Corée du Sud : Or noir et Ormuz. Ses dépendances énergétiques

Le conflit actuel autour du détroit d’Ormuz a mis en évidence une fragilité, jusque-là sous-estimée, de la Corée du Sud, son extrême dépendance au pétrole. Si on compare les mix énergétiques coréens et français, on constater que la Corée du Sud importe 2,5 M barils/jour (1,2 pour la France pour un PIB presque 2 fois supérieur). Plus inquiétant, 70 % du pétrole passe par le détroit d’Ormuz (10 % pour la France). La dépendance à cette voie maritime est la conséquence du choix du pays de concentrer ses achats pétroliers en Irak, au Koweït et au Qatar, là et où il n’y a pas d’autres voies d’accès aux marchés internationaux qu’Ormuz. À titre de comparaison, les principaux fournisseurs de pétrole de la France sont les États-Unis, l’Arabie saoudite (par le port de Yanbu), le Kazakhstan et la Norvège. Au-delà du pétrole – léger ou lourd, naphta (critique pour son industrie pétrochimique) – la Corée importe du Qatar de l’hélium, indispensable pour la fabrication de semi-conducteurs dont elle est un des leaders mondiaux. Là encore, une dépendance qui fragilise l’industrie du pays.

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Sibérie : le pari lancé par le président Poutine

Le président Poutine a déclaré maintes fois depuis 10 ans : « Le développement de la Sibérie et de  l’Extrême-Orient est LA priorité nationale pour la Russie durant tout le 21e siècle. ». Comment concrétiser cette idée, tel est le problème posé.

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L’avenir de la Russie se joue en Sibérie

La Sibérie, LA priorité nationale du XXI siècle La conférence de l’APEC – Asia Pacific Economic Cooperation -, s’est tenue pour la première fois en Russie à Vladivostok, en 2012. La Russie affirme sa vocation asiatique avec une déclaration du Président Poutine: « Le développement de la Sibérie et de l’Extrême Orient est LA priorité nationale … Lire la suite