Sibérie : le pari lancé par le président Poutine

Le président Poutine a déclaré maintes fois depuis 10 ans : « Le développement de la Sibérie et de  l’Extrême-Orient est LA priorité nationale pour la Russie durant tout le 21e siècle. ». Comment concrétiser cette idée, tel est le problème posé.

La découverte de la Sibérie a commencé sous Ivan le Terrible avec les Stroganov au milieu du 16e siècle, sa conquête se termina en 1916 avec la pose de la dernière traverse du transsibérien. Ce vaste territoire, qui pourrait constituer le second État du monde en superficie, est vide de population et plein de richesses pétrolières et minières. Il a attisé les convoitises des autres nations, voisines comme la Chine et le Japon, ou lointaines comme les États-Unis et l’Angleterre. La Russie comme l’URSS l’ont défendu avec succès malgré les deux changements politiques brutaux du siècle dernier. La partie orientale de la Sibérie – l’Extrême Orient-, la plus éloignée de Moscou, possède les ressources minières les plus importantes. Malgré une population faible -1 habitant au km2-, elle est restée dans le giron russe. C’est un miracle, il n’est pas dû au hasard, il est le résultat de diverses politiques :

volontariste durant le pouvoir tsariste, avec la construction du transsibérien de Witte et la colonisation agricole de Stolypine pour occuper l’espace rural,

forcée, brutale et violente au cours de la période stalinienne pour réaliser les projets prioritaires de l’État, […]

Maurice Rossin

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°117 mai 2018

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