Le Pakistan veut augmenter la capacité de sa marine marchande afin de moins dépendre de navires battant pavillon étranger pour ses échanges commerciaux.
Inde : Création d’un nouveau type d’unités commandos
Conçues en 2025, de nouvelles unités commandos commencent à faire leur apparition dans l’armée de terre indienne
Vietnam : Quel avenir après le 14e congrès du PCV ?
Le XIVe Congrès national du Parti, présenté comme la clé de la transformation du Vietnam à l’horizon 2045, s’est tenu des 19 au 26 janvier 2026. Un congrès qui a défini de nouvelles orientations stratégiques et tenté d’apporter des solutions pour que le Vietnam devienne un pays à revenu élevé d’ici 2045. Mais sur d’autres terrains – politique, diplomatie, culture, société –, le congrès s’est aussi positionné. Autour de la figure de Tô Lâm, secrétaire général, qui a conforté son statut incontesté en lançant une nouvelle ère, celle de « la renaissance nationale ».
Indonésie : La marine va avoir son premier porte-avions
L’Indonésie s’apprête à acquérir son premier porte-avions, le Giuseppe Garibaldi, comme l’a confirmé le 12 février 2026 l’amiral Muhammad Ali. Présentée comme un outil destiné aux missions humanitaires et de sécurité maritime, cette acquisition marque un tournant capacitaire pour Jakarta, en renforçant ses moyens de projection, dans un contexte d’engagement international accru.
Indonésie : La filière israélienne
En attribuant, le 8 janvier 2026, le site géothermique de Telaga Ranu à PT Ormat Geothermal Indonesia, filiale du groupe américain Ormat Technologies Inc., Jakarta illustre un pragmatisme économique assumé. Malgré l’absence de relations diplomatiques avec Israël, l’Indonésie recourt indirectement à des technologies israéliennes, confirmant l’existence d’échanges commerciaux discrets mais croissants entre les deux pays.
Indonésie : Boeing ne vendra pas d’avions de combat F-15 à l’Indonésie
Alors qu’en 2022 les États-Unis avaient approuvé la vente de F-15 à l’Indonésie, celle-ci doit finalement y renoncer.
L’Indonésie et le Board of Peace de Trump
Le 22 janvier 2026 à Davos en Suisse, où il s’était rendu pour assister au Forum économique mondial, le président indonésien Prabowo Subianto a signé la charte du Conseil de la paix, créé le 15 janvier 2026 par les États-Unis. Cet acte a d’abord été critiqué par des organisations musulmanes, qui y voyaient un renoncement à la cause palestinienne. Ces organisations ont finalement approuvé l’adhésion à ce projet américain.
Taïwan – États-Unis : Acte VI scène 5 : Taïwan, allié stratégique ou client captif ?
Les déclarations du directeur de l’AIT affirmant que « la liberté n’est pas gratuite » ont ravivé le débat sur le financement de la défense taïwanaise. Ainsi, le soutien américain apparaît lié à la capacité de Taïwan à payer le prix financier, militaire et politique de sa propre défense. En réaction, la députée Kao Jin-su-mei* dénonce une pression financière excessive des États-Unis et met en cause l’équilibre réel de la relation stratégique entre Washington et Taïpei, alors que le Yuan législatif n’a pas encore examiné le budget spécial de 1 250 Mds NT$.
Taïwan – Chine : La riposte taïwanaise conditionnée par Washington
Alors que Taïwan renforce ses capacités militaires face à la menace croissante de la Chine continentale, une controverse stratégique majeure émerge en coulisses. Les forces armées taïwanaises ont tenté d’obtenir l’autorisation de riposter dès la détection du lancement de missiles chinois, à condition que leur trajectoire calculée indique un impact sur le territoire taïwanais. C’est une une option militairement rationnelle mais rejetée par Washington, qui exige que Taïwan subisse une première frappe afin de préserver la légitimité politique et internationale d’une riposte armée.
Taïwan : La centralité taïwanaise. TSMC, de géant industriel à acteur géopolitique clé
Les semi-conducteurs ne relèvent plus uniquement du marché, mais d’une logique de sécurité nationale et de souveraineté. TSMC* s’est imposé comme un acteur géopolitique majeur en raison de sa maîtrise quasi exclusive des procédés de fabrication de semi-conducteurs les plus avancés, indispensables à l’IA*, au calcul haute performance et aux technologies militaires.
Japon : Une bombe atomique japonaise ?
Les experts internationaux s’accordent : le Japon a les capacités techniques et les compétences pour produire un engin nucléaire sous trois ans. Ce qui n’était qu’une éventualité, a pris consistance lorsqu’un membre de l’entourage de Sanae Takaichi a émis le souhait que le Japon possède une force de dissuasion nucléaire. Une déclaration qui aurait dû faire scandale, car la quasi-totalité des États dans le monde ont signé le traité du TNP qui interdit l’émergence de nouveaux états nucléaires. Cependant, cette déclaration n’a pas suscité de réaction notable : en Europe, le silence, aux États-Unis, un détournement de regard, et seule la Chine a exprimé une condamnation opportuniste. Si la fabrication d’une bombe japonaise était confirmée – le débat est ouvert sur ce point – cela signifierait l’émergence d’une nouvelle puissance nucléaire, et par là- même une nouvelle mise à mal, sinon la mise aux oubliettes, du traité sur la non-prolifération nucléaire.
Arbitrage énergétique victorieux pour le Kazakhstan
Fin janvier 2026, le consortium Karachaganak Petroleum Operating BV, exploitant du champ pétrolier et gazier de Karachaganak au Kazakhstan, a perdu son procès devant un tribunal d’arbitrage international, basé à Stockholm, contre les autorités kazakhes. Le consortium pourrait être amené à verser entre 2 et 4 milliards US$ d’indemnités pour des dépassements de coûts non autorisés au titre de l’accord de partage de production. Un appel est envisagé.
Japon : Élections du 8 février, un éclatant succès pour Takaichi Sanae
Désignée présidente du Parti libéral démocrate (PLD) début octobre 2025 et Premier ministre le 21 octobre, Mme Takaichi Sanae a dissous moins de trois mois plus tard la Chambre basse de la Diète. Au terme d’une campagne très courte elle a fait gagner son parti aux élections du 8 février, consolidant son pouvoir sur la Diète mais aussi sur ce parti.
Corée du Sud – États-Unis : Comment l’affaire Coupang a – ou aurait – soudainement détérioré les relations entre la Corée du Sud et les États-Unis
Les relations entre les États-Unis et la Corée du Sud ont été fortement chahutées dans les derniers mois. De mauvaises, fin septembre lorsque les États-Unis ont annoncé qu’ils exigeaient entre autres 200 Mds US$ en cash pour limiter les droits de douane sur les produits coréens, elles sont devenues meilleures fin octobre lors de la rencontre Trump – Lee. La perspective offerte par les américains d’aider la Corée du Sud à se doter d’un sous-marin à propulsion nucléaire a rapproché les deux pays. Enfin, l’engagement sud-coréen à investir plus dans sa défense et la reconnaissance par les États Unis de sa position stratégique1 ont fait passer le pays au rang de meilleur allié dans la région. Mais un sujet apparemment mineur, l’affaire Coupang, semble avoir brutalement assombri ces relations.
Corée du Sud : Le KF-21 « Boramae » vitrine d’une autonomie accélérée mais contrainte par ses dépendances
La DAPA a officialisé, mi-janvier 2025, l’achèvement de la campagne d’essais en vol du KF-21, totalisant plus de 1 600 sorties « sans incident », un jalon industriel et politique majeur pour Séoul. Au-delà du succès technique, l’enjeu central reste celui d’une autonomie stratégique « réelle » : la Corée du Sud maîtrise désormais la cellule, une partie croissante des capteurs (radar AESA, optronique) et l’architecture système, mais demeure dépendante de moteurs et d’autorisations d’exportation liées à des composants étrangers. Dans un contexte où les marchés s’ouvrent (Europe centrale, Asie du Sud-Est) et où l’Indonésie tente de renégocier son retour, le KF-21 devient un objet géopolitique : instrument de souveraineté, produit d’export, et marqueur de la montée en gamme de l’industrie sud-coréenne.
Chine – Royaume-Uni : Visite de Keir Starmer en Chine
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a effectué une visite de quatre jours en Chine, une première en huit ans.
Chine – Mer de Chine de l’Est : Des barrages de milices maritimes
Entre les 22 et 25 décembre 2025, puis entre les 9 et 12 janvier 2026, la Chine a réussi, en trois jours à chaque fois, à regrouper massivement des bateaux des milices maritimes dans le même secteur de la mer de Chine de l’Est. Dans la perspective d’une potentielle invasion aéronavale de Taïwan ces milices pourraient être intégrées dans le dispositif général et installées en barrages au nord et au sud du détroit de Taïwan pour en interdire l’entrée à toute navigation.
Between December 22 and 25, 2025, and then between January 9 and 12, 2026, China succeeded, in three days each time, in massively regrouping maritime militia boats in the same area of the East China Sea. With a view to a potential air and sea invasion of Taiwan, these militias could be integrated into the overall plan and deployed in barrages to the north and south of the Taiwan Strait to prevent any ships from entering.
Chine – Canada – États-Unis – Inde : Au pied du mur
Pour affronter la volonté américaine de l’annexer, le Canada recherche d’autres partenaires fiables. La Chine sera-t-elle l’un d’entre eux ?
Chine – Cambodge – Thaïlande Frontières et zones grises : un moment de vérité pour le Cambodge
L’arrestation au Cambodge puis l’extradition vers la Chine de Chen Zhi, fondateur et président du Prince Holding Group, surviennent à un moment de forte tension politique et sécuritaire en Asie du Sud-Est continentale. Elles interviennent dans un contexte marqué par l’essor des réseaux d’escroquerie en ligne, la persistance des frictions à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge et l’implication croissante de la Chine dans la gestion directe des crises régionales. L’affaire dépasse le cas d’un dirigeant d’entreprise. Elle éclaire le fonctionnement d’un système cambodgien fondé sur la tolérance de zones grises, l’imbrication entre intérêts économiques et pouvoir politique et une souveraineté contrainte par les rapports de force régionaux. Elle interroge aussi le rôle de la Chine dans la définition des lignes rouges pouvant être acceptables pour ses partenaires.
Kazakhstan – Pakistan : Partenariat stratégique sur fond de connectivité commerciale
Début février 2026, à l’occasion d’une visite d’État à Islamabad, le président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, a signé une déclaration conjointe établissant un partenariat stratégique avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Les deux partenaires ont également signé des dizaines d’accords de coopération couvrant le commerce, les transports, la logistique, la numérisation et la sécurité.