La finalisation, fin décembre 2025, d’un accord d’armement de plusieurs milliards de dollars entre le Pakistan et l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar marque un double basculement : d’une part, l’entrée d’un acteur « du Sud » (Islamabad) sur un marché traditionnellement dominé par des fournisseurs russes, turcs ou émiratis, d’autre part l’ouverture d’une porte d’influence indirecte pour Pékin via un appareil co-développé sino-pakistanais, le chasseur JF-17 Thunder. Cette manœuvre illustre la capacité de certains acteurs à contourner les cadres restrictifs et constitue un défi de plus pour la crédibilité de l’embargo onusien sur les armes visant la Libye.