L’armée de l’air de Taïwan avait commandé 66 avions de chasse F-16V aux États-Unis pour un montant de 247,2 Mds NT$* mais le calendrier initial de livraison progressive, prévu de 2024 à 2026, n’a abouti à aucune livraison à ce jour.
BOUCHET-ORPHELIN Catherine
Taïwan – Chine – États-Unis Acte V scène 2 : Shen Po-yang, l’homme aux mille coiffures, un bluebird « Wanted » en Chine… « Celui qui a fait le nœud doit le défaire. » Han Kuo-yu
Shen Po-yang, le jeune député DPP* de 43 ans, non élu mais désigné2 premier député sur la liste DPP en 2024 – comprendre : mis en avant par le président Lai –, a retenu l’attention de Pékin et s’est fait remarquer lors des manifestations des Bluebirds à Taipei. Il est inscrit en Chine sur la « liste des partisans inconditionnels de l’indépendance de Taïwan ». Le PCC* qui l’accuse de sécession a annoncé l’ouverture d’une enquête par le Bureau de la sécurité publique, menaçant de recourir à Interpol pour son arrestation à l’échelle internationale.
Taïwan : Faire face aux changements sans précédent depuis un siècle…
La politique américaine à l’égard de Taïwan a évolué : avant 2024, elle consistait à « résister à la Chine et protéger Taïwan » (抗中保台). Mais elle s’est transformée en une « résistance modérée à la Chine sans protection de Taïwan » (軟抗中、不保台), analyse Su Chi, père du « Consensus de 1992 ». Selon lui, l’hypothèse selon laquelle les États-Unis interviendraient inévitablement pour défendre Taïwan et sur laquelle l’île s’est appuyée pendant un siècle1, est aujourd’hui révolue. Leur puissance militaire dans le Pacifique occidental est en déclin. Ils ne disposent plus de capacités suffisantes pour assurer la protection de Taïwan et leur détermination s’est ramollie. Il devient donc crucial pour Taïwan d’adopter une nouvelle stratégie afin de prendre en main son propre destin.
Taïwan : Acte V scène 1 – Une femme à la tête du Kuomintang
Une dame de fer
鄭麗文主席是國民黨選出的女戰將
Le monde occidental oppose régulièrement la démocratie taïwanaise au régime communiste du continent, développant ainsi une atmosphère anxiogène exacerbant les tensions. Et si la question était mal posée ? Cheng Li-wen déclare que « le KMT* est aujourd’hui le seul parti capable de jouer un rôle déterminant, en favorisant la réconciliation entre les deux rives et en garantissant la paix, ce qui permettra au monde de pousser un soupir de soulagement ».
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 199/2025-11 sommaire
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN ASIE DE L’EST Chine – Australie Au-delà du dernier incident aérien sino-australien en mer de Chine du Sud, Daniel Schaeffer, Asie21 Encadré 1 Recensement des provocations chinoises récentes contre les activités et intérêts australiens de sécurité Chine – États-Unis – Angola Tournant ? Jorge Lusaf, Asie21 Encadré … Lire la suite
Taïwan – États-Unis : Les États-Unis, État voyou ? Le patronat taïwanais réagit
Howard Lutnick a déclaré que la production de puces électroniques à Taïwan devrait être partagée à parts égales avec les États-Unis, suscitant des inquiétudes dans les cercles du patronat taïwanais. Ce dernier appelle le gouvernement Lai à durcir sa position envers Washington, estimant que cela constitue une violation des principes de libre-échange. Pour Lin Bofeng : « Taïwan doit désormais être autonome et compter sur elle-même. »
Taïwan – Chine : Extension des bases chinoises de lancement de missiles face à Taïwan
La Chine installe de nouvelles bases de lancements de missiles sur sa côte sud-est. Ce n’est pas Taïwan qui est visé directement mais les États-Unis et leur influence militaire en Asie-Pacifique.
Taïwan – États-Unis : Acte IV scène 4 partie d’échecs, avec le pion Giant
Les États-Unis ont imposé une suspension d’importation des produits fabriqués par la société taïwanaise Giant Bicycle, à un moment critique pour les États-Unis et Taïwan, les deux parties étant engagées dans des négociations d’accord commercial. L’administration Trump envisage aussi d’imposer des droits de douane sur les semi-conducteurs et de modifier les politiques technologiques, ce qui pourrait avoir un impact sur l’économie taïwanaise.
Taïwan – Afrique du Sud : La guerre des puces, action, réaction
L’Afrique du Sud était autrefois le plus proche allié diplomatique de Taïwan. Même après la rupture des relations diplomatiques sous Nelson Mandela en 1998, les deux pays avaient maintenu de bonnes relations et une attitude courtoise.
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 198/2025-10 sommaire
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN ASIE DE L’EST Chine – Brésil Ensemble ? Pas tout à fait, Jorge Lusaf, Asie21 Japon – Philippines – Chine Un rapprochement militaire dicté par les ambitions maritimes chinoises, Daniel Schaeffer, Asie21 Encadré 1 Note de l’ambassade du Japon à Manille sur les objectifs techniques et les principes … Lire la suite
Taïwan – Japon : Crise de confiance du Japon envers Taïwan
Les médias japonais critiquent le référendum révocatoire : « Le président Lai sera-t-il le prochain Chen Shui-bian ? »
Taïwan – Chine : Gagner la guerre avant la guerre. Contraindre par infiltration, analyse d’un Japonais
La Chine multiplie les intimidations verbales, organise des exercices militaires régionaux menaçant la sécurité entre les deux rives du détroit et mène des campagnes de propagande culturelle afin de gagner le soutien de l’opinion publique. Si la Chine choisit d’envahir Taïwan par la force, en plus des coûts militaires considérables, elle risque de faire face à bien d’autres coûts.
Taïwan : Liberté de la presse ?
Le référendum révocatoire1, organisé par le DPP, a échoué, portant atteinte au prestige du gouvernement Lai. Le journaliste britannique Ed Moon est rentré en Angleterre en juillet 2025 pour des questions de sécurité. Début septembre, il a publié un article « Mon grand rappel de Taïwan » dans lequel il expose les dessous de ce référendum.
Taïwan – Chine – États-Unis : Quel lien entre les négociations américano-taïwanaises et américano-européennes ?
Les États-Unis pourraient imposer un nouveau tarif douanier à Taïwan, en plus des droits de douane de 15 %, supérieurs à ceux du Japon et de la Corée du Sud. Ils pourraient également augmenter leurs investissements aux États-Unis de 400 milliards de dollars, portant ainsi gravement atteinte à l’industrie et à l’économie taïwanaises. Pour Pékin, le DPP a vendu Taïwan sans aucun résultat.
Taïwan : Les impuretés qu’il faut combattre…
Dans une série annoncée de dix discours sur l’unité nationale par le président Lai Ching-Te, le deuxième, prononcé le 24 juin 2025, portait sur « l’élimination des impuretés par les élections et les révocations ». Le terme « impuretés » est davantage associé au vocabulaire du secrétaire général du PCC*, Xi Jinping. L’utilisation de ce mot a suscité des interrogations chez les internautes taïwanais qui se demandent si le président Lai est un « agent du Parti communiste chinois ». Lai Ching-Te avait d’ailleurs suggéré que des manifestations aient lieu place Tiananmenl.
Taïwan Acte IV scène 3 : le vent a tourné. Grand référendum révocatoire : grand échec pour le DPP, grande victoire pour le KMT. 大罷免, 大失敗, 大成功
En janvier 2024, le président Lai Ching-te* a été mal élu avec seulement 40 % des voix et sans majorité au Yuan législatif 1. Le gouvernement ne s’est pas organisé en coalition. Les députés DPP* ont rejeté avec force – même physique – les projets de lois proposés par le KMT* au Parlement, notamment ceux demandant des comptes au gouvernement DPP : ils auraient été adoptés puisque le gouvernement ne dispose plus de la majorité parlementaire. Sauf en éliminant son opposition. Le président Lai a décidé d’utiliser le référendum révocatoire (le grand rappel) pour destituer les élus de l’opposition (députés et élus locaux). Si cette procédure existe dans la constitution, elle est considérée par une grande partie de la population taïwanaise comme un acte de dictature. La tentative du gouvernement de se débarasser de son opposition a échoué. Les électeurs ont fait leur choix. Le DPP a été sanctionné : aucun des députés visés n’a été révoqué. Le président Lai en sort affaibli.
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 197/2025-09 sommaire
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN ASIE DE L’EST Chine Évolution de la Chine en 2025, Edouard Valensi, Asie21 Chine – Monde – Afrique Initiatives, Jorge Lusaf, Asie21 Chine – Corée du Nord Relance frontalière, Arnaud Leveau, Asie21 Corée du Sud – Chine Pression rouge en mer Jaune, Philippe Deponcelle, Asie21 Taïwan Acte … Lire la suite
Taïwan – États-Unis – Chine : Éviter la provocation?
避免挑釁?
En prévision du projet de Stratégie de défense nationale1 (NDS) 2025 des États-Unis, qui doit être publié le 31 août 2025, la fondation Defense Priorities publie un rapport qui suggère un repositionnement stratégique avec un retrait de 22 000 militaires américains de la région Asie-Pacifique.
Taïwan – Chine – États-Unis : Acte IV scène 2 : quatre exercices militaires dans l’Indo-Pacifique. Dissuasion stratégique intense
Les exercices militaires (Resolute Power Pacific, exercice trilatéral États-Unis-Japon-Corée du Sud, Talisman Sabre) dans la région indo-pacifique ont pour objectif technique de développer l’interopérabilité entre les participants. L’exercice annuel Han Kuang 41 est purement taïwanais et a pour objectif d’entraîner les forces militaires de Taïwan, Kinmen, Penghu et Matsu. Sur le plan stratégique, ils envoient un message à la Chine : sa menace est prise en compte et certains se préparent à l’affronter.
Taïwan – États-Unis : Recours collectif contre TSMC aux États-Unis
La fonderie taïwanaise TSMC – montagne sacrée de Taïwan – fait face à une plainte de plus de 160 pages dénonçant discrimination raciale, marginalisation, dangers au travail et représailles, accusant l’entreprise d’ostraciser les employés américains et de les remplacer par des travailleurs étrangers, notamment taïwanais et chinois.