Chine – Pacifique : Tir chinois d’un missile Julang en zone Pacifique couverte par le traité de Rarotonga

Le 6 juillet 2026 à partir de la mer de Chine du Sud, la MAPL* a procédé au tir d’essai d’un missile balistique Julang, à tête inerte, dont la trajectoire s’est terminée à proximité des eaux archipélagiques de Tuvalu, en Pacifique sud. En réponse aux multiples protestations internationales la Chine justifie l’essai comme un acte de routine. À cet égard, s’il est légitime qu’un Etat puisse procéder à l’essai de ses missiles, la Chine a en l’occurrence commis deux fautes : elle a tiré dans une zone couverte par le traité de Rarotonga ; elle a appliqué de manière sélective la règle internationale d’information des Etats dont la sécurité serait susceptible d’être affectée par un tel tir.

On July 6, 2026, from the South China Sea, the PLA Navy conducted a test launch of a Julang ballistic missile with an inert warhead, whose trajectory ended near the archipelagic waters of Tuvalu in the South Pacific. In response to numerous international protests, China justified the test as a routine procedure. In this regard, while it is legitimate for a state to test its missiles, China committed two mistakes in this instance: it fired into an area covered by the Rarotonga Treaty; and it selectively applied the international rule requiring notification to states whose security might be affected by such a launch.

FAITS

Le 6 juillet 2026, à 12h01, heure de Pékin, la Chine a procédé au tir d’essai d’un missile balistique Julang*, 2 ou 31, à tête inerte, à partir de la version perfectionnée d’un SNLE Jin, depuis une position située en mer de Chine du Sud, à l’est de l’île de Hainan2. Selon les quelques informations disponibles mais relativement concordantes, l’engin est passé au-dessus des espaces aériens du nord des Philippines, des ZEE de Micronésie, de Nauru, de l’angle sud-ouest de Kiribati, couvrant une trajectoire de 7 300km, avant de tomber à proximité de la ZEE de Tuvalu3.

Pendant tout son parcours il a été observé par trois bâtiments spécialisés de suivis de trajectoire de missiles4 : les Yuanwang3, Yuanwang6 et Liaowang15.

Avant le lancement, les Chinois ont prévenu quelques nations du projet, dont les Philippines, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande6.

Le tir a suscité les réactions négatives de plusieurs pays, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis ainsi que tous les pays d’Océanie concernés par le passage au-dessus ou à proximité de leurs territoires sous droits souverains7. [•••]

Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 207/2026-07 sommaire

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