Chine – Afrique
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- Cap-Vert : projet ambitieux
La SAARC, qui regroupe huit pays d’Asie du Sud (Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Inde, Maldives, Népal, Pakistan, Sri Lanka) n’arrive pas à redémarrer.
Aux prises à des critiques de plus en plus nombreuses de la part des partenaires et des opposants à son Initiative ceinture et route (BRI), la république populaire de Chine est contrainte d’adapter sa stratégie. La participation, envisagée, de l’Arabie saoudite au couloir économique Chine-Pakistan (CPEC) s’inscrit dans cette logique.
沙特阿拉伯參與中巴經濟走廊
中國的"一帶一路"倡議,由於正遭到越來越多的批評,乃至於反對,因此迫使中國不得不調整其策略,而沙特阿拉伯有意參與中巴経済走廊,正合中國之意!
2018年9月20日,巴基斯坦新聞部長喬德里宣布,沙特阿拉伯將參與中巴經濟走廊,有関詳情,要等到一支沙特阿拉伯代表團,來到伊斯蘭馬巴德之後,才能揭曉,而該代表團,就是負責與巴國談判,以便制訂一項臨時性的經濟伙伴協定。沙國有意在中巴經濟走廊,投資一百億美元,以做為瓜達爾港周邊石油設施建設的指標性項目。
Depuis que des patrouilles mixtes afghano-chinoises ont été aperçues dans le corridor de Wakhan, à l’extrémité reculée de l’Afghanistan, proche des frontières chinoise et tadjike, la probable construction d’une base militaire anime les médias locaux. Serait-elle destinée à accueillir un détachement de l’Armée populaire de libération, l’APL ou des militaires afghans ? Si proche du Xinjiang, la question pourrait faire sourire, mais des affirmations, des contradictions et des dénégations se sont égrenées depuis le début de 2018. Des rapprochements ont été faits avec l’installation de la base militaire de Djibouti. Sans doute Pékin voudrait à la fois sécuriser sa frontière occidentale et pousser vers l’Afghanistan et l’Iran son tant vanté Corridor économique Chine-Pakistan.
在阿富汗與中國接壤的瓦罕走廊,自從傳出有兩國合組的巡邏部隊後,當地媒體就不斷出現兩國可能合建一座軍事基地的話題。這個地方,難道真要接待一支中國人民解放軍分遣隊,或是阿富汗軍隊?由於如此靠近新疆,這個問題,從2018年初開始,就一直夾雜著肯定或否定,互相矛盾的不同說法。這倒有些類似,中國在東非吉布第設立軍事基地的情況。無論如何,北京當局,一方面要確保其西部邊界,另一方面為了完成其誇下海口的中國一巴基斯坦經濟走廊,因此必須向阿富汗及伊朗推進。
Le corridor de Wakhan en 2016-2018 Chronologie Rémi Perelman, Asie21, septembre 2018. Les autorités afghanes, impuissantes dans la lutte contre le terrorisme, craignent une résurgence des talibans, mais elles ne peuvent rien faire sans aides extérieures, celles, concurrentes des États-Unis et de la Chine notamment. L’activité de la Chine à l’égard de l’Afghanistan semble s’accentuer au … Lire la suite
Les médias occidentaux se sont beaucoup préoccupés, durant l’été qui s’achève, de la brusque explosion de l’instabilité afghane. Pourtant, plusieurs signes montrent que derrière l’apparente reprise du conflit sur place, des tendances diverses se développent, dont certaines tendent vers la paix, tandis que certaines sont plus belligènes. L’été 2018 aurait-il été un tournant dans la conflictualité afghane ?
Le 7 juin 2018, le président afghan Ghani a officiellement décidé un cessez-le-feu unilatéral qui sera en vigueur au moment des fêtes de l’Aïd-el-Fitr, pendant une durée estimée d’une semaine. Accueillie avec prudence par les taleban, cette décision a pourtant été suivie d’une annonce presque identique. Le mouvement insurgé a en effet proclamé le surlendemain un cessez-le-feu de trois jours à la même période.
Le bien connu Corridor économique Pakistan-Chine (CEPC) assimilé aux nouvelles Routes de la soie chinoises, a été d’abord considéré comme un plan d’infrastructures de transport, alors que l’essentiel – les deux-tiers du budget – résidait dans l’équipement électrique du Pakistan. Désormais, le Plan 2017-2030 nous apprend que sa cible principale est l’agriculture ! L’agriculture, certes, mais aussi l’exploitation minière et l’industrie. L’essentiel n’est cependant pas là. Le but ultime est la mise sous tutelle du pays par Pékin – pour ne pas prononcer le mot honni de colonisation – et, par là même, le bouclage occidental de l’Inde.
La Commission des services armés du Sénat a récemment auditionné le commandant du US Central Command, CENTCOM. On peut en retenir l’alarme sonnée par le recul de l’influence américaine en Asie centrale et la désignation des adversaires des États-Unis dans la région. La Russie y est décrite comme plus dangereuse que la Chine. L’Iran est un facteur préoccupant de déstabilisation régionale. Le tout est un développement policé des tweets du président Trump.
Alain lamballe, VA éditions, mars 2018.

Cet ouvrage, le premier et le seul à traiter du sujet, offre au lecteur une étude complète sur les Pachtouns, leur histoire, leur espace géographique, leur société et leurs aspirations politiques. Il présente plusieurs scénarios possibles sur l’avenir de la région qu’ils occupent en Afghanistan et au Pakistan.
Les Pachtouns défraient la chronique parce qu’ils constituent le noyau dur de l’insurrection pachtoune qui secoue l’Afghanistan et le Pakistan. Chez les Pachtouns, l’idéologie prime sur le sentiment nationaliste. Celui-ci est en berne mais pourrait renaître.
En février 2018, les Américains ont bombardé des camps de l’East Turkestan Islamic Movement (ETIM) situés dans la province afghane du Badakhshan, contrôlée par les taleban.
La nouvelle flambée de violence qui a frappé la capitale afghane depuis le début de 2018 n’est pas seulement le signe que l’instabilité persiste dans le pays. Elle met en lumière les objectifs plus globaux, et sans doute plus lointains, des combattants multiples qui ont décidé de refaire de l’Afghanistan un lieu privilégié de l’agitation islamiste. Sous les yeux d’un pouvoir afghan totalement impuissant.
L’Azerbaïdjan, riverain de la mer Caspienne, se trouve à la croisée des routes nord-sud et est-ouest. Sa participation est essentielle à la mise en œuvre de grands projets régionaux de développement des voies de communication dans les domaines des chemins de fer, de la navigation, aussi bien que dans celui de l’acheminement des hydrocarbures.
Le système des Routes de la soie prend progressivement place, ici et là, dans les réseaux routiers et ferroviaires eurasiatiques. Il en est attendu un accroissement des échanges commerciaux à travers le continent. Il pourrait s’accompagner de risques pour la sécurité et la santé qui, pour l’instant, n’ont pas fait l’objet de réflexion approfondie. Le sujet mériterait pourtant une véritable « étude d’impact ».
La fédération de Russie compte 20 millions de musulmans et elle fait face comme d’autres pays à l’introduction de courants extrémistes violents importés des pays arabes propageant le wahhabisme et son avatar salafiste. Ces idées ont commencé à pénétrer à la faveur de l’ouverture des frontières du pays et à l’afflux de pétrodollars généreusement accordés par l’Arabie saoudite pour construire mosquées et écoles coraniques. Les républiques d’Asie centrale et du Caucase ont été heurtées de plein fouet par ces nouveaux prosélytes dont la mission est de supplanter l’islam traditionnel. Là comme ailleurs, des populations religieusement peu éduquées, en désarroi à la suite de l’éclatement de l’Union soviétique et du fait de la crise économique, se laissent séduire par ces courants.
Que veulent les taleban ? La question mérite en effet d’être posée et chaque groupe insurgé a probablement sa réponse.
Chassés du pouvoir lors de l’intervention américaine de 2001, les taleban sont pourtant encore considérés comme la source principale et unique de l’opposition armée au pouvoir de Kaboul et à ses soutiens internationaux. Il n’en est pourtant rien, et l’échiquier politique de la guerre afghane est à la fois plus complexe et moins simpliste.
Résoudre le problème afghan, c’est la quadrature du cercle. Aucune des solutions internationales envisagées, militaires et politiques, n’a connu le succès. Alors pourquoi ne pas rapatrier toutes les troupes étrangères et laisser seuls les Afghans tenter de résoudre leurs problèmes. Du chaos initial pourrait naître, après quelques années, un autre Afghanistan, apaisé. Une utopie peut-être mais pas nécessairement.
Eau & géopolitique Publications d’Alain Lamballe, Asie21 Diverses éditions : – L’eau, source de conflits en Asie du Sud, in revue Histoire, Guerres mondiales et conflits contemporains, septembre 1999, Paris (http://www.svabhinava.org/indochina/alainlamballe/EauConflits-frame.php) – L’eau dans le conflit du Cachemire, in La revue de l’Inde, avril-juin 2007, New Delhi, Le Kremlin-Bicêtre. – L’eau en Asie du Sud : confrontation … Lire la suite