Début juillet 2025, les Philippines ont annoncé la signature imminente d’un accord sur les forces en visite avec le Canada ; Manille négociant, par ailleurs, ce type d’accord militaire avec d’autres partenaires dont la France et l’Inde.
Début juillet 2025, les Philippines ont annoncé la signature imminente d’un accord sur les forces en visite avec le Canada ; Manille négociant, par ailleurs, ce type d’accord militaire avec d’autres partenaires dont la France et l’Inde.
Consacrant d’importantes ressources à sa défense, disposant de l’arme nucléaire, véritable puissance militaire comme l’a encore démontré le conflit armé indo-pakistanais de mai 2025, le Pakistan reste à la traîne en matière de développement.
Les États-Unis envisagent d’imposer des restrictions à l’exportation de puces en direction de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est soupçonnés de réexpédier illégalement des composants électroniques américains vers la Chine. Le projet de règlement, dévoilé début juillet 2025, place la Malaisie et la Thaïlande sur la liste des pays soumis à restrictions (Entity List), exigeant une autorisation spéciale du gouvernement américain pour l’achat de puces.
Le 11 juillet 2025, les États-Unis, le Japon et l’Australie ont signé un accord trilatéral de coopération logistique. Ce pacte renforce l’interopérabilité du soutien naval, notamment pour le ravitaillement, le réarmement, la réparation et le ravitaillement des navires des forces des trois pays. Il officialise des années de coordination dans ces domaines.
En présentant l’organisation de forces militaires japonaises autosuffisantes, le Japon, manifestement ébranlé par les déclarations de Donald Trump, dans son livre blanc, ne donne plus qu’un moindre rôle à la contribution des États-Unis à sa défense.
Ostracisée par l’Union européenne et en partie par les États-Unis, la Russie cherche à préserver son statut de grande puissance en portant son regard vers le Sud global. Dans cette logique, l’Asie du Sud-Est est l’une des cibles privilégiées de Moscou, au-delà du « pivot vers l’Asie » initié au début des années 2020. Cette manœuvre rencontre un écho plutôt favorable, notamment en Indonésie et en Birmanie, pour des motifs sensiblement différents.
10 juin 2021 : le constructeur naval italien Fincantieri annonce la signature d’une commande de 6 FREMM (FRégate Européenne Multi-Missions) par la marine indonésienne pour remplacer ses frégates de la classe Ahmad Yani construites en 1965-1967 pour la marine néerlandaise et acquises à la fin des années 1980, de 113 mètres de long et 2 940 tonnes de déplacement, jusque-là les plus gros navires par la marine indonésienne.
1er juillet 2011 : à l’occasion de la visite du Premier ministre François Fillon, la France et l’Indonésie signent un « partenariat stratégique axé sur la consolidation de la coopération bilatérale dans les domaines politique et de sécurité, économique, du développement, de l’éducation et de la culture ».
Pour renforcer la résilience de ses chaînes d’approvisionnement en métaux critiques, l’Inde négocie avec différents pays africains des accords pour l’exploration, puis l’exploitation de gisements de minerais. En Zambie, elle a dépêché, à partir de juin 2025, une équipe de géologues chargée d’explorer des mines de cuivre et de cobalt dans le Nord-ouest du pays.
Dans la perspective du sommet du Forum des îles du Pacifique, prévu pour septembre 2025, le premier ministre fidjien, Sitiveni Rabuka, estime que l’implantation d’une base chinoise dans le Pacifique Sud ne serait pas une bonne idée. Afin de limiter les risques que ce scénario se produise, il envisage de soumettre à l’adoption un pacte multilatéral de sécurité, également nommé traité de l’océan de paix.
Le 3 septembre 2025, la Chine célébrera en grandes pompes à Pékin le 80e anniversaire de la « victoire de la guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la guerre mondiale antifasciste ». La cérémonie sera présidée par Xi Jinping, qui y délivrera « un discours important ». Un défilé militaire aura lieu place Tiananmen, avec un défilé aérien, des troupes à pied et des unités mécanisées. Cette cérémonie sera l’occasion pour Pékin de diffuser ses messages au monde entier : affirmation de puissance politique et militaire, avertissement à Washington et à Taiwan.
Depuis l’élection de Lee Jae-myung en juin 2025, plusieurs occasions manquées sur la scène internationale interrogent les partenaires occidentaux de la Corée du Sud.
Riche en minerais critiques, la Birmanie, en proie à une guerre civile à l’horizon incertain, voit son accès à ses ressources perturbé, même dans l’État Shan, à l’est du pays, pourtant partiellement épargné par les combats. Cette situation suscite certaines inquiétudes en Chine car elle menace ses approvisionnements en terres rares, à l’heure où Washington semble vouloir faire pression sur elle afin qu’elle en augmente ses exportations. La nécessité chinoise d’assurer la sécurité de ses approvisionnements peut toutefois trouver un écho favorable dans la prise de contrôle, en juin 2025, de sites d’extraction de terres rares par l’United State Wa Army (UWSA).
Le 3 juillet 2025, la Russie a annoncé avoir reconnu l’Émirat islamique d’Afghanistan. Le jour même, son nouvel ambassadeur Gul Hassan a hissé son drapeau sur le bâtiment de son ambassade. Déjà le 17 avril, la Cour suprême russe avait retiré le mouvement taliban de la liste des organisations terroristes.
Alors que le conflit en Ukraine entre dans une phase de consolidation prolongée, des signaux ambigus en provenance d’Asie du Sud-Est suscitent l’attention. Le cas du Laos, soupçonné d’avoir envoyé une cinquantaine d’ingénieurs militaires en Russie pour des missions de déminage et de soutien médical, illustre une possible inflexion de la posture de neutralité officiellement revendiquée par plusieurs pays de la région. Bien que formellement démentie par le Laos, cette implication supposée s’inscrit dans une dynamique plus large de participation indirecte d’acteurs asiatiques, au sein d’un arc de soutien périphérique à la Russie incluant déjà la Corée du Nord et des réseaux de recrutement privés transnationaux. Ce phénomène soulève des enjeux normatifs, diplomatiques et stratégiques, et interroge la robustesse des cadres multilatéraux régionaux, notamment l’Asean.
Les exercices militaires (Resolute Power Pacific, exercice trilatéral États-Unis-Japon-Corée du Sud, Talisman Sabre) dans la région indo-pacifique ont pour objectif technique de développer l’interopérabilité entre les participants. L’exercice annuel Han Kuang 41 est purement taïwanais et a pour objectif d’entraîner les forces militaires de Taïwan, Kinmen, Penghu et Matsu. Sur le plan stratégique, ils envoient un message à la Chine : sa menace est prise en compte et certains se préparent à l’affronter.
Le sommet 2025 des BRICS1, le 17e, s’est tenu au Musée d’art moderne de Rio de Janeiro les 6 et 7 juillet 2025.
Le 7 janvier 2025, l’Indonésie, qui avait posé sa candidature au sommet de Johannesburg en août 2023, est officiellement admise comme membre des BRICS.
La fonderie taïwanaise TSMC – montagne sacrée de Taïwan – fait face à une plainte de plus de 160 pages dénonçant discrimination raciale, marginalisation, dangers au travail et représailles, accusant l’entreprise d’ostraciser les employés américains et de les remplacer par des travailleurs étrangers, notamment taïwanais et chinois.
Le 12 juin 2025, la frégate polyvalente japonaise JS Takamani, puis le 18 juin, le patrouilleur britannique de haute mer HMS Spey ont passé le détroit de Taïwan. L’objectif était de rappeler à la Chine que la bande centrale de mer dudit détroit ne constitue pas des eaux intérieures chinoises mais constitue une voie ouverte à la liberté de la navigation internationale en vertu du droit de la mer.
On 12 June 2025, the Japanese destroyer JS Takamani, followed on 18 June by the British high-sea patrol vessel HMS Spey, passed through the Taiwan Strait. The aim was to remind China that the central strip of sea in the Taiwan Strait does not constitute Chinese internal waters, but is an open channel for the freedom of international navigation according to the Law of the Sea.