Les experts internationaux s’accordent : le Japon a les capacités techniques et les compétences pour produire un engin nucléaire sous trois ans. Ce qui n’était qu’une éventualité, a pris consistance lorsqu’un membre de l’entourage de Sanae Takaichi a émis le souhait que le Japon possède une force de dissuasion nucléaire. Une déclaration qui aurait dû faire scandale, car la quasi-totalité des États dans le monde ont signé le traité du TNP qui interdit l’émergence de nouveaux états nucléaires. Cependant, cette déclaration n’a pas suscité de réaction notable : en Europe, le silence, aux États-Unis, un détournement de regard, et seule la Chine a exprimé une condamnation opportuniste. Si la fabrication d’une bombe japonaise était confirmée – le débat est ouvert sur ce point – cela signifierait l’émergence d’une nouvelle puissance nucléaire, et par là- même une nouvelle mise à mal, sinon la mise aux oubliettes, du traité sur la non-prolifération nucléaire.