagée par Séoul pour diversifier ses approvisionnements en minerais critiques hors de Chine, et dans la politique mongole du « troisième voisin », destinée à atténuer sa dépendance envers ses deux seuls voisins.

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Japon – Corée du Sud – États-Unis : Vers une institutionnalisation des alliances américaines

Avec l’objectif de maintenir un haut niveau de partenariat et de coopération avec leurs principaux alliés en Asie quels que soient les éventuels changements politiques, les États-Unis ont manifesté le souhait d’institutionnaliser certains des mécanismes de dialogue récemment mis en place. Cela pourrait, dans un premier temps, se concrétiser par la création d’un secrétariat permanent pour coordonner le triangle États-Unis – Japon – Corée du Sud. Puis, dans un second temps, déboucher sur la constitution d’une structure permanente de coordination entre l’Otan et ses quatre partenaires de la région indopacifique (IP4*)1. L’intérêt étant de garantir la poursuite de la politique actuelle, même en cas de changement d’administration aux États-Unis ou dans un autre pays de la région, et de contourner les oppositions quant à l’ouverture de bureaux de représentation de l’Otan en Asie.

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Indo-Pacifique – Europe – Otan. La stratégie des petits pas

Le sommet célébrant le 75e anniversaire de l’Otan s’est tenu à Washington du 9 au 11 juillet 2024. Les 32 pays membres de l’alliance s’y sont retrouvés pour parler du soutien à l’Ukraine, de dissuasion et de défense. Comme chaque année depuis 2022, l’Otan avait également invité à participer au sommet ses quatre partenaires de la région indopacifique : l’Australie, la Corée du Sud, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Un peu plus tôt, le 23 juin, le quotidien japonais Nikkei affirmait que l’Union européenne souhaitait de son côté développer un partenariat industriel en matière de défense et de sécurité avec le Japon et la Corée du Sud. Fortement encouragée par les États-Unis : la convergence entre l’axe euro-atlantique et l’Indo-Pacifique sur les questions de défense semble bel et bien engagée au risque de provoquer de vives réactions du côté de la Chine, de la Russie et de la Corée du Nord.

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