Depuis la rencontre à Gyeongju entre les présidents Trump et Lee, les choses évoluent et la Corée du Sud apparaît de plus en plus comme un allié majeur des États Unis face à la menace chinoise.
Depuis la rencontre à Gyeongju entre les présidents Trump et Lee, les choses évoluent et la Corée du Sud apparaît de plus en plus comme un allié majeur des États Unis face à la menace chinoise.
L’absence du ministre sud-coréen de la Défense au Dialogue de Shangri-La 2025 (30 mai – 1er juin) marque une rupture discrète mais notable dans la participation traditionnelle du pays à ce forum sur la sécurité en Asie. Depuis 2004, la Corée du Sud y participait au plus haut niveau. La Corée du Sud a été également absente des plans du secrétaire américain à la Défense concernant les entretiens bilatéraux, trilatéraux et multilatéraux en marge du forum annuel, Séoul ayant dépêché le vice-ministre à la politique de défense, Cho Chang-rae, au lieu du ministre de la Défense par intérim, Kim Sun-ho.
Face à la montée des tensions en Indo-Pacifique, le Japon a proposé aux États-Unis la création d’une « zone de défense unifiée » regroupant les forces américaines, japonaises, sud-coréennes, australiennes et philippines. Cette initiative, bien accueillie aux États-Unis, inquiète la Corée du Sud qui craint de voir son armée entraînée dans des conflits dépassant la péninsule coréenne, notamment en cas de crise autour de Taïwan. Cette tension illustre les fragilités persistantes dans la construction d’une véritable architecture de sécurité collective en Asie orientale.