Impasse birmane

La Birmanie de 2021 n’est plus celle de 1962 (coup d’État du général Ne Win) ni celle de 1988, où la répression fit 3000 morts. Le peuple birman se rend compte que les militaires ont voulu reprendre le pouvoir non pas pour défendre l’unité du pays, mais pour préserver leurs privilèges. Les élections de novembre 2020 ont montré sans équivoque que la population souhaitait revenir à un régime de démocratie parlementaire  dirigé par des civils. 

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Birmanie : Le coup d’État, un enjeu international

Le coup d’État mené par la Tatmadaw (les Forces armées birmanes) le 1er février a surpris plus d’un observateur : le plébiscite remporté par la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) aux élections de novembre 2020 semblait sceller le sort de la transition amorcée en 2003. Les chancelleries occidentales se félicitaient de cette tournure quand celles des pays de l’ASEAN y voyaient un appel à poursuivre les rapprochements engagés depuis 1997. L’Inde félicitait les principaux responsables de la LND et même la Chine y trouvait son compte après avoir mis à profit la distanciation des pays occidentaux à la suite des événements tragiques touchant la communauté Rohingya (août – septembre 2017). Les accusations d’irrégularités électorales ont attiré l’attention des ambassades dont l’inquiétude est devenue encore plus palpable après que le général Min Aung Hlaing ait déclaré que la constitution pouvait être, « dans certaines circonstances », révoquée. L’ambassade américaine, avec 16 pays (dont l’ambassade du Royaume-Uni et celle de l’Union européenne) ont alors, publié une déclaration exhortant l’armée à adhérer aux normes démocratiques. Le coup d’État constitue la réponse de la Tatmadaw ; il interroge à présent sur la meilleure stratégie à adopter alors que le mouvement de désobéissance civile prend de l’ampleur. 

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