La crise entre le Japon et la Chine, ouverte par la déclaration de la Première ministre Takaichi Sanae, a relancé, à la veille de Noël, une discussion ancienne sur le maintien de la règle des Trois Principes non-nucléaires. Bien que prêt à une révision de cette règle, le gouvernement japonais a choisi d’étouffer un début de polémique qui risquait de ne pas lui être favorable mais la question demeure.
PLD
Japon – Chine : Tensions croissantes entre le Japon et la Chine
Depuis la déclaration de Mme Takaichi Sanae, Premier Ministre du Japon, le 7 novembre 2025 au sujet des risques pour son pays d’un blocus chinois de Taïwan, la république populaire de Chine (RPC) a orchestré une campagne anti-japonaise. La tension entre les deux pays n’a pas cessé de monter, au point de finir par impliquer Donald Trump qui s’est entretenu avec Xi Jinping puis Mme Takaichi. Il est probable que la tension durera un certain temps, un an peut-être, et s’inscrit dans un cycle caractérisé par une crise précédente entre 2012 et 2014.
Taïwan : Acte V scène 1 – Une femme à la tête du Kuomintang
Une dame de fer
鄭麗文主席是國民黨選出的女戰將
Le monde occidental oppose régulièrement la démocratie taïwanaise au régime communiste du continent, développant ainsi une atmosphère anxiogène exacerbant les tensions. Et si la question était mal posée ? Cheng Li-wen déclare que « le KMT* est aujourd’hui le seul parti capable de jouer un rôle déterminant, en favorisant la réconciliation entre les deux rives et en garantissant la paix, ce qui permettra au monde de pousser un soupir de soulagement ».
Japon : Une femme Premier ministre
Le 21 octobre 2025 Mme Takaichi Sanae a été désignée Premier ministre par les deux chambres de la Diète après être devenue présidente du Parti libéral démocrate le 4 octobre. Ce changement intervient après une période de turbulences qui a suivi la fin du long gouvernement Abe (2012-2020), et deux défaites électorales récentes. Il appartient désormais à la nouvelle dirigeante du Japon, pour la première fois une femme, à s’imposer dans son parti, sur la scène politique intérieure et dans la vie internationale.
Japon – Corée du Sud – États-Unis : Vers une institutionnalisation des alliances américaines
Avec l’objectif de maintenir un haut niveau de partenariat et de coopération avec leurs principaux alliés en Asie quels que soient les éventuels changements politiques, les États-Unis ont manifesté le souhait d’institutionnaliser certains des mécanismes de dialogue récemment mis en place. Cela pourrait, dans un premier temps, se concrétiser par la création d’un secrétariat permanent pour coordonner le triangle États-Unis – Japon – Corée du Sud. Puis, dans un second temps, déboucher sur la constitution d’une structure permanente de coordination entre l’Otan et ses quatre partenaires de la région indopacifique (IP4*)1. L’intérêt étant de garantir la poursuite de la politique actuelle, même en cas de changement d’administration aux États-Unis ou dans un autre pays de la région, et de contourner les oppositions quant à l’ouverture de bureaux de représentation de l’Otan en Asie.
Après la réélection de Modi, renforcement à prévoir de l’axe Inde-Japon dans le Pacifique
La réélection triomphale du premier ministre indien Narendra Modi permet de prévoir une intensification des politiques entreprises dans le domaine des relations internationales. Avec la réélection du Premier ministre japonais Shinzo Abe en septembre 2018, s’ouvre pour l’Inde et le Japon une fenêtre de trois années de stabilité politique pour renforcer leur partenariat stratégique de haut niveau dans un esprit de contre-offensive vis-à-vis des Routes de la soie chinoises.