La Chine conduit autour de Taïwan l’exercice militaire « Mission Justice-2025 », pratiquement sans préavis, marqué par des tirs réels. Les zones d’impact sont réparties dans un périmètre entre 12 et 24 milles nautiques autour de l’île. Cette fois-ci, l’exercice se distingue par un niveau de réalisme opérationnel plus élevé, une pression accrue sur les eaux territoriales taïwanaises et un resserrement de l’encerclement maritime et aérien. Le président Trump réagit « mollement ».
RMB
Chine – États-Unis : Pour que le yuan puisse s’envoler
S’il était possible de prendre au comptant le rapport de la Banque populaire de Chine sur l’internationalisation du renminbi, celui-ci serait sur le point de s’imposer comme la seconde monnaie à l’internationale. Il n’en n’est rien. En réalité, dans les réserves de change des banques centrales, le renminbi n’atteint pas 3 % des encours et se situe au cinquième rang. Il pourrait en être différemment si les argentiers internationaux pouvaient être assurés de la valeur d’un yuan adossé à d’importantes réserves en dollars de la Chine. C’est là un paradoxe, le RMB à l’international ne peut se passer du dollar et la dédollarisation n’est pas pour demain.
If it were possible to take the People’s Bank of China’s report on the internationalization of the renminbi at face value, it would be on the verge of becoming the world’s second most important currency. But this is not the case. In fact, the renminbi accounts for less than 3% of central bank foreign exchange reserves, ranking fifth. The situation would be different if international money managers could be sure of the value of a yuan backed by substantial dollar reserves in China. Paradoxically, the international RMB cannot do without the dollar, and de-dollarization is a long way off.
Hong-Kong est encore aujourd’hui la porte financière de la Chine vers le monde
Même après la prise de contrôle de Hong-Kong par la Chine depuis juin 2019 et la promulgation de la « loi sur la sécurité nationale » imposée par Pékin en juin 2020, la Chine ne semble pas tout à fait réaliser la valeur irremplaçable que représente l’ancienne colonie britannique pour l’empire du Milieu.
Pakistan – Chine : Un Corridor intégrateur
Le bien connu Corridor économique Pakistan-Chine (CEPC) assimilé aux nouvelles Routes de la soie chinoises, a été d’abord considéré comme un plan d’infrastructures de transport, alors que l’essentiel – les deux-tiers du budget – résidait dans l’équipement électrique du Pakistan. Désormais, le Plan 2017-2030 nous apprend que sa cible principale est l’agriculture ! L’agriculture, certes, mais aussi l’exploitation minière et l’industrie. L’essentiel n’est cependant pas là. Le but ultime est la mise sous tutelle du pays par Pékin – pour ne pas prononcer le mot honni de colonisation – et, par là même, le bouclage occidental de l’Inde.