Iran – Inde – Afghanistan : Développement et gestion par l’Inde du port iranien de Chabahar

Le port iranien de Chabahar sera développé et géré par l’Inde. Il permettra à l’Inde de développer ses échanges commerciaux avec l’Afghanistan, et au-delà, avec les pays d’Asie centrale. Il offrira aussi à l’Afghanistan la possibilité de ne plus compter exclusivement sur le Pakistan pour ses échanges avec le monde extérieur.

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Chine – Afrique – Europe – France : « Les Occidentaux ont la montre, les Africains ont le temps »

Quand le général Lecointre1 déclare que, devant « l’échec de nos engagements au Sahel […] l’Europe aura l’obligation de retourner en Afrique pour aider à la restauration de l’État et au retour des administrations et du développement […]. Ce n’est pas la Chine, la Russie et Wagner qui […] vont apporter des solutions durables. […] [elle] doit prendre en charge son destin sur le plan militaire, de sa défense, de la promotion de ses intérêts et de ses valeurs ».

Quand l’Europe se sent menacée par les migrations africaines et par des activités croissantes de la Chine sur sa « chasse gardée », on pense à « quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera2 » et à « qui tiendra l’Afrique, tiendra le monde3 ».

L’homo sapiens, apparu en Afrique (500 000 av. JC*), a gagné l’Europe et l’Asie (30 000 av. JC) et finalement occupé toute la planète – le temps long. L’homo economicus occidentalis, veut dominer plus que s’adapter, alors que « la meilleure façon de commander la nature, c’est de lui obéir4 » – la montre.

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Chine – Inde – Népal – Pakistan : Nouvelle menace sur le corridor de Siliguri

Le corridor de Siliguri, d’une largeur variant de 21 à 40 km, relie deux provinces indiennes, le Bengale occidental à l’Assam. Il assure la liaison entre le nord-est de l’Inde et le reste du pays. S’il venait à être coupé, l’Inde perdrait la totalité du nord-est, c’est à dire l’Assam et les autres provinces qui … Lire la suite

Afghanistan : Construction d’un canal détournant les eaux de l’Amou-Daria

Les pays d’Asie centrale doivent faire face à un déficit chronique en ressources hydrauliques. Ce déficit s’est accru depuis que les autorités afghanes issues du mouvement taliban ont décidé de construire un canal détournant une partie des eaux de l’Amou-Daria, afin d’irriguer le nord de l’Afghanistan. Cette décision a été prise sans consultation des voisins … Lire la suite

Grappillages Asie21 n° 183/2024-04

Chine – Afrique Angola : dette Angola – États-Unis : inclinaison Cap-Vert : face à face Chine – Argentine  De base en base Chine – Brésil Coup de maître Picanha Chine – Suisse – Russie – Ukraine Chocolat Corée du Sud – Afrique – Angola K-Rice Belt Iran – Brésil Incohérence Japon – Brésil Viandes Visas Russie – … Lire la suite

Australie – Royaume-Uni – États-Unis – Japon : Aukus, vers un élargissement ?

Pensé pour renforcer la coopération militaro-technique entre les puissances alliées des États-Unis dans les régions euro-atlantique et indo-pacifique, l’Aukus pourrait bientôt s’élargir à de nouveaux membres. Dans leur communiqué du 8 avril, les trois pays fondateurs, l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis, ont indiqué « envisager de coopérer » avec le Japon sur des projets de capacités avancées de l’Aukus, Pillar II, le volet du Pacte consacré aux technologies de rupture. Un partenariat qui pourrait également concerner la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande, bien que les discussions ne soient pas aussi avancées. Il reste à définir les modalités d’une coopération avec ces deux acteurs aux rapports complexes avec Pékin et dont l’histoire douloureuse les a souvent divisés.

Designed to strengthen military-technical cooperation between U.S.-allied powers in the Euro-Atlantic and Indo-Pacific regions, the Aukus could soon expand to include new members. In their April 8 press release, the three founding countries – Australia, the United Kingdom and the United States – said they were « considering cooperating » with Tokyo on advanced capability projects for the Aukus, Pillar II, the part of the Pact dedicated to disruptive technologies. A partnership that could also involve Seoul and Wellington, although discussions are not as advanced. The modalities of cooperation with these two players, whose relations with Beijing are complex and whose painful history has often divided them, remain to be defined.

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Taïwan – Chine – États-Unis Acte I scène 1  Investiture du nouveau président : William Lai accepte le rôle de trouble-maker

Le discours d’investiture du nouveau président William Lai a été alimenté par le mécontentement américain dû à la visite du président Poutine en Chine…. Pour Washington, Taïwan est utilisé comme une carte contre la montée en puissance de la Chine. Dans cette guerre sino-américaine, William Lai a accepté la mission de porte-drapeau du mécontentement américain.

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Taïwan – Chine – États-Unis : Il n’y aura pas de crise dans le détroit de Taïwan, ni en 2024, ni en 2027, même sous la présidence de William Lai

台海不會在2024或2027爆發危機

Un bon nombre d’experts sur la politique des deux rives du détroit de Taïwan pense que, après l’investiture de William Lai à la présidence de Taïwan, une crise éclatera dans le détroit en 2027. Le professeur Lin Chong-pin s’inscrit en faux contre cette vision et explique sa position, trois jours avant le discours d’investiture, lors d’un forum. Il donne quatre raisons au fait que la Chine n’envahira pas Taïwan par la force et qu’il n’y aura pas de crise majeure.

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Corée du Sud : Revers diplomatique

De l’échec de la candidature de la ville de Busan à l’organisation de l’exposition universelle en 2030, à l’absence d’invitation pour le prochain sommet du G7 qui se tiendra du 13 au 15 juin 2024 à Borgo Egnazia en Italie, la Corée du Sud fait face depuis plusieurs mois à une série de revers diplomatiques. Dernier en date : la fermeture de l’ambassade du Nicaragua à Séoul et l’ouverture annoncée par ce même pays d’une ambassade à Pyongyang. L’organisation du premier sommet Corée du Sud-Afrique qui se tiendra à Séoul les 4 et 5 juin pourrait permettre au président Yoon de redorer son blason, à la seule condition qu’il ressorte de ce sommet quelque chose de substantiel.

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Chine – Monde : La Chine et le véhicule électrique à la conquête du monde. Big Stick1 de la démocratie contre la soie de l’autocratie

La voiture électrique, source de progrès pour l’écologie mondiale, est devenue objet de conflit entre la Chine et l’Occident. Permettra-t-elle de vérifier l’adage « les derniers seront les premiers » ? Le Big Stick, du démocrate Biden, l’emportera-t-il sur la douceur légaliste de l’autocrate Xi et bloquera-t-il la progression irrésistible de la Chine ?  L’Europe, courtisée par Pékin mais coincée entre les 2 leaders de l’économie mondiale, se trouve confrontée au choix crucial : allégeance au plus fort d’hier ou partenariat avec le probable vainqueur de demain. Xi, à la rencontre en mai des puissances « rebelles » européennes – France et son aura gaullienne, Serbie et Hongrie où le nationalisme l’emporte sur l’européanisme – avance ses pions et, entre les deux titans, le « rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme »2 de la Russie… Alors, Eurasie ou Euramérique ? Tel est le dilemme cornélien de Bruxelles. La destruction de Nord Stream n’aura pas suffi. La géographie est la base de la géopolitique.

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Chine – France. Alliées pour la paix ?

En ces premiers jours de mai 2024, la visite d’État de Xi Jinping, sous-estimée par la presse française, a été considérée en Chine comme un événement majeur. La France y est célébrée comme une nation gaullienne, s’affirmant indépendante, dont la vocation est d’établir un lien entre l’Union européenne et la Chine. Plus encore, qu’il s’agisse du cessez-le-feu olympique et de la création d’un État palestinien, Xi Jinping s’y déclare, aux côtés de la France, en allié pour la paix. Ce sont là des perspectives qui méritent d’être regardées de près. Est-ce là des mots qui seront vite oubliés ou bien les prémices d’une coopération inédite ? Les tout prochains mois devraient nous éclairer.

In these first days of May 2024, Xi Jinping’s state visit, underestimated by the French press, was considered a major event in China. France is celebrated as a “gaullist” nation, asserting its independence and its vocation to establish a link between the European Union and China. Furthermore, whether it’s the Olympic ceasefire or the creation of a Palestinian state, Xi Jinping declares himself to be an ally for peace alongside France. These are prospects that are worth taking a close look at. Are these just words that will soon be forgotten, or are they the beginnings of an unprecedented cooperation?  The next few months should shed some light on this.

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Chine – France :  會自相矛盾嗎 Y aurait-il comme une contradiction ?

Le 25 avril 2024, l’amiral Geoffroy d’Andigné et le général Wang Xiubin ont signé un « Document-cadre sur la conduite d’un dialogue de coopération maritime et aérienne inter-théâtre entre le commandement du théâtre sud de l’Armée populaire de libération de Chine et la zone Pacifique de l’armée française ». Seuls des bulletins laconiques et des interprétations journalistiques de l’événement ont paru, et contrairement aux habitudes chinoises, le texte complet de l’accord n’a pas été rendu disponible. Un tel accord comporte sans doute des intérêts mais aussi des risques, compte tenu de la manière impérialiste dont la Chine entend gérer la question de la mer de Chine du Sud.

On April 25, 2024, Admiral Geoffroy d’Andigné and General Wang Xiubin signed a « Framework Document on Conducting Inter-Theater Maritime and Air Cooperation Dialogue between the Southern Theater Command of the People’s Liberation Army of China and the Pacific zone of the French army ». Only terse bulletins and journalistic interpretations of the event have appeared and contrary to Chinese custom, the full text of the agreement has not been made available. Such an agreement undoubtedly has interests but also risks given the imperialist way in which China intends to manage the question of the South China Sea.

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Vietnam : sucession à couteaux tirés (+ trombinoscope)

Alors que le prochain congrès du Parti communiste vietnamien (PCV) doit se tenir début 2026 tout semble indiquer que la guerre pourra savoir qui succédera à l’actuel secrétaire général Nguyen Phu Trong a déjà commencé. Comme souvent, la lutte contre la corruption semble encore le meilleur moyen de régler ses comptes entre factions et de faire avancer ses intérêts. Si l’actuel secrétaire général a semblé longtemps garder la main, cela ne semble plus être tout à fait le cas aujourd’hui. Une longue série de démissions et d’arrestations au cours de ces derniers mois est venue brouiller la donne. Dans cette partie de billards à nombreuses bandes, plusieurs ficelles semblent être tirées depuis le ministère de la Sécurité publique dont l’occupant, To Lam, apparait bien placé pour prendre de nouvelles responsabilités. Mais au Vietnam, rien n’est jamais écrit à l’avance.

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Corée du Nord : Tournée diplomatique

Une mission diplomatique nord-coréenne menée par Kim Song-nam, membre suppléant du Bureau politique du Comité central du Parti des travailleurs et directeur du département international du Comité central du Parti, s’est rendue fin mars 2024 en Chine, au Vietnam et au Laos. Parfaitement sinophone, Kim Song Nam a servi dans sa jeunesse comme interprète officiel pour Kim Il-sung et Kim Jong-il lors de leurs entretiens avec des responsables chinois.

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Iran : L’effondrement des sanctions

Après quarante ans de sanctions et pour retrouver un niveau de vie qui s’est effondré, l’Iran s’est engagé avec succès dans une économie de la connaissance. En s’appuyant sur des savoir-faire propres qui se substituent aux technologies occidentales, il vient d’investir dans six champs pétroliers, des complexes pétrochimiques, une raffinerie de gaz. Qu’il s’agisse d’hydrocarbure ou d’acier, l’Iran est devenu un leader mondial en termes de croissance. En parallèle, il investit depuis plus de vingt ans dans des secteurs de pointe comme les nanotechnologies où il s’impose sur le marché mondial. On doit en prendre conscience, les sanctions ont fait de l’Iran une nation industrielle technologiquement avancée. Une nation qui, de plus, a su trouver avec les pays de l’organisation de la coopération islamique et avec la Chine, des partenaires pour de nouveaux marchés. Force est de constater qu’année après année, les sanctions dont il est l’objet n’ont plus guère d’effets Ne serait-ce pas faire preuve de sagesse que de s’en aviser ?

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Grappillages Asie21 n° 182/2024-04

Chine – Afrique

⦿ Angola : contents

⦿ Cap-Vert – États-Unis : autre cap

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Asie du Sud-Est : Les canaux de la discorde

La Thaïlande et le Cambodge ont (ré)initié chacun de leur côté deux projets de construction de voies fluviales ou terrestres censées détourner et raccourcir une partie du trajet du trafic commercial régional. Si ces projets aboutissent, ce qui est loin d’être certain, ils auront un impact important aussi bien dans les domaines environnemental, commercial, de sécurisation des chaînes d’approvisionnement que géopolitique. Certains voisins dont Singapour, la Malaisie et le Vietnam pourraient en pâtir. Il ne serait donc pas étonnant de les voir s’activer en coulisse pour ralentir, recalibrer ou limiter les effets de ces projets au risque d’accroitre des tensions dans une région qui a déjà du mal à s’intégrer pour le plus grand profit de la Chine.

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